En fermant ses centrales à charbon, EON supprimera 200 emplois à Carling

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En fermant ses centrales à charbon, EON supprimera 200 emplois à Carling
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La centrale Emile Huchet de Saint-Avold/Carling constitue le site le plus affecté par les mesures de transition annoncées jeudi en comité central d’entreprise par l’énergéticien allemand Eon. L’installation mosellane, qui présente une capacité installée de 1 873 MW, regroupe deux des cinq tranches à charbon que l’opérateur fermera sur le territoire national d’ici à 2013. La fermeture des tranches 4 et 5 entraînera 200 suppressions de postes sur un effectif actuel de 357 salariés.

Eon explique sa décision à la fois par la vétusté des installations et par les coûts d’exploitation appelés à augmenter du fait des quotas de CO2 et du renchérissement des prix du charbon. La tranche 5 de 330 MW se trouvait de toutes manières condamnée pour non-conformité avec la réglementation européenne qui entrera en vigueur en 2015.
Construite en 1958 et modernisée en 1998, la tranche 4 de 115 MW, dont la chaudière à lit fluidisé circulant est alimentée par les schlamms issus de l’ancienne exploitation charbonnière, est jugée trop vétuste. Eon, qui convertira une installation de même génération en centrale à biomasse sur son site de Provence, exclut cette option en Moselle. Les syndicats demandent la conversion de l’installation pour la pérenniser. Eon ne conservera que la tranche 6 de 600 MW, rénovée par son ancien propriétaire, l’espagnol Endesa, et les deux tranches à cycle combiné gaz de 414 MW, chacune mises en service en 2010.
Sur le volet social, la centrale Emile Huchet emploie encore 200 anciens salariés des Houillères du bassin de Lorraine, qui pourraient faire valoir leurs droits à la retraite. Les organisations syndicales soulignent les pertes financières qu’induiraient pour les salariés un départ anticipé. Les suppressions de postes ne devraient donc pas entraîner de licenciement, mais confirment le déclin de la plate-forme de Carling/Saint-Avold. Le site, qui regroupe, outre Emile Huchet, les installations de Total Petrochemicals et Arkema, a perdu sa dernière cokerie en 2009 et ses effectifs globaux ont diminué de 2 000 salariés au cours des dix dernières années.

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