[En images] Cet outil des agences spatiales américaine, européenne et japonaise permet d'observer l'évolution des effets du confinement sur la planète

Combinant leurs forces, les agences spatiales européenne (Esa), américaine (Nasa) et japonaise (Jaxa) ont présenté le 25 juin un nouvel outil ouvert au public. Cette plate-forme en ligne permet d'observer l'impact du confinement mondial sur la planète, mois après mois.

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[En images] Cet outil des agences spatiales américaine, européenne et japonaise permet d'observer l'évolution des effets du confinement sur la planète
Des images des lumières nocturnes de la baie de San Francisco, pendant le confinement.

Il est désormais possible d'observer les effets planétaire de la pandémie de Covid-19 depuis l'espace. Jeudi 25 juin, les agences spatiales américaine (Nasa), européenne (Esa) et japonaise (Jaxa), ont annoncé le lancement d'un nouvel outil, combinant une multitudes de données provenant de différents satellites en orbite autour de la terre. Baptisé "Covid-19 Earth Observation Dashboard", le dispositif a été déployé en tant que plate-forme en ligne, accessible au public via ce lien.

Analysées et interprétées, les données satellitaires, qui proviennent des trois agences, permettent à l'utilisateur de suivre les évolutions mensuelles de la qualité de l'air, de l'eau, du changement climatique, de l'activité économique et de l'agriculture. De quoi observer facilement l'impact de la pandémie et du confinement sur les différentes régions du monde.

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"Un nouvel outil analytique puissant"

"Au début du mois, l'Esa et la Commission européene ont créé l'initiative 'Action rapide contre le coronavirus grâce à l'observation de la Terre', qui a permis de récupérer des informations liées au Covid-19, transmises par le satellite Copernicus Sentinel", explique Josef Aschbacher, directeur du service d'observation de la Terre de l'Esa. L'initiative commune avec la Nasa et la Jaxa a permis de concentrer ces données, avec celles des deux autres agences.

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"La Nasa, l'Esa et la Jaxa développent des instruments spatiaux avancés d'observation de la Terre, utilisés chaque jour pour améliorer nos connaissances de notre planète", ajoute Thomas Zurbuchen, administrateur adjoint des missions scientifiques de la Nasa. "Lorsque nous avons commencé à distinguer, depuis l'espace, l'impact de la pandémie sur la planète, nous avons su que si nous combinions nos ressources, nous pourrions apporter un nouvel outil analytique puissant pour faire face à cette crise à l'évolution rapide".

Chute des émissions de dioxyde d'azote à Paris

L'amélioration de la qualité de l'air, liée au confinement et à la baisse de l'activité humaine, a été l'un des premiers facteurs observés. Le dioxyde d'azote, produit par les pots d'échappement des voitures et les sites industriels, a vu ses émissions chuter à partir de mars. En France, la baisse a atteint les 54 % entre le 13 mars et le 13 avril. La plate-forme en ligne permet de voir l'évolution de ces émissions dans différentes métropoles mondiales, comme Los Angeles, Tokyo, Pékin ou encore Madrid.

L'outil propose aussi d'observer les émissions mondiales de CO2 et leur importante réduction durant le confinement. S'il n'affiche rien, pour l'instant, à propos de Paris (Ile-de-France), le tableau de bord rend public les données d'autres plusieurs grandes villes, comme New York, San Francisco et Delhi. Il est également possible de s'intéresser aux variations de la qualité de l'eau de zones comme le détroit de Long Island, près de New York, la mer Adriatique et la baie de Tokyo.

Un outil voué à évoluer

En plus des informations liées à l'environnement, la plate-forme fournit divers éléments, comme l'évolution de l'activité portuaire, des aéroports, de la productions de matériaux et même des émissions de lumière artificielle durant la nuit. Des données à observer, notamment dans la zone du port de Dunkerque (Nord).

En plus de Copernicus de l'Esa, le tableau de bord en ligne agrège les données des satellites Aura et OCO-2 de la Nasa, GOSAT et ALOS-2 de la Jaxa ainsi que les cartes dressées grâce au satellite américain Suomi NPP. La version actuelle ne sera pas la finale. Les agences le promettent, de nombreux autres éléments viendront enrichir le programme au cours des prochains mois.

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