En Espagne, le secteur automobile en plein dérapage

Juillet et août ont inspiré des frayeurs aux constructeurs automobiles et à leurs partenaires commerciaux en Espagne : chute brutale des immatriculations, alors que l’année avait bien commencé. Le plan d’austérité mis en œuvre par le gouvernement Zapatero et la fin de la prime à la casse ont brisé un tel ressort.

Partager

TESTEZ GRATUITEMENT L'ABONNEMENT À L'USINE NOUVELLE

15 jours gratuits et sans engagement

En Espagne, le secteur automobile en plein dérapage
José Luis Zapateiro, au volant d'une économie très malade.

L’année 2010 semblait s’annoncer plutôt rassérénante pour l’industrie automobile espagnole. Mais en juillet puis en août, soudain, celle-ci s’est mise à déraper. Selon des statistiques publiées conjointement pas l’Anfac et le Ganvam (associations défendant les intérêts respectifs des constructeurs et des vendeurs), les ventes au mois d’août ont atteint leur plus bas niveau depuis le même mois, en 1998. En fait, 44.578 unités vendues, un recul de 23,8 % par rapport à août 2009.
C’est le second mois consécutif marqué par le repli des immatriculations de véhicules en Espagne : les résultats en juillet avaient déjà beaucoup déçu, avec un recul du marché de 24 % (par rapport à juillet 2009) soit 82.167 unités commercialisées.

Malgré ces nids de poule estivaux sur la route présumée de la reprise, les huit premiers mois de l’année ont vu les ventes de voitures, en Espagne, progresser de 21 %, en comparaison avec la période similaire en 2009. Le quotidien financier Cinco Dias relate qu’un grand pessimisme s’empare toutefois du secteur automobile : «Les dirigeants des constructeurs et les vendeurs prévoient une rechute du marché, au second semestre, de 30 % par rapport au même semestre l’année antérieure.»


Douloureuses mesures contre le déficit public

Le secteur automobile ferait ainsi les frais d’une conjoncture encore exécrable (l’Espagne est l’un des pays européen qui a payé le plus lourd tribut à la crise financière mondiale) et des mesures d’austérité entrées en vigueur en mai sous l’impulsion du gouvernement de José Luis Zapateiro. Celui-ci s’est attaqué au déficit public, et par ailleurs un chômage endémique perdure. Parmi les causes de cet affaiblissement soudain du marché de l’automobile outre Pyrénées : la fin de la prime à la casse.

Sur son site, l’Anfac publie tous les chiffres nécessaires à une meilleure appréhension du marché espagnol. En 2009, la dizaine de constructeurs automobiles présents en Espagne ont assemblé 2.170.078 unités, contre 2.541.644 l’année précédente. En 2007 : 2.889.703. L’Espagne est fortement exportatrice de véhicules, puisqu’en 2009, quelque 1.883.000 unités ont pris le chemin des marchés étrangers, contre 2.180.852 en 2009.

VOS INDICES

source

logo indice & contations

Le contenu des indices est réservé aux abonnés à L’Usine Nouvelle

Je me connecte Je m'abonne
%%HORSTEXTE:%%

Partager

NEWSLETTER Auto et Mobilités
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.

Recevez directement leurs décryptages et analyses dans votre boîte mail:

Votre demande d’inscription a bien été prise en compte.

L'inscription aux newsletters vaut acceptation des Conditions Générales d'Utilisation. Lire la suite

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes du : Groupe Moniteur Nanterre B 403 080 823, IPD Nanterre 490 727 633, Groupe Industrie Service Info (GISI) Nanterre 442 233 417. Cette société ou toutes sociétés du Groupe Infopro Digital pourront l'utiliser afin de vous proposer pour leur compte ou celui de leurs clients, des produits et/ou services utiles à vos activités professionnelles. Pour exercer vos droits, vous y opposer ou pour en savoir plus : Charte des données personnelles.

Fermer
LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS