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En Île-de-France, tout ira mieux dans 10 ans sur le réseau SNCF

Olivier Cognasse

Publié le

Malgré un triplement des investissements de la SNCF en quatre ans, les transports franciliens risquent de rester difficiles pendant encore de nombreuses années. Demander de la patience aux usagers à bouts de nerfs demandera beaucoup de pédagogie.

En Île-de-France, tout ira mieux dans 10 ans sur le réseau SNCF
Transilien
© Dolarz - Flickr - C.C

"Dans 10 ans, le réseau francilien sera fiable", prévoit Alain Krakovitch, le directeur de SNCF Transilien, reprenant les conclusions d’un rapport de la Cour des comptes qui affirmait en début d’année que "le retard accumulé sur l’entretien du Transilien est tel que l’état de certaines portions de lignes va continuer à se dégrader jusqu’en 2020. C’est seulement en 2025 qu’on devrait retrouver le niveau d’aujourd’hui, lequel est déjà loin d’être optimal".   Les Sages proposaient à l’Etat et à SNCF Réseau de maintenir la priorité absolue à l’entretien et à la maintenance du réseau d'Île-de-France et d’augmenter la part du transport financée par les voyageurs. Une priorité pour la présidente (LR) de la région, Valérie Pécresse, qui a lancé un plan de renouvellement complet du matériel roulant pour 2026.

La SNCF n’est pas en reste. "L'an prochain, nous allons investir 800 millions d’euros dans les travaux de régénération du réseau, soit une hausse de 15 % par rapport à 2016. Il y a quatre ans, nous étions à 250 millions", précise Alain Krakovitch. Et c’est bien là que le bât blesse. L'Île-de-France concentre la moitié du trafic de la SNCF sur 10 % du réseau ferré national. Le sous-investissement au cours des trois dernières décennies sur le réseau francilien se traduit par une saturation des lignes, des matériels déficients, des pannes récurrentes… et des retards. Sur les douze derniers mois, la fréquentation a augmenté de 7 %, conséquence du Pass Navigo unique. "Elle aurait même été de 8 % sans les grèves, les inondations et les attentats", reconnait-on chez SNCF Transilien. La validation des titres de transport a même augmenté de 14 %... Les dix ans de travaux intenses auront forcément des conséquences négatives pour la circulation des trains. Alors la meilleure solution est de "jouer la transparence et de prôner la patience". Et pour les faire patienter, la SNCF annonce que le Wifi sera disponible dans 180 gares franciliennes en 2017.

Repenser les plans de transport

Il n’y a pas de miracle ! Quand le matériel est neuf et l’infrastructure régénérée, les résultats sont là. Sur la ligne K, Paris-Nord - Crépy-en-Valois (Val d’Oise), la régularité a atteint 100 % pendant plus de deux mois, selon la SNCF. Mais aujourd’hui, la décrépitude d’une partie du réseau et du matériel roulant nécessite des années de travaux pour revenir à une situation normale. Les conditions devraient même empirer jusqu’en 2020. L’arrivée des nouvelles lignes du Grand Paris, mais aussi une réorganisation du réseau devraient contribuer à cette amélioration. "Il faut repenser les plans de transport. Aujourd’hui, sur le réseau de Paris-Saint-Lazare, la gare principale? c’est la Défense", souligne Alain Krakovitch. Une optimisation du plan de transport avec notamment des changements d'horaires a, d'ores et déjà, permis de gagner 5 points de régularité sur certaines lignes.

Pour que le réseau du futur soit aussi efficace qu’attendu, avec une fluidité "de porte à porte" il faudra ne pas louper certains projets. Et notamment les interconnexions. Les gares de Vert-de-Maisons et des Ardoines dans le Val-de-Marne, de Clamart et Saint-Cloud dans les Hauts-de-Seine ne seront pas les plus faciles à fluidifier… Une autre solution est de moduler les tarifs selon les horaires pour favoriser les horaires décalés. En sachant que le Pass Navigo ne restera pas éternellement à 73 euros, l’attrait d’une tarification minorée pourrait intéresser une partie de la population. Problème : les opposants rappellent que les salariés les moins payés n’ont généralement pas la possibilité de décaler leurs horaires.

Les chiens renifleurs

Si le Syndicat des transports d'Île-de-France (Stif), l'autorité organisatrice des transports dans la région-capitale, se satisfait des investissements de la SNCF, il n’en reste pas moins sans pitié pour imposer des malus sanctionnant le manque de régularité des différentes lignes. Alors que la SNCF a déjà déboursé pas moins de 6 millions d’euros de dédommagements aux usagers, suite aux grèves du printemps dernier, son ardoise devrait approcher les 20 millions d’euros (contre 12 millions l’an passé). En cause, les arrêts de travail, mais aussi les conséquences des attentats avec un doublement du nombre de colis suspects.

Pour réduire les temps d’attente liés à la levée de doutes, la SNCF a bien essayé un système permettant de mettre le bagage sous cloche. Mais ces "cloches à bombes" semblent très encombrantes et peu concluantes. Autre test : les détecteurs d’explosifs Etemizer en provenance d’Israël. Mais ils ne sont pas homologués en France. Du coup, il ne reste plus que le bon vieux chien renifleur. La SNCF en a acheté une vingtaine. Problème : le chien n’est plus opérationnel au bout de deux heures, car il se fatigue. L'usager aussi pendant ce temps là...

 

 

 

 

 

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