[En images] Orly, Châteauroux, Teruel… Ces aéroports européens transformés en parkings pour avions

Où les compagnies aériennes ont-elles stocké les milliers d'avions cloués au sol pendant la pandémie de Covid-19 ? Réponse en chiffres et en images.

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[En images] Orly, Châteauroux, Teruel… Ces aéroports européens transformés en parkings pour avions
Les A380 au stockage sur l'un des taxiways de l'aéroport de Châteauroux. Crédit photos : Aéroport Marcel Dassault - Châteauroux - Jonathan Zaninger.

Le transport aérien de passagers est à l’arrêt quasi-total depuis la mi-mars. Selon le syndicat ACI qui rassemble les aéroports du monde entier, le trafic a chuté de 98% en mai 2020 comparé au même mois un an plus tôt. Seuls 4,3 millions de passagers ont pris l’avion en mai 2020, contre 216,8 millions l’année précédente !

Toutes les compagnies aériennes ont donc mis leur flotte à l’arrêt, bien que certaines aient réaménagé leurs cabines passagers pour transporter du fret, ou maintenu quelques avions en vol pour rapatrier des voyageurs bloqués à l’étranger.

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Avec la réouverture progressive des frontières, le secteur redémarre. Au 16 juin, selon les données du cabinet Cirium, 51% des avions ont repris du service, mais plus de 12 700 restent parqués, en attente de la reprise d’activité. Au plus fort de la crise, mi-avril, 64% des 26 000 appareils étaient en hibernation forcée.

Orly et Roissy en sommeil, comme les grands hubs européens

En Europe, fin mars, 2 800 appareils étaient parqués dans plus de 200 aéroports européens.

La plupart des compagnies aériennes européennes disposent d’un hub principal, et de bases annexes où elles ont stocké leurs appareils. L'allemande Lufthansa utilise des pistes dans les aéroports de Francfort et Munich, mais aussi Berlin. L'autrichienne Austrian Airlines stocke 64 appareils dans sa base de Vienne, la néerlandaise KLM en fait de même à Schipol, près d’Amsterdam,

La compagnie britannique low-cost Easyjet a réparti ses 344 appareils entre 30 aéroports. Swiss a loué de l'espace sur l'aéroport militaire de Dubendorf près de Zurich, en Suisse.

Près de 200 appareils sont immobilisés dans les deux aéroports parisiens, principalement des appareils d’Air France. Cinq A380 sont par exemple parqués à Roissy (Val-d'Oise), et ne redécolleront plus pour des vols commerciaux, puisque la compagnie aérienne les a mis en retraite anticipée. La compagnie française a aussi stationné des appareils dans sa base de maintenance à Toulouse-Blagnac (Haute-Garonne). L'aéroport d'Orly (Val-de-Marne) doit rouvrir ses portes aux passagers le 26 juin.

Châteauroux accueille les A380 de British Airways

Si British Airways stocke la plupart de ses appareils à Bornemouth, au Royaume-Uni, la compagnie britannique a choisi un site français pour entreposer ses Airbus A380. C’est l’aéroport Marcel-Dassault de Châteauroux (Indre) qui a été sélectionné en mars. Sa position centrale et sa très longue piste en font une destination idéale pour ce type d’opération.

Tarbes et Vatry en France, Teruel en Espagne… les hubs de Tarmac Aerosave

Les aéroports de Teruel (Espagne) et Tarbes (France) - images satellites ESA - Copernicus Sentinel-2

L’un des spécialistes européens de la maintenance, du stockage, voire du démantèlement d’avions est le français Tarmac Aerosave. Ses différentes bases industrielles accueillent donc logiquement des dizaines d’appareils, à Vatry (Marne) et Tarbes (Hautes-Pyrénées) en France, et Teruel, dans l’Aragon, de l’autre côté des Pyrénées. Ce site situé dans le désert rappelle les grands terrains de stockage américains (à Roswell et Tucson notamment) et australiens.

Toujours en Espagne, l’aéroport madrilène de Barajas accueille plusieurs centaines d’appareils, ce qui en fait le principal site de stockage en Europe, selon Cirium.

Un coût énorme pour les compagnies

Mettre un avion à l'arrêt est une opération complexe et coûteuse. La mise en stationnement d'un appareil nécessite 150 heures de travail environ, puis 20 heures de maintenance par semaine d'immobilisation. L'occupation de "places de parking"' est facturée aux compagnies, avec des prix variant selon les aéroports. Les redevances de stationnement des avions représentent moins de 2 % des recettes des aéroports lors d'une année normale.

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