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L'Usine Aéro

En forte croissance, le laboratoire d'essais Cetim Maroc se plie au 3X8 pour Snecma

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Publié le

Cetim Maroc, situé sur la technopole de Nouaceur, à Casablanca, vient d'inaugurer fin avril un bâtiment de 3 000 m² flambant neuf. Il abrite de nouveaux moyens d’essais centrés sur l'aéronautique pour un investissement de 6 millions d'euros. Pour répondre aux besoins de son principal client Snecma, le laboratoire du Cetim Maroc fonctionne jour et nuit en 3X8 . Objectif : 20 000 essais par an.

En forte croissance, le laboratoire d'essais Cetim Maroc se plie au 3X8 pour Snecma
Le siège du Cetim Maroc à Nouaceur près de Casablanca
© cetim

A plein régime. Cetim Maroc, la filiale à 100% du Cetim, passe à la vitesse supérieure. Avec l'installation d'un nouveau bâtiment de 3 000 m² et les appareils de tests installés, le Centre technique des industries mécaniques s'est doté de capacités d'essais métalliques uniques en Afrique du nord. Débutés en mai 2013, les travaux se sont achevés mi-avril 2014 à Nouaceur, près de Casablanca. De quoi poursuivre une croissance à deux chiffres

un large spectre

Sur le marché en forte croissance des essais aéronautiques, Cetim Maroc couvre un large spectre allant de la caractérisation physico-chimique des matériaux, la préparation des éprouvettes, les essais matière et de fatigue, la  traction ou encore l'usinage.

Particularité ? le centre d'essais de Casablanca tourne... en 3x8. "L'équipe de jour constitue la moitié de l'effectif. Puis, en fonction de la charge, deux équipes d'un quart des effectifs environ prennent le relais" précise Karim Cheikh, le directeur général du Cetim Maroc.

De quoi satisfaire les besoins d'essais croissants de son principal client à savoir Snecma. Le développement du Cetim au Maroc est en effet d'abord le fruit d'un partenariat avec la filiale du groupe Safran. Donneur d'ordre principal du centre, Snecma s'est engagé dans un contrat pluriannuel sans lequel l'investissement dans l'extension du site n'aurait pas eu lieu.

"Jusqu'en 2009, nous travaillions exclusivement pour Snecma. Aujourd'hui, notre partenaire absorbe encore environ 80% de notre activité." indique Karim Cheikh.

près de 100 personnes travailleront sur le site

Créé en 2006 avec 5 collaborateurs, Cetim Maroc développement affiche un chiffre d'affaires de 6 millions d'euros en 2013 et une soixantaine de collaborateurs, hommes et femmes, en bonne part des ingénieurs issus de l'Ecole nationale supérieure des mines de Rabat. Fin 2014, près de 100 personnes travailleront sur le site.

"Nous sommes fiers du chemin parcouru et aujourd'hui on a une belle histoire à raconter" s'exclame Philippe Choderlos de Laclos, directeur général du Cetim France.

Le Cetim a entrainé dans l'aventure l'entreprise mécanique Mecafim, qui réalise désormais sur place, dans l'ancien bâtiment de 2 000 m², les prestations de préparation et d'usinage en amont des essais.

Le Cetim, un centre d'expertise mécanique français
Institut technologique labellisé Carnot, le Cetim est le centre d'expertise mécanique français. Il a été créé il y a bientôt 50 ans grâce à un partenariat entre l'Etat et la Fédération des industries mécaniques françaises. Outil R&D de plus de 6500 entreprises mécaniciennes, il compte 700 personnes dont plus des 2/3 d'ingénieurs et techniciens, pour 100 millions d'euros de chiffre d'affaires. Réparti sur les sites principaux de Senlis, Nantes et Saint Etienne, il pilote des projets industriels ou R&D en conception, simulation, essais - procédés de fabrication et matériaux - mécatronique, contrôle et mesure - développement durable - management et appui aux PME.

