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L'Usine Aéro

[En images] Au cœur d’un atelier de production de cerfs-volants

Sybille Aoudjhane , , , ,

Publié le

Reportage Le Festival international de cerf-volant de Dieppe (Seine-Maritime) débute ce samedi 8 septembre. Des délégations du monde entier y participent. Plongée dans l'atelier d'un des rares constructeurs de cerfs-volants de France. 

[En images] Au cœur d’un atelier de production de cerfs-volants
Stéphane Dolé travaille sur son modèle Flamingo dans l'atelier de son entreprise Drôle d'oiseau à Aubin-sur-Scie (Seine-Maritime).
© Sybille Aoudjhane

Rouleaux de polyester de toutes les couleurs au mur, patrons de couture cloués sur celui d’en face, machine à coudre près du plan de travail... Ce que Stéphane Dolé s’apprête à réaliser, ce ne sont pas des vêtements mais des cerfs-volants. Le cerf-voliste et entrepreneur a créé sa marque Drôle d’oiseau il y a plus de dix ans.

Pour lui, la cadence est rythmée : il doit terminer les commandes passées à l'occasion du Festival international de cerf-volant de Dieppe (Seine-Maritime). Il fabrique de ses mains 150 cerfs-volants durant les mois les plus chargés.

Bon nombre de patrons et ciseaux sont rangés dans l'atelier. 

Tous les deux ans, ce festival habille le ciel de la ville de Dieppe. Du 8 au 16 septembre 2018, plus de trente délégations étrangères se retrouveront dans cette ville de Normandie pour des compétitions, spectacles, parades,... Si le festival est le plus grand rendez-vous cerfvolistique, avec 700 000 à un million de spectateurs, le monde des cerf-volistes français est un petit microcosme. Les productions sont encore artisanales. Parmi les trois fabricants de l'Hexagone, Stéphane Dolé a installé son entreprise à quelques kilomètres du Mondial et fait partie des organisateurs.

Une fine expertise 

Sur un grand plan de travail en verre, il enchaîne la production de modèles "Piaf", comme il les a nommés. Des modèles "premier prix", moins complexes que d’autres, toujours affublés de noms d’oiseaux. Falcon, Flamingo, Phénix, Sterne, ... Outre les cerfs-volants d’initiation, Stéphane Dolé fabrique des cerfs-volants acrobatiques pour la compétition.

Le modèle "Piaf" est en cours de montage sur le poste de travail.

Le constructeur est fier du modèle Flamingo. "Nous avons mis deux ans pour la mise au point des prototypes". Il grimpe sur la table en verre pour attraper un modèle rangé dans le faux-plafond. "Il me faut à peu près une demi-journée pour en réaliser", explique-t-il. "J'utilise de la voile de bateau pour la matière, du Mylar pour les renforts, des barres de carbone empruntées à l’archerie pour la structure, ... Presque tout est emprunté à d’autres sports!", précise-t-il. Fabriquer un cerf-volant semble simple pour Stéphane Dolé : "le tissu est découpé selon le gabarit, cousu puis monté".

Mais dans les détails, l’expertise du fabricant est fine. Le tissu est plus précisément celui d’un spinnaker commandé au japon, les baguettes de carbone viennent des Etats-Unis, certains joints sont conçus sur mesure spécifiquement pour Drôle d’Oiseau, les coutures sont réalisées en zigzag trois points principalement, le bord d’attaque est arrondi de quelques centimètres, un poids peut être rajouté à la quille pour plus de stabilité,... Un Flamingo est ainsi vendu 319 euros aux particuliers ou à une dizaine de revendeurs en France et en Europe.

Stéphane Dolé sait de quoi il parle. Il a terminé deuxième au championnat de France, quatrième au niveau européen,... Le cerf-voliste pratique le sport depuis vingt-six ans et a décidé en 2005 de créer son entreprise. Il n'a pas eu de difficultés à avoir des clients. "J’ai reçu des commandes très rapidement, mais c’est un marché assez saisonnier alors je me suis aussi diversifié dans l’impression sur textile ou autres supports". Sur des mugs, pins, autocollants,... Stéphane Dolé a aussi investi dans une imprimante 3D avec laquelle il réalise des bijoux, vases et goodies. Une seconde activité qui lui fournit près de 50 % de son chiffre d’affaires de près de 30 000 euros par an. Mais si le cerf-voliste s’est diversifié, il parle avec plus de passion de ses oiseaux volants. 

 

 

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