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L'Usine Aéro

[En images] Il y a 50 ans, Apollo 10 ouvrait la voie pour le premier pas sur la Lune

Simon Chodorge , , ,

Publié le

Images Moins connue mais indispensable aux premiers pas de Neil Armstrong sur la Lune, la mission Apollo 10 de la NASA décollait il y a 50 ans, le 18 mai 1969. Retour en images sur cette expédition pionnière qui a frôlé notre satellite.

[En images] Il y a 50 ans, Apollo 10 ouvrait la voie pour le premier pas sur la Lune
Le module de commande "Charlie Brown" de la mission Apollo 10 de la NASA.
© NASA

C’était la “répétition générale” avant le premier pas sur la Lune. Il y a cinquante ans, dimanche 18 mai 1969, Apollo 10 partait pour l’espace. Une mission essentielle au succès d’Apollo 11 et au célèbre alunissage. Quelques semaines seulement avant cet événement, les astronautes de la NASA ont décollé pour reproduire toutes les étapes du voyage vers la Lune à une exception près. Ils n’atterrissent pas sur notre satellite et n’ont pas le privilège de marcher dessus.

(Le centre de contrôle de la mission Apollo 10. Crédit : NASA)

L’expédition peut tout de même rentrer dans l’histoire : Apollo 10 est le module spatial qui s’est le plus approché de la Lune à son époque. Apollo 10 a aussi été la première mission à embarquer une caméra en couleur. De quoi permettre des transmissions en direct pour la télévision.

Un équipage de trois personnes

Trois astronautes américains partent pour une mission de huit jours : le commandant Thomas P. Stafford, le seul encore en vie ; le pilote du CSM John W. Young (1930-2018) qui prend sa “revanche” en 1972 en marchant sur la Lune (Apollo 16) ; le pilote du LM Eugene A. Cernan (1934-2017) qui a également l’opportunité de fouler le sol lunaire en 1972 avec la mission Apollo 17.

(Les astronautes d'Apollo 10 posent devant Saturn V au Kennedy Space Center : Eugene A. Cernan, John W. Young, Thomas P. Stafford. Crédit : NASA)

Le 18 mai, à 16h49, l’immense fusée Saturn V décolle du du Kennedy Space Center à Cape Canaveral en Floride (États-Unis). Elle embarque un module de commande et de service (CSM) surnommé et un module lunaire (LM). Les deux engins sont surnommés Charlie Brown et Snoopy.

(La fusée Saturn V au lancement. Crédit : NASA)

Des repérages précieux pour Apollo 11

Après 76 heures de vol, les choses sérieuses commencent jeudi 22 mai. Le CSM s’insère en orbite lunaire avant la séparation du module Snoopy. Le LM sera détaché pendant huit heures du CSM où reste le pilote John W. Young. À bord du module lunaire, les deux autres astronautes parviennent à s’approcher à 14,4 kilomètres de la surface du satellite. C’est à cette altitude que les astronautes doivent théoriquement rallumer les moteurs pour l'alunissage. Cette étape sera réservée à leurs successeurs d’Apollo 11.

Au-dessus de la surface lunaire, les deux astronautes réalisent des repérages précieux pour Neil Armstrong et ses collègues. Ils observent la force d’attraction de la Lune, la Mer de la Tranquillité et le site d’atterrissage potentiel pour le module lunaire d’Apollo 11. Ils en profitent également pour réaliser des photographies de la surface du satellite.

(La Terre et son satellite pris en photo depuis le module lunaire. Crédit : NASA)

Une fois ces objectifs remplis, Thomas P. Stafford et Eugene A. Cernan larguent l’étage de descente du LM. Ils allument le moteur d’ascension et peuvent rejoindre le CSM. La dernière partie du module lunaire sera ensuite abandonnée dans l'espace. Depuis "Snoopy" fait l'objet de nombreux fantasmes : c'est le seul module lunaire du programme Apollo qui n'ait pas été détruit en s'écrasant sur la Lune ou en se désintégrant dans l'atmosphère terrestre. Certains astronomes ont l'espoir de retrouver un jour la trace de la capsule.

(Le module lunaire Snoopy vu depuis le module CSM. Crédit : NASA)

“Ne donnez pas à ces gars l'opportunité d’alunir”

L’une des seules différences entre les modules lunaires d’Apollo 10 et Apollo 11 : le niveau de carburant. Le LM d’Apollo 10 était donc plus léger d’environ une tonne. Des années plus tard, Eugene A. Cernan a fait là-dessus une révélation amusante. En 2010, dans le livre Rocket Men: The Epic Story of the First Men on the Moon il explique à l’historien Craig Nelson : “Beaucoup de personnes ont anticipé le genre d’hommes que nous étions : ‘Ne donnez pas à ces gars une opportunité d'alunir, parce qu’ils pourraient bien le faire !’ Donc le module d’ascension, la partie avec laquelle nous décollons de la surface lunaire, avait moins de carburant. Les réservoirs n’étaient pas remplis. Donc même si nous avions en effet tenté d’atterrir sur la Lune, nous n’aurions pas pu repartir.”

Amerrissage dans l’Océan Pacifique

Lundi 26 mai 1969, c’est l’heure de dire au revoir aux étoiles. Le module de commande se sépare du module de service pour entamer son retour vers la Terre. La caspule des astronautes se pose avec succès dans l’Océan Pacifique à 16h52, à 740 kilomètres des îles Samoa américaines.

(L'hélicoptère Sea King de l'US Navy s'apprête à récupérer les trois astronautes. Crédit : NASA)

Les trois astronautes et la capsule sont ensuite repêchées par le porte-avions américain USS Princeton. Après le succès de la mission, la NASA compte les jours avant le lancement d’Apollo 11 : il en reste 51.

(Le module de commande d'Apollo 10 est aujourd'hui exposé au Science Museum de Londres au Royaume-Uni. Crédit : Oxyman / CC BY 2.5)

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