Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

[En images] Après les déboires d’Autolib’ et Vélib’, Paris électrise les nouvelles mobilités partagées

Olivier Cognasse ,

Publié le

Reportage La Mairie de Paris a réuni, ce 19 juillet, les futurs acteurs de la mobilité partagée qui vont envahir les rues de Paris. L’occasion de voir les différentes solutions. Mais pour les voitures, elles ne font pas oublier le service Autolib’.

[En images] Après les déboires d’Autolib’ et Vélib’, Paris électrise les nouvelles mobilités partagées
Vélib' vs free-floating
© Olivier Cognasse

A Paris, la mobilité partagée se gare derrière l’Hôtel de ville, place de l’église Saint-Gervais (4ème arrondissement) plus exactement. La mairie était représentée par Christophe Najdovski (Europe Ecologie les Verts), adjoint chargé des transports, de la voirie, des déplacements et de l’espace public. Interrogé par l’Usine Nouvelle, l’élu est revenu sur les nouvelles solutions sélectionnées par la Mairie. Il a promis l’arrivée des premiers acteurs pour remplacer Autolib’ dont le service s’arrête le 31 juillet prochain.

"Dès septembre, le service proposé par Renault commencera à être opérationnel et la solution de PSA est prévue pour l’automne, prévient Christophe Najdovski. Tous ces services seront en free floating, sans borne et sans station." Et quand on lui rappelle que l’avantage essentiel d’Autolib’ est la possibilité de réserver sa place de stationnement et donc de ne pas tourner une demi-heure pour se garer, il répond que "la réforme du stationnement à Paris produit ses effets. Il y a davantage de contrôles de la part de la Préfecture de police et davantage de places libres (12%)".


Sans parler d’applications prédictives qui permettent d’optimiser son stationnement.  Des explications à moitié convaincantes qui ne feront sans doute pas oublier aux abonnés d’Autolib’ la réservation d’une place de stationnement…

Chez Free2Move, la solution d’auto-partage développée par le groupe PSA, on se donne comme objectif de déployer une flotte de 500 véhicules au cours du dernier trimestre. "Nous comptons sur la possibilité de réserver des places d’Autolib’, indique Olivier Guasch, responsable du déploiement de l’auto-partage chez Free2Move. Nous avons déjà 600 véhicules à Madrid et cela fonctionne très bien. A Paris, nous avons aujourd’hui l’autorisation pour circuler dans la capitale et dans un second temps nous irons voir les mairies voisines."

Auto-partage low-cost

Un autre service, actuellement en test, sera lancé en septembre prochain : le VTC électrique au prix d’une course partagée. La start-up s’appelle Marcel et appartient au groupe Renault.

Enfin, Totem Mobi propose de l’autopartage "low cost" mais avec des Twizy. A Marseille, ce service qui réduit les problèmes de stationnement avec un véhicule plus proche du scooter avec un habitacle que de l’automobile, 170 véhicules fonctionnent actuellement avec succès. 350 locations par jour." Nous n’avions pas prévu d’aller aussi vite, se réjouit Cyrille Estrade, directeur général et cofondateur de la start-up avec Emmanuelle Champaud. Nous proposons une location à trois euros les 25 minutes sans abonnement et si l’utilisateur trouve lui-même une borne de recharge pour le stationnement, il paie encore moins cher." Comment fonctionner avec des prix aussi bas ? "Nous avons un point bas quatre fois plus bas que celui d’Autolib’ à 450 euros par mois par véhicule."


Parmi les nouvelles mobilités, figure également le scooter électrique en autopartage. Le premier d’entre eux, Cityscoot – un autre opérateur arrive, l’allemand Coup – est présent depuis deux ans à Paris. "Nous enregistrons déjà 85 000 utilisateurs et 10 000 trajets par jour, précise Alexis Marcadet, directeur du développement de la start-up 100% française. A la fin de l’année, nous aurons une flotte de 3 500 véhicules." Un service identique est ouvert à Nice depuis le 18 juillet.

Et Cityscoot enregistre très peu d’accident et de vandalisme ou de vol. Ce qui n’est malheureusement pas le cas pour les vélos en libre-service et plus particulièrement en free floating. Les exemples ne manquent pas. Entre vols, rodéos, vandalisme et surtout abandon des vélos sur les trottoirs ou dans la Seine.


 

De la place pour le Vélib’ et le free floating

La Mairie a validé la présence de six opérateurs pour le vélo en free floating et les oblige à signer une charte de bonnes pratiques pour bien organiser la gestion des flottes de vélos. "Avec la loi d’orientation des mobilités (LOM) qui sera présentée à la rentrée, nous espérons pouvoir instaurer un système de licences et il faut aussi s’adapter aux nouvelles technologies qui ont évolué au cours des dix dernières années", explique Christophe Najdovski qui répond à l’Usine Nouvelle sur la viabilité du modèle économique du Vélib’ avec l’arrivée de concurrents.

"Le Vélib’ correspond à un service public avec un maillage important et le free floating rend des services complémentaires dans Paris. La nouvelle direction de Vélib’ apporte déjà des premiers éléments tangibles d’amélioration. Il y a de la place pour tout le monde. Il existe une forte augmentation de la demande pour des déplacements en vélo et il faut donc trouver la bonne articulation."


Les trottinettes ne doivent pas rouler sur les trottoirs


Dernier moyen de locomotion implanté à Paris, la trottinette électrique en auto-partage avec l’entreprise américaine LimeBike. Après quelques semaines de déploiement, des dizaines de milliers d’utilisation ont été enregistrées. "Il faut rappeler aux utilisateurs que ces trottinettes qui roulent à 25 km/h doivent être utilisées comme les vélos dans les rues, sur les pistes cyclables, mais certainement pas sur les trottoirs", rappelle Arthur Louis Jacquier, directeur général France.

Des trottinettes qui contrairement aux vélos ne sont pas volées ou vandalisées. Les batteries sont changées le soir et la nuit, elles ne restent pas sur les trottoirs. Pour s’assurer que les utilisateurs ne les endommagent pas et les garent à un endroit acceptable, ces derniers doivent prendre une photo du lieu et de l’engin pour valider sa restitution. Une idée pour les opérateurs de vélos partagés en free floating ...

Réagir à cet article

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle