[En images] Les huit chiffres clés du méga projet gazier Yamal LNG si important pour Total

Vladimir Poutine a inauguré le 8 décembre le site gazier Yamal en Sibérie arctique, qui doit produire jusqu’à 16,5 millions de tonnes de GNL par an. Le projet russe est financé pour moitié par le français Total et les chinois CNPC et Silk Road Fund.

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[En images] Les huit chiffres clés du méga projet gazier Yamal LNG si important pour Total

La première cargaison de gaz naturel liquéfiée GNL) issue du site Yamal LNG a quitté le port de Sabetta, en Arctique russe, le 8 décembre à bord du méthanier brise-glace Christophe de Margerie. Ce projet XXL, exécuté dans des conditions extrêmes dans les temps et dans le budget malgré des sanctions américaines, permettra à la Russie d’exporter jusqu’à 16,5 millions de tonnes de GNL par an, par bateau en direction de l’Europe (46 %) et de l’Asie (54 %). Résumé du projet en huit chiffres clé et dix images.

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27 milliards de dollars

27 milliards équivalent dollars, c’est le montant du total du projet Yamal LNG. Il a été financé à 50,1 % par la société russe Novatek, à 20 % par Total, à 20 % par le Chinois CNPC et à 9,9 % par Silk Road Fund, un autre chinois. Un financement innovant en euros, roubles et yuans a dû être mis en place en 2014 suite aux sanctions américaines qui interdisaient à Novatek le recours au dollar et à l’aide des banques européennes.

4,6 milliards de barils équivalents pétroles

Le site de Yamal LNG a été conçu pour exploiter les 4,6 milliards de barils équivalents pétrole de réserve gazière dans le Nord de la Russie. 208 puits doivent être forés. Le site a une licence d’exploitation jusqu’en 2045.

16,5 millions de tonnes

À pleine capacité, Yamal LNG produira 16,5 tonnes de GNL par an, ce qui représentera plus de 15 % du marché mondial, selon Leonid Mickelson, le président du conseil de direction de Novatek. Yamal LNG comprendra trois trains de liquéfaction d’une capacité de 5,5 millions de tonnes. Seul le premier est en service. Les deuxième et troisième trains démarreront respectivement en 2018 et 2019.

30 % pour Total

C’est la part du projet que détient Total, via une participation directe de 20 % et les 18,9 % du capital de Novatek qu’il détient déjà. Total a acheté 4 millions de tonnes de GNL Yamal par an pour son portefeuille. La production est d’ores et déjà commercialisée dans le cadre de contrats à long terme, indexés essentiellement sur le prix du pétrole. L’acquisition du business amont GNL d’Engie (dont la finalisation est prévue à l’été 2018) va permettre à total de gérer un volume de GNL de près de 40 millions de tonnes dès 2020, soit 10 % du marché mondial.

15 méthaniers brise-glace

15 méthaniers brise-glace d’une capacité de 170 000 m2 chacun seront mis en service d’ici à 2019. Ils permettront de livrer le GNL en Europe (43 %) et en Asie (54 %). La première cargaison est partie en direction de l’Asie par la route du Nord-Est (15 jours par le détroit de Béring), le 8 décembre 2017 au bord du Christophe de Margerie, bateau russe baptisé ainsi à Saint-Pétersbourg le 7 juin 2017 par Vladimir Poutine en l’honneur du PDG de Total décédé dans un accident d’avion en Russie en 2014, à l’origine de l’engagement de Total dans ce projet, lancé en 2013.

-50 °C

La péninsule de Yamal dispose de ressources considérables de gaz, mais est située dans une région désertique à 600 km au nord du cercle polaire et à 2500 km de Moscou. La région est gelée 7 à 9 mois par an avec des températures descendant jusqu’à -50 °C.

80 000 pilotis

Pour stabiliser le site, 8 000 pilotis ont été enfoncés dans un sol gelé jusqu’à 20 mètres de profondeur. Il a fallu créer un aéroport avec une piste de 2 700 mètres, un port méthanier avec deux quais de chargement et toutes les installations industrielles de liquéfaction et de stockages de Yamal LNG. Pour fabriquer l'usine, 142 modules préfabriqués ont été acheminés de 10 chantiers navals en Asie.

30000 personnes

Plus de 30 000 personnes ont travaillé sur ce chantier de l’extrême.

Aurélie Barbaux Grand reporter Énergie & industrie durable
Aurélie Barbaux

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