 

À côté de son client de poids Snecma, Cetim Maroc cherche aussi à développer son activité sur le marché marocain. Il compte déjà des clients comme l’Office national des chemins de fer (ONCF) à qui il a fournit des prestations dans le cadre du chantier du TGV marocain. Dans son portefeuille, il y a aussi le raffineur Samir. Il espère attirer dans son escarcelle le géant marocain l'Office chérifien des phosphates (OCP).

Avec, notamment, les qualifications Safran, Airbus et Ratier Figeac et les certifications EN 9100 et ISO 9001, d'autres donneurs d'ordre s'appuient aussi sur l'expertise du Cetim comme Otto Fuchs, une société allemande de transformation des métaux, Forgital spécialiste italien de la supply chain, Turbomeca, une autre filiale de Safran ou Aubert & Duval.

plus de 20 000 essais annuels

Pour les servir le parc machines compte 13 microscopes optiques, 6 polisseuses, 2 Meb, un analyseur d’hydrogène, 54 machines de fatigue, 18 machines de fluage, 8 machines Dwell, 3 machines de traction, 6 machines de fissuration.

De quoi pouvoir se fixer un objectif de plus de 20 000 essais annuels.

"Cetim Maroc va devenir l'un des plus importants laboratoires de référence au monde pour Snecma pour la partie moteur," selon Daniel Richet directeur du développement du Cetim.

Bref, avec un carnet de commandes bien rempli... pour au moins 5 ans, le centre de Casablanca a de quoi voir venir.

Nasser Djama, à Casablanca

"Aider les PME marocaines" selon Karim Cheikh, directeur général du Cetim Maroc


Quel est votre marché ?
Jusqu'en 2009, nous travaillions exclusivement pour Snecma qui absorbe toujours 80% de notre activité. C'est un partenaire exigeant. Mais nous lui offrons la possibilité de regrouper en un même lieu des prestations éparpillées sur plusieurs sites en France. Le risque qu'il internalise ce que nous faisons est quasi nul. Mais nos objectifs de croissance nous font rechercher d'autres clients.

Qui sont vos autres clients en dehors de Snecma ?
Jusqu'ici notre accord laisse peu de place à d'autres clients. Avec le raccourcissement des délais des services et le doublement de nos capacités, nous recherchons désormais de nouveaux contrats dans l'aéronautique ou en dehors, dans des secteurs où nous sommes peu présents au Maroc comme la chaudronnerie ou la mécanique.


Quels sont vos objectifs en 2014 ?
Nous visons une croissance de l'ordre de 15%. Sur le marché des essais métalliques, nous disposons désormais d'une bonne force de frappe. Nous recrutons en fonction de l'évolution de notre charge de travail. L'objectif est d'employer une centaine de collaborateurs au niveau des laboratoires. Par ailleurs, parmi les objectifs du Cetim figure aussi  l'accompagnement des PME marocaines à l'exportation en leur ouvrant la voie à des qualifications et certifications grâce à nos prestations d'essais.

Quels sont vos investissements et modalités de financement ?
Nous avons acquis 57 machines ayant une valeur unitaire de près de 120 000 euros auprès de notre partenaire MTS Systems, soit plus de 6 millions d'euros. Dans ce projet d'extension, environ 30% de l'investissement sont financés par le Cetim sur fonds propres. Les deux tiers restant le sont par notre partenaire bancaire principal, la BMCE .


Etes-vous aidés par les pouvoirs publics marocains ?
Nous ne recevons aucune subvention directe. Je ne sais pas si nous pouvons rentrer dans le champ d'application du Fonds Hassan II du fait de notre activité de prestataire de service. Néanmoins, le terrain sur lequel nous sommes implantés appartient à l'Etat qui nous le fournit gratuitement. C'est une aide indirecte.


Propos recueillis à Casablanca par Nasser Djama

 

 

Le laboratoire de microscopie optique

 

Le laboratoire de préparation des échantillons

 

Le laboratoire des essais de fatigue LCF 

 

Le laboratoire des essais de fluage

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