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L'Usine Aéro

La FAA impose des inspections sur les moteurs CFM-56 après une avarie sur un Boeing 737-700

Simon Chodorge , , ,

Publié le , mis à jour le 20/04/2018 À 07H24

Vidéo Le régulateur aérien américain va imposer des inspections sur les moteurs CFM 56-7B de la coentreprise de General Electric et Safran. Cette décision fait suite à un incident en vol impressionnant survenu sur un Boeing 737-700 le 17 avril aux Etats-Unis. Une défaillance aurait entraîné le détachement de plusieurs parties du moteur, brisant au passage un hublot. Une personne est décédée et sept passagers ont été blessés.

La FAA impose des inspections sur les moteurs CFM-56 après une avarie sur un Boeing 737-700
Des parties du moteur gauche du Boeing 737-700 se seraient détachées en plein vol.
© NTSB / YouTube

La Federal Aviation Administration (FAA) américaine a annoncé le mercredi 19 avril qu'elle publierait d'ici deux semaines une directive pour accélérer les inspections des moteurs CFM 56-7B de la coentreprise de General Electric et Safran. Cette décision fait suite à l'accident mortel qui s'est déroulé le mardi 17 avril sur un appareil Boeing 737-700 de la compagnie Southwest. Dans un communiqué, la FAA précise qu'une inspection par ultra-sons serait imposée aux lames de ventilateur des moteurs après un certain nombre de décollages et d'atterrissages. Les lames cédant au test devront être remplacées.

Un incident en vol a fait un mort et sept blessés le 17 avril dans un Boeing 737-700 opéré par la compagnie aérienne américaine Southwest. L’avion devait relier New York à Dallas dans le Texas. 144 passagers et cinq membres d’équipage étaient à bord.

Peu de temps après son décollage, l’appareil a subi une défaillance impressionnante. Des parties du moteur gauche se seraient détachées selon le National Transportation Safety Board (NTSB), l’organisme fédéral américain qui gère la sécurité dans les transports.  L'avion a dû se poser en urgence à Philadelphie. Une première inspection sur le tarmac a permis de constater l'absence d'une lame du ventilateur du moteur. Celle-ci se serait rompue à cause de l'usure du métal.

Le moteur CFM-56 7B de la coentreprise de General Electric et Safran a été mis en service en 1997 et équipe ou a équipé 6700 appareils, cumulant 350 millions d'heures de vol, rappelle son constructeur dans un communiqué. CFM dit apporter son soutien aux équipes du NTSB et de Southwest dans l'enquête qui a débuté.

Un moteur détruit en plein vol

Lors de l'incident, les morceaux de moteur auraient endommagé le fuselage et un hublot de l’appareil. Une vidéo du NTSB montre l'état du moteur après l'atterrissage (voir ci-dessous).

Plusieurs passagers ayant accès au wifi à bord ont posté des images de l’incident sur les réseaux sociaux. Celles-ci montrent en effet un hublot brisé. Selon plusieurs témoignages, une femme aurait été partiellement happée hors de l’avion et aurait due être retenue par d’autres voyageurs. Les images montrent également les passagers enfiler les masques à oxygène tandis que l’avion affronte de fortes turbulences. La femme située près du hublot brisé aurait succombé à une crise cardiaque.

problèmes en série sur les moteurs des appareils Boeing

En août 2016, un Boeing 737 de Southwest subissait déjà une défaillance de moteur et avait dû atterrir en urgence. Il n’est pas encore certain que les deux incidents soient liés. Le dernier accident mortel sur un vol commercial aux Etats-Unis remonte à février 2009 lorsque le crash d’un appareil Bombardier de Colgan Air a fait 49 morts.

Cet incident s’ajoute à une série de problèmes sur les moteurs des appareils Boeing. Le mardi 17 avril, la FAA a annoncé l’interdiction aux Boeing 787 équipés de moteurs Rolls-Royce Trent 1000 de s’éloigner de plus de 140 minutes d’un aéroport. Une mesure qui restreint considérablement l’utilisation de ces appareils et qui concernerait 168 appareils, soit un quart de la flotte mondiale de 787.

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