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L'Usine de l'Energie

[En direct] Que se passe-t-il au One Planet summit ?

Olivier Cognasse

Publié le , mis à jour le 12/12/2017 À 21H23

Depuis ce matin, de nombreux intervenants ont participé aux tables-rondes. Beaucoup d’incitations à aller de l’avant en attendant les annonces de cet après-midi.

[En direct] Que se passe-t-il au One Planet summit ?
Nicolas Hulot au One Planet summit
© CC Twitter @nicolashulot

20H40

Emmanuel Macron conclut le sommet en annonçant les 12 engagements et mesures. "Tout le monde est acteur. C’est la seule manière de gagner cette bataille. Je propose de créer la One planet coalition. Un site sera mis en place. On mettra chaque engagement des pays. Que chaque entreprise, le R20, le C40 puissent le faire. Il y aussi douze familles d’engagements." Parmi ces engagements : aider les régions les plus vulnérables. Cela commence avec les Caraïbes. "Il manque un point sur la zone Pacifique. Il faut réussir à faire la même chose dans les prochaines semaines que sur les Caraïbes."

Egalement arriver à une neutralité de dégradation de la planète en 2030 et notamment les zones tropicales. Mobiliser la jeunesse et la recherche sur le climat, avec des bourses notamment. Simplifier l’accès des collectivités aux financements climat, La coalition "neutralité carbone"  s’élargit à 33 nouveaux acteurs et publiera en 2018 ou 2019 une trajectoire pour arriver neutralité carbone à l’horizon 2050. Un observatoire spatial du climat a été lancé hier soir. 34 pays se sont engagés sur le transport maritime, pour réguler les émissions de CO2. Une coalition pour un transport décarboné a été lancée par huit pays dont la France, le Portugal, le Costa Rica et les Pays-Bas pour accroitre les investissements dans les transports propres. Les premiers résultats sont attendus dès 2018. La Chine lance son marché du prix du carbone, l’Europe s’engage à fixer rapidement un prix raisonnable…

Emmanuel Macron a promis que tous les engagements pourront être consultés sur la plate-forme par les ONG, la société civile et les citoyens. Wait and see.

 

19h30

"Si le gouvernement fédéral ne souhaite pas participer aux changements en matière d’énergie, cela ne change pas grand-chose, prévient Michael Bloomberg. Il ne peut pas sortir de l’Accord de Paris pendant 4 ou 5 ans. Il doit payer les 50 milliards de dollars promis. S’il ne veut pas, la fondation Bloomberg et ses partenaires s’en chargeront. Même si Donald Trump n’est pas avec nous, il nous a galvanisé pour atteindre les objectifs."

18H50

 

Un communiqué  annonce que les Ministres de l’environnement et du climat de France, Allemagne, Royaume-Uni, Suède et des Pays-Bas s’engagent à examiner la mise en place d’un prix du carbone significatif.

 

34 pays s’engagent pour réduire et plafonner les émissions de CO2 dans le transport maritime. Les pays scandinaves sont encore en pointe dans la lutte contre le réchauffement climatique. La Suède et la Finlande visent la neutralité carbone en 2025. La Finlande souhaite sortir du charbon à cette date et atteindre 50% d’énergies renouvelables dans son mix énergétique.

 

18H20

Le Président mexicain, Enrique Pena Nieto a annoncé trois initiatives. "Nous présentons la déclaration sur le prix du carbone dans les Amériques [avec plusieurs Etats et pays d’Amérique du nord et du sud] et nous avons signé un accord avec la France pour aider les Caraïbes, région la plus menacée des Amériques, en leur donnant des financements." La troisième initiative répond à l’appel de la Présidence française pour participer à un panel international qui doit présenter des solutions technologiques pour lutter contre le dérèglement climatique. La Chine annonce par la voix de son vice-premier ministre la mise en place d’un marché carbone. 
Mark Rutte, le Premier ministre néerlandais vise une réduction de 55% des émissions de GES en 2030. "Nous avons inscrit tous ces engagements dans la Loi climat." Pour le prix du carbone, il sera fixé à 43 euros d’ici 2030.

18H05

Sarah Toumi, entrepreneuse franco-tunisienne, connue pour sa lutte contre la désertification en Tunisie et choisie par Emmanuel Macron pour intégrer le Conseil présidentiel pour l’Afrique, demande des aides financières pour aider les agricultrices à restaurer les terres. La désertification touche 75 % des terres.

