Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine Aéro

[En images] Electron, la mini fusée de Rocket Lab, a décollé

Rémi Amalvy , , ,

Publié le

Vidéo [ACTUALISE] Le 11 novembre, le constructeur spatial Rocket Lab a envoyé avec succès sa mini fusée Electron dans l'espace.En mettant en orbite six petits satellites, elle devient la première société opérationnelle dans le secteur des petits lanceurs.

[En images] Electron, la mini fusée de Rocket Lab, a décollé
Lancement d'Electron prévu entre le 11 et le 19 novembre
© Kieran Fanning

C’est un autre chapitre du "New Space", l’industrie spatiale privée, qui s'ouvre. Le 11 novembre, Rocket Lab a mené à bien l'opération "It’s business time", la mise en orbite de petits satellites grâce à Electron, sa mini-fusée de 17 mètres de hauteur et 1,20 mètre de diamètre. Equipée d’un moteur imprimé en 3D et entièrement fabriquée en composite de carbone, elle peut transporter entre 150  et 225 kg de charge utile.

Six appareils commerciaux et de recherche (on compte parmi les partenaires le concepteur Spire Global et le programme éducatif STEM) ont été placés à une orbite terrestre basse de 210 sur 500 km à 85 degrés, avant de devenir circulaire à 500 km sur 500 km grâce au moteur-fusée à propergol liquide Curie de Rocket Lab. Le lanceur a décollé à 16h50 heure locale (2h50 heure française) le 11 novembre.

La première société opérationnelle sur le marché des petits lanceurs

Bien qu’il s’agisse d’une société américaine, le constructeur est d’origine néo-zélandaise et conserve son site de conception ainsi que sa base de lancement sur l’archipel. Reporté en juin suite à des problèmes de moteurs, le lancement se fera depuis celle-ci, située sur la péninsule de Mahia. Une zone où, généralement, les avions sont assez rares.

Fondée en 2006, Rocket Lab a effectué le 25 mai 2017 le premier lancement de sa fusée Electron à une altitude de 250 km. Baptisée "It’s a Test", l’opération a été renouvelée avec succès le 21 janvier 2018 ("Still Testing"), permettant cette fois une première mise en orbite. Si tout se passe comme prévu, la société aérospatiale deviendra la première à être opérationnelle sur le marché des petits lanceurs.

Ce secteur attire de plus en plus d’entreprises (Vector, Virgin Orbit, Stratolaunch, Gilmour…) voulant se faire une place entre les géants SpaceX ou Arianespace, qui s'accaparent en priorité les satellites chers et volumineux et dont les délais d’attente avant une mise en orbite se situent généralement entre 18 et 24 mois.

Délai réduit à six mois

Avec une petite fusée comme Electron, ce délai devrait être réduit à six mois. En contrepartie, la charge transportée sera nettement moins importante (pour rappel, entre 150 et 225 kg, contre 23 tonnes pour la Falcon 9 de SpaceX), et les coûts bien plus élevés (40 000 dollars/kg contre 3 000 chez SpaceX).

Mais la clientèle ciblée (la NASA, Spaceflight, Planet, Spire Global et Moon Express ont déjà signé) n’en reste pas moins très intéressée par ce service plus flexible, qui devrait lui permettre de mettre rapidement en orbite ses satellites.

Retrouvez ci-dessous les vidéos des lancements "It’s a Test" et "Still Testing"

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Nous suivre

 
 

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle