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"En France, on ne sait toujours pas rémunérer un expert à sa juste valeur", estime François Lureau, président d'IESF

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François Lureau, président d’Ingénieurs et Scientifiques de France (IESF), a livré en avant-première, lors de la Journée nationale de l’ingénieur, le mercredi 15 avril, deux résultats de l’enquête annuelle de l’IESF sur la situation des ingénieurs qui sera publiée au mois de juin prochain.

En France, on ne sait toujours pas rémunérer un expert à sa juste valeur, estime François Lureau, président d'IESF
François Lureau
© APFOUCHA/FF

Pour introduire la troisième édition de la Journée nationale de l’ingénieur, le président d’Ingénieurs et Scientifiques de France (IESF), François Lureau, n’a pas hésité à soulever deux questions lancinantes sur la population des ingénieurs :

1- Les ingénieurs sont-ils des entrepreneurs ? (sous-entendu : non, ils ont trop le nez dans la technique, etc.)

2- Y-a-t-il pénurie d’ingénieurs ? (sous-entendu : oui, car on n’en forme pas assez, ou les formations ne sont pas adaptées, etc.)

En fait, ces deux questions font partie de l’enquête sur les ingénieurs menée par IESF, et dont les résultats seront présentés le 25 juin. Les réponses, le président s’est fait un plaisir de le souligner, ne sont pas exactement celles qu’on imagine.

Sur l’entrepreneuriat, l’enquête révèle que 13% des ingénieurs de moins de 40 ans ont l’intention de créer une entreprise dans les cinq ans qui viennent, et surtout que 55% des moins de 30 ans ont reçu une formation sur la création d’entreprise dans leur école d’ingénieurs. Ce taux est de 10% parmi les 40-50 ans… ce qui permet de mesurer le changement d’état d’esprit chez les élèves-ingénieurs.

Quant à la pénurie, si l’enquête indique qu’ un tiers des recrutements posent des difficultés aux entreprises, c’est surtout sur des profils pointus: les ingénieurs d’études et les experts d’un domaine. "Très souvent la raison invoquée par le recruteur pour expliquer ses difficultés est 'je ne pouvais pas le payer'", souligne François Lureau qui en profite pour déclarer qu’"en France on ne sait toujours pas rémunérer un expert à sa juste valeur". Pour autant, l’enquête montrera que "les ingénieurs sont bien dans leur peau", a conclu le président d’IESF.

Thierry Lucas

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