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En Franche-Comté, Alstom Transport embarque le ferroviaire

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Les sites de Belfort et d’Ornans fédèrent un réseau de 75 entreprises sous-traitantes de l’Est.

En Franche-Comté, Alstom Transport embarque le ferroviaire
Le site d’Ornans, centre d’excellence où le groupe conçoit tous types de moteurs ferroviaires.

Les entreprises citées

Pour Jérôme Wallut, le directeur général d’Alstom Transport France, la bataille sur les coûts n’est pas une fin en soi. « Tous nos sites, et spécialement ceux d’Ornans et de Belfort, développent des partenariats avec leurs sous-traitants, par souci de les faire évoluer au rang de concepteurs intégrateurs, mais aussi de les faire passer de PME au stade d’entreprises de taille intermédiaire [ETI] », assure-t-il. Cette stratégie conduit Alstom Transport à organiser de multiples rencontres techniques, des déplacements à l’étranger (en Inde, en Afrique du Sud et au Kazakhstan) et à abonder à hauteur de 8?millions d’euros le fonds de modernisation des entreprises ferroviaires, doté de 40 millions d’euros.

En France, Alstom Transport exploite dix sites, dont ceux de Belfort (Territoire de Belfort), centre d’excellence mondial pour les motrices TGV et les locomotives, et d’Ornans (Doubs), à statut identique pour les moteurs. Le premier (600 salariés) fédère 50?entreprises et dépense 25 millions d’euros par an. Il vient d’intégrer 70 personnes, dont une cinquantaine d’ingénieurs parmi lesquels de nombreux diplômés de l’Université de technologie de Belfort-Montbéliard (UTBM). L’unité d’Ornans (400 personnes), reconfigurée pour 10 millions d’euros entre 2008 et 2010, n’est pas en reste avec ses 25 sous-traitants, ses 8 millions d’achats annuels et sa quinzaine d’embauches récentes.

Proximité et réactivité

Olivier Cailler, le gérant de Sosolic Industries à Ornans (1,5 million d’euros de chiffre d’affaires, 19 salariés) confirme le fort ancrage du motoriste. « Nous sommes passés en six ans de 5% à 25% d’activité du fait de la proximité, mais aussi grâce à notre réactivité et aux différents services proposés », explique le fabricant d’outillages et d’éléments de machines spéciales. En retour, il n’hésite pas, en période calme, à obtenir de son principal donneur d’ordres des commandes pour maintenir un plan de charge.

Cette fidélité se traduit auprès de nouveaux venus. La société belfortaine Net-Eco de Franck Parnaso vient de signer un contrat de nettoyage industriel de cinq ans avec Ornans. « Nous travaillons avec Alstom de manière pérenne et au juste prix », appuie Pascal Sinniger, le directeur d’Innovelec Industrie (7 millions d’euros de chiffre d’affaires, 48?salariés) à Bavilliers (Territoire de Belfort). Ce spécialiste en génie électrique a codéveloppé des armoires pour les locomotives de fret à destination du Kazakhstan.

Ces relations industrielles trouvent un prolongement logique au niveau de la recherche. Un simulateur de conduite, de tests et de validation, cofinancé par les collectivités locales, est conçu conjointement avec la start-up Voxelia et le laboratoire Irtes-SeT de l’UTBM. Le laboratoire bisontin Femto-ST planche, lui, sur deux programmes : le premier, Aromat, conçoit pour Ornans une gamme de moteurs à aimant permanent. Le second, dédié à l’éco-conduite, optimise, pour Belfort, le pilotage énergétique d’une locomotive en fonction du trajet, des horaires et de l’altitude.

Chez Akka Technologies, dont l’agence de Belfort (155 collaborateurs, 12 millions d’euros de chiffre d’affaires) rayonne jusqu’en Alsace, on se frotte les mains. Le ferroviaire devient un secteur stratégique de l’ingénieriste, notamment avec Alstom, autour d’un partenariat « sain et de confiance ». La preuve est offerte par des contrats au forfait où il assume les risques de ses travaux jusqu’au premier montage, comme ce fut le cas pour le pupitre et la cabine des locomotives kazakhes.

Les principaux investissements en cours

  • PSA à Sochaux et sa filiale Peugeot Motocycles à Mandeure, dans le Doubs, consacrent respectivement plus de 170 millions et 20 millions d’euros à leur outil de production. Ces investissements sont destinés à industrialiser de nouveaux modèles à quatre et à trois roues.
  • Swedspan, une filiale industrielle d’Ikea implantée à Lure (Haute-Saône), injecte 200 millions sur l’ancien site Isoroy repris en 2010. Le fabricant de panneaux de particules se dote d’une presse, d’une plate-forme logistique et crée une zone d’activités intégrée.
  • Alstom Transport fait bénéficier ses deux sites comtois de Belfort (Territoire de Belfort) et d’Ornans (Doubs) d’une enveloppe financière frisant les 14 millions d’euros, dont près de 9 millions pour la recherche et le développement.
  • Le bisontin R.Bourgeois, spécialiste de l’outillage et de la découpe de tôles pour circuits magnétiques, étend son site pour lancer une gamme de stators et de rotors. Les travaux seront achevés à la fin de l’année pour 12 millions d’euros.

 

Dans le Jura, Solvay donne dans le gigantisme

Autre poids lourd industriel comtois, Solvay exploite depuis 1930 à Tavaux (Jura) sa plus importante usine. Les chiffres donnent la mesure du gigantisme du fabricant de produits chimiques et de matières plastiques (1,2?million de tonnes annuelles). L’unité s’étend sur une superficie de 200 hectares, avec 32 kilomètres de route et 35 kilomètres de voies ferrées. Elle emploie 1 428 personnes, dont 145 ingénieurs et cadres et 67% de ses collaborateurs vivent dans l’agglomération du Grand Dole. En outre, 500 salariés d’entreprises extérieures implantées localement travaillent en permanence sur le site, générant un chiffre d’affaires de plus de 59 millions d’euros par an. Le site dépense pas moins de 94,25 millions d’euros en frais de personnel et verse 8,8 millions en impôts. L’investissement moyen sur les six dernières années atteint les 55 millions d’euros par an. Très impliqué dans la vie locale, Solvay Tavaux est le partenaire privilégié du département chimie de l’IUT de Besançon. En partenariat avec l’Afpa, l’entreprise organise la formation BEP conducteurs d’appareils dans l’industrie chimique (Caic) et développe fortement l’apprentissage et les contrats de professionnalisation, une trentaine a été récemment signée.

 

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