17H50
Après avoir félicité Emmanuel Macron pour "son excellent travail", l’ancien gouverneur de Californie et fondateur du R20 (Régions of climate action), Arnold Schwarzenegger, a rassuré l’assistance sur la décision du Président des Etats-Unis. "Les Etats sont forts. La Californie a été le première à se fixer des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre (25 % d’ici 2020). Ne vous inquiétez pas. Il s’est retiré lui-même de l’Accord de Paris, il n’a pas retiré les Etats-Unis." Avant de s’alarmer sur "les 9 millions de personnes [qui] sont mortes l’an passé de la pollution et dont personne n’en parle."
17H30

"Nous sommes les mauvais élèves. Tous les ans nous nous retrouvons pour constater que nous sommes les mauvais élèves, a déclaré Ali Bongo Ondimba, Président du Gabon sous forme de boutade. à propos de ces sommets annuels sur le climat. Je voudrais faire une proposition. Ce serait d’inviter le système financier et bancaire mondial  à inventer des mécanismes avec un label climat et des taux et des conditions préférentielles."

16H50

Jim Yong Kim, le Président de la Banque mondiale a remercié le Président de  la République française pour tous ses efforts et la pression qui a permis d’avancer sur des accords importants, dont une aide de 2 milliards de dollars pour lutter contre l’érosion des côtes de l’Afrique de l’Ouest. Le second concerne l’Indonésie, souvent montrée du doigt pour l’utilisation du charbon. Le gouvernement indonésien va mettre sur la table 150 millions de dollars auxquels s’ajoute un fonds de 325 millions de dollars pour développer des projets en géothermie avec pour objectif d’atteindre en 2026 une puissance de 5,8 GW.

16h30

"On est en train de perdre la bataille. On ne pourra pas dire on ne sait pas. Le défi de notre génération c'est d'agir plu vite" dixit Macron en ouverture de la séance plénière.

 

15h30

Emmanuel Macron et les chefs d'Etat, viennent d'arriver en navette fluviale "Mirage", après leur déjeuner à l'Elysée sous bonne escorte policière. La séance plénière devrait bientôt commencer.

La Matinée

A la mi-journée, la dernière table-ronde consacrée au "renforcement des politiques publiques pour la transition écologique et solidaire". Le ministre français de la Transition écologique et solidaire en a profité pour rappeler "la nécessité d’une cohérence absolue. Il y a un impératif qui nous a été donné par la communauté scientifique : laisser 70 à 80 % des énergies fossiles dans le sol. La cohérence c’est chacun à son rythme avec la même cohérence qui est de sortir des énergies fossiles. Elles ne sont plus la solution. Elles sont le problème", dénonce Nicolas Hulot qui appelle à "la fin des subventions aux énergies fossiles." Il a demandé de cesser "cette hypocrisie" en évoquant les pays dont le nôtre qui continuent à financer les énergies fossiles, à hauteur de plusieurs centaines de milliards de dollars par an.

La Banque mondiale vient d’ailleurs d’annoncer qu’elle ne financerait plus à partir de 2019 l’exploration et l’exploitation de pétrole et de gaz. Il demande aussi de "taxer ce qui est négatif et d’encourager ce qui participe à la solution." Et de chiffrer les créations d’emplois avec la transition énergétique : dix fois plus nombreuses que les destructions…

Nouvelle initiative du C40 cities

Un peu plus tôt dans la matinée, la Maire de Paris, Anne Hidalgo, rappelait la mise en place d’un fonds vert pour accélérer les projets dans la Capitale sur la qualité de l’air ou la gestion des déchets, notamment. Et de déclarer que "nous devons penser local pour agir global" avant de saluer les maires américains, Michael Bloomberg, le Président Obama, Al Gore… "Nos voix doivent couvrir celles des défenseurs du monde d’hier. Ce sont les fossoyeurs du monde d’aujourd’hui. Il s’agit d’un moment clé dans notre histoire. Nous devons agir aujourd’hui en entrainant nos concitoyens. Donner espoir aux générations futures."

Surtout, avec Horacio Rodríguez Larreta, le Maire de Buenos Aires, elle a annoncé une nouvelle initiative de C40 cities, organisation qui regroupe la plupart des plus grandes villes du monde pour lutter contre le dérèglement climatique, qui sera mis en place à l’occasion du futur G20 qui se tiendra en Argentine en 2018. Urban 20 est une initiative diplomatique pour aider les villes à adresser des messages collectifs et à "créer des solutions inclusives aux questions internationales, comme l’action climatique, l’avenir du travail  et l’intégration sociale." Une initiative qui réunira notamment 30 grandes villes mondiales situées dans des pays du G20, pour imposer au programme de ce sommet les problèmes rencontrés par les villes.

