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L'Usine de l'Energie

[En image] Tchernobyl, 32 ans après

Gaëlle Fleitour , ,

Publié le

Photo

[En image] Tchernobyl, 32 ans après
Un employé emprunte le corridor du réacteur 3 à l'arrêt de la centrale nucléaire de Tchernobyl, le 20 avril 2018.
© REUTERS/Gleb Garanich

32 ans après l’accident nucléaire de Tchernobyl, que reste-t-il? Cette photographie, prise par Gleb Garanich de l’agence Reuters, montre un employé traversant le couloir menant au troisième réacteur, à l’arrêt, de la centrale nucléaire de Tchernobyl, en Ukraine. 

Le 26 avril 1986, l'explosion du réacteur numéro 4 marquait la première catastrophe nucléaire de grande ampleur en Europe.
Encore aujourd’hui, "la contamination perdure", assure la députée européenne Michèle Rivasi, fondatrice de l’association antinucléaire CRIIRAD (La Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité), créée au lendemain de l’accident. "Les autorités locales et la communauté internationale se sont focalisées depuis la catastrophe sur la sécurité des réacteurs. Mais aujourd'hui, cinq millions de personnes vivent sur 150 000 km2 de terres contaminées. Il est important de se concentrer sur ces populations, leur santé et leur environnement."

L'écologiste a convaincu les instances européennes de lancer depuis 2013 un programme sur la santé et l'environnement autour de la zone d'exclusion de Tchernobyl, dans le district d'Ivankov, à 30 kms de la centrale. Selon son étude, qui sera rendue publique les 9 et 10 juillet, de nombreux problèmes de santé chez les enfants auraient été détectés : "45 % des enfants examinés ont un déséquilibre hormonal dans la thyroïde ; 35% des enfants ont des problèmes de foies anormalement gros ; 80% des adolescents ont des problèmes cardiaques et 30 % ont une pression sanguine trop élevée. Le taux de mortalité reste élevé et beaucoup d'adultes encore jeunes sont atteints de cancers. La recherche a d'ailleurs montré une corrélation entre le cancer du sein et la radiation."

Fin 2016 a néanmoins été mise en place une arche de confinement construite par Novarka, le consortium rassemblant les entreprises françaises VINCI Construction et Bouygues Construction. Elle doit assurer la sûreté de la centrale nucléaire accidentée pendant 100 ans et permettre le démantèlement de la structure. 


Il y a deux ans, la zone d’exclusion autour de la centrale restait encore une immense jachère figée dans le temps. L'Usine Nouvelle s'y était rendue:


 

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