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[En images] La fabrication de l'Intercités nouvelle génération par Bombardier à Crespin

Olivier Cognasse , ,

Publié le

Bombardier commence à produire l’Omneo Premium qui roulera à partir de 2020 vers Le Havre et Cherbourg. Une aubaine pour le site de Crespin. Visite en images.

[En images] La fabrication de l'Intercités nouvelle génération par Bombardier à Crespin
Bombardier commence à produire l’Omneo Premium qui roulera à partir de 2020 vers Le Havre et Cherbourg.

Sur le site de Crespin, non loin de Valenciennes (Nord), se trouve le plus grand site ferroviaire français avec ses 2 000 salariés. Sur une voie de l’usine Bombardier, se trouve la rame d’essai du futur Omneo Premium, dont la Normandie a commandé 40 unités pour circuler à partir de janvier 2020 sur les lignes Paris-Caen-Cherbourg et Paris-Rouen-Le Havre. La rame partira ensuite pour la République tchèque et l’anneau d’essai pour la grande vitesse de Velim, où sont assurés les tests jusqu’en février 2019.

Tout a démarré le 25 avril 2016 quand le président de la région Normandie, Hervé Morin, a signé avec le Premier ministre de l’époque, Manuel Valls, une convention de transfert des cinq lignes Intercités à partir du 1er janvier 2020. Avec une vitesse de pointe de 200 kilomètres heure, l’Omneo Premium allie confort – avec les sièges de l’équipementier Compin –, silence, équipements, accessibilité, espace vélos… Mais aussi un espace trop étroit pour les bagages à main, situé au-dessus des sièges. Ces rames longues de 135 mètres offrent 427 places assises et 78 strapontins.

135 km de câbles par rame

L’usine de Crespin assure la fabrication et l’assemblage de ce train qui reprend la plate-forme Omneo des trains à deux étages Regio 2N (Transilien et TER), à l’exception des sous-ensembles des chaudrons qui arrivent par camions depuis un site de production tchèque.

Toutes les pièces sont réceptionnées dans le magasin où les chariots élévateurs assurent un ballet pour transporter les éléments dans l’usine. La première opération consiste à souder les différentes pièces pour fabriquer le chaudron, puis à vérifier sa conformité, avant de lui faire subir "un cordon de soudures pour le rigidifier", explique Jean-François Deneuville, chef de projet Omneo, et d’y ajouter différents éléments fournis par les sous-traitants (toiture, châssis…).

Un cordon de soudure permet de rigidifier le chaudron. Photo S. Dhote / Bombardier

La structure de la future rame passe ensuite en cabine de dressage pour obtenir des parois absolument lisses. D’autres soudures plus fines sont réalisées par les spécialistes en chaudronnerie.

Le chaudron après son passage en cabine de dressage - photo S. Dhote / Bombardier

Les rames encore totalement nues rejoignent un atelier peinture, puis celui de l’habillage avec un transbordeur. Là sont installées les baies électriques. "Quelque 135 km de câbles pour une rame de 135 mètres", précise Jean-François Deneuville. Un conteneur livre dans l’ordre d’installation les sièges depuis un magasin avancé. Certains équipementiers sont installés sur le site. Le convertisseur de traction placé dans un coffre rejoint le toit. L’étanchéité est alors testée, tout comme le fonctionnement électrique…

Des techniciens assurent des vérifications sur une rame Omneo - photo S. Dhote / Bombardier

Outre la Normandie, Bombardier a enregistré la commande de 32 rames de la région Centre-Val de Loire et de 19 trains pour le compte de la région Hauts-de-France. L’usine française est à pleine charge pour quelques années avec la méga commande du RER NG, des nouvelles demandes de Francilien et de Regio 2N. Ensuite, il faudra engranger d’autres contrats pour éviter des creux de production à partir de 2023. Laurent Bouyer, le président de Bombardier France, compte sur deux appels d’offres d’une valeur d’environ 2 milliards d’euros chacun : la commande de 410 rames MF 19 pour le métro sur rail à Paris et le renouvellement du RER B.

Le site de Crespin peut être serein quant à son avenir avec la nouvelle organisation du groupe. Bombardier l’a désigné comme l’un des trois sites leaders en Europe rassemblant toutes les compétences – au contraire des sites satellites qui sont amputés d’une partie de leurs prérogatives et qui pourraient, à terme, ne pas survivre. Mais il lui faudra chercher des marchés hors de France.

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