Les annonces européennes

L’Europe n’a pas voulu passer à côté de l’évènement. Elle a annoncé 9 milliards d’euros d’investissements extérieurs d’ici à 2020 pour le climat dans trois domaines ciblés - villes durables, énergie durable et connectivité et agriculture durable, entrepreneurs ruraux et agro-industrie. Le vice-Président de la Commission européenne, Maros Sefcovic, a annoncé 10 initiatives pour une économie moderne et propre après avoir rappelé que "20% du budget européen est dédié à des projets climatiques sur un total de 1000 milliards d’euros."

Parmi ces initiatives, il a évoqué le Global Urbis. "Les villes ne parviennent pas toujours à avoir accès aux fonds pour lancer des projets. La semaine dernière, l’Union européenne a lancé un nouvel outil qui vise à aider les villes à planifier, à trouver les financements et à mettre en œuvre leurs plans."

"Les réponses et les technologies sont locales"

A l’occasion de ces tables-rondes, les industriels français sont aussi intervenus. A commencer par Isabelle Kocher, la patronne d’Engie qui n’ pas manqué de rappeler que le défi va au-delà du réchauffement climatique. "On peut amener l’énergie à tout le monde – 1 à 2 milliards d’habitants n’y ont pas accès – et on peut améliorer la qualité de la vie en ville. Ce n’est pas seulement le réchauffement, mais aussi les particules.  Ce qui nous réunit c’est l’enjeu de l’accélération. Il faut mettre en place des standards élevés à moyen et long terme, préconise-t-elle. Il n’y a rien de plus global que le CO2, mais les réponses et les technologies sont locales. Même la production d’énergie rejoint les territoires. Il faut travailler sur les économies d’énergies dans les logements qui peuvent atteindre 30 à 40%. Il faut repenser totalement la mobilité dans les villes, revoir les flux. Cela peut prendre 10 ou 15 ans, mais il faut le faire. Il faut aussi un business model qui fonctionne."

Et Jean-Louis Chaussade, le directeur général de Suez Environnement, ne dit pas autre chose : "le profit et la compétition sont des moyens extrêmement puissants pour faire des choses". Ce qui ne l’empêche pas de demander un total changement de paradigme des villes : "produire moins et consommer moins et imaginer des villes qui produisent leur énergie. On ne pourra pas non plus continuer à importer la nourriture de pays lointains. Il faut envisager une agriculture urbaine…"

L’hydrogène totalement décarboné en 2030

La solution technologique est peut-être l’hydrogène. Henri Poupart-Lafarge, le PDG d’Alstom y croit dur comme fer. Il vient de recevoir une commande de 14 trains en Allemagne il y a quelques semaines. Intervenant au nom du Conseil de l’hydrogène, il a défendu "l’hydrogène qui a un rôle essentiel dans une économie dé carbonée. Elle permettra en 2050 d’économiser 6 giga tonnes d’émissions de CO2. 2050, c’est loin mais il faut commencer dès aujourd’hui", prévient-il avant de promettre "un hydrogène totalement décarboné dans nos moteurs pour 2030."

En attendant, John Kerry a rappelé que "nous sommes très loin de ce dont nous avons besoin. On se rapproche déjà des 1,5°C et à ce rythme nous serons à plus de 4°C à la fin du siècle. Il faut arrêter d’investir sur des énergies basées sur le charbon et décarboniser totalement l’électricité d’ici à 2050. C’est un objectif que nous pouvons atteindre." Avec ou sans Donald Trump ? D’ailleurs, il précise que la  plupart des Etats et des grandes villes américaines appliquent les Accords de Paris… et pour rassurer les plus sceptiques, il conclut : "nous n’allons pas changer notre économie de façon négative. Nous pouvons bien vivre et vivre longtemps si nous prenons des décisions intelligentes."

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1 commentaire

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13/12/2017 - 10h08 -

Je ris jaune lorsque je lis les déclarations d'Engie ou de Suez qui n'ont en fin de compte rien à proposer sinon tout ce qu'on sait déjà ? Mais c'est vrai que si l'on compte sur ces braves gens pour nous sortir du dérèglement dont ils sont en parti responsables, on peut se faire des cheveux blancs !
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