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[En images] 170 ans après son terrible naufrage, des images du HMS Terror figé dans le temps

Juliette Berne , ,

Publié le

Vidéo Il aura fallu 170 ans pour que des équipes de recherche canadiennes délivrent enfin des photos inédites de l’intérieur du mythique HMS Terror, disparu en mer en août 1845 au large de l’île King William.

[En images] 170 ans après son terrible naufrage, des images du HMS Terror figé dans le temps
Des bouteilles et d'autres objets façonnés posés sur une étagère dans une cabine sur le pont inférieur du HMS Terror (Photo de Ryan Harris / Parks Canada Agency / AFP) / RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT "AFP PHOTO / PARKS CANADA AGENCY/RYAN HARRIS/HANDOUT" - NO MARKETING - NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS
© AFP or licensors

Il y a plus de 170 ans, le HMS Terror de l’explorateur anglais John Franklin partait des côtes anglaises à la recherche du passage du Nord-Ouest… pour ne plus jamais revenir. Echouée à 24 mètres de profondeur au large de l’île King William, l’épave est finalement découverte en 2016, deux ans après son petit frère, le HMS Erebus qui appartenait également à Franklin.

L'épave a été explorée durant une semaine avec 48 plongées dont sept avec un robot téléguidé (ROV). Les équipes de recherche canadiennes ont pu tirer, selon un communiqué de presse du gouvernement canadien, des images exceptionnelles du navire et de plus de 90% des ponts inférieurs.

 

 

Du limon et anémones de mer recouvrant en partie un compartiment de rangement dans la cabine du capitaine Francis Crozier sur l’épave du HMS Terror, avec une fenêtre de galerie arrière visible à l’arrière-plan 

L’une des plus grandes catastrophes maritimes du XIXe siècle

Les conditions de vies extrêmes de l’Arctique n’ont laissé aucune chance aux 129 hommes à bord du HMS Terror, restés coincés un an et demi et morts successivement de faim, froid et saturnisme. D’après un message retrouvé sur l’île King William en 1859,Franklin et 23 membres de l’équipage étaient morts dans des circonstances inconnues le 11 juin 1847 et que le 22 avril 1848, les 105 survivants avaient quitté le navire afin de rejoindre la terre ferme. Aucun d’eux ne survécut.

 

Assiettes et autres artefacts assis sur des étagères près d'une table à manger où un groupe  de membres d'équipage de rang inférieur auraient pris leur repas sur le HMS Terror.

Une épave semblant avoir résisté au passage du temps

Dans le navire, posé droit sur sa quille, la cabine du Capitaine Francis Crozier a pu être retrouvée intacte, avec son bureau conservé grâce aux sédiments qui l’ont recouvert et l’eau froide –avoisinant les zéro degré. A l’intérieur ? Des armoires à cartes, un trépied et une paire de thermomètres ont pu être identifiés et n’attendent plus que d’être ramenés à la surface. Seuls les quartiers personnels du Capitaine restent inaccessibles, à cause d’une porte fermée à clé. Cette zone du bateau pourrait en outre être celle qui apporterait le plus de réponses quant aux circonstances du naufrage du Terror.

Des photos et vidéos inédites ont pu être réalisées grâce à un véhicule téléguidé (ROV) et des cartes, journaux mais aussi instruments scientifiques ont été retrouvés dans un état de conservation exceptionnel ; "L’état dans lequel nous avons trouvé la cabine du Capitaine Crozier a de loin surpassé nos attentes", déclare Marc-André Bernier, gestionnaire Archéologique subaquatique chez Parcs Canada, "Chaque tiroir et espace fermé sera un coffre au trésor de renseignements inédits sur le sort de l’expédition de Franklin".

Des recherches archéologiques ont été menées ces dernières années par des équipes canadiennes en partenariat avec des organisations inuits –légalement propriétaires du navire, dont les témoignages oraux ont permis de retracer l’itinéraire des deux épaves de l’explorateur. "Le soutien, les conseils et les connaissances des Inuits nous ont menés vers ces incroyables découvertes et le gouvernement du Canada est impatient de continuer à travailler en partenariat avec eux", déclare Catherine McKenna, ministre de l’Environnement et du Changement Climatique et responsable de Parcs Canada.

 

 

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