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L'Usine Auto

[En direct] Après la démission de Carlos Ghosn, Renault change officiellement de gouvernance

Simon Chodorge , , , ,

Publié le , mis à jour le 24/01/2019 À 16H19

Vidéo [ACTUALISÉ] Le conseil d'administration du constructeur automobile s'est réuni jeudi matin 24 janvier pour nommer Jean-Dominique Senard (actuel président de Michelin) à la présidence tandis que Thierry Bolloré est confirmé comme directeur général. Une page se tourne pour la gouvernance de Renault mais l'affaire Carlos Ghosn est loin d'être terminée.

[En direct] Après la démission de Carlos Ghosn, Renault change officiellement de gouvernance
Jean-Dominique Senard et Thierry Bolloré prennent les commandes de Renault.
© Renault

Le futur ex-PDG de Renault aura attendu le dernier moment. Toujours détenu au Japon, Carlos Ghosn a présenté sa démission dans la nuit du mercredi 23 au jeudi 24 janvier. Le ministre français de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire, a annoncé la nouvelle au Forum économique mondial de Davos (Suisse).

Un peu plus tard la même journée, à l'issue d'une réunion, le conseil d’administration de Renault a annoncé un changement de gouvernance : Jean-Dominique Senard, 65 ans, actuel président de Michelin, devient président du groupe et Thierry Bolloré, 55 ans, est nommé directeur général. Thierry Bolloré occupait jusqu'ici la fonction de "directeur général délégué" depuis le 20 novembre 2018, en remplacement de Carlos Ghosn, empêché par son arrestation au Japon. Ces deux nominations ne sont pas une surprise. Retrouvez ci-dessous le résumé des événements de cette journée décisive pour l'avenir du constructeur automobile français.

"Il est temps de mettre en place une nouvelle gouvernance"

"Carlos Ghosn vient de démissionner la nuit dernière", a déclaré Bruno Le Maire lors d’une interview à Bloomberg. "Désormais il est temps de mettre en place une nouvelle gouvernance parce que le plus important aujourd'hui, c'est de préparer le futur de Renault et de l'alliance [Renault-Nissan]", a complété le ministre (retrouvez la vidéo ci-dessous en anglais).

Même si le remplacement du PDG était prévu depuis plusieurs jours, la démission de Carlos Ghosn n’est pas anodine. Elle lui permet notamment d’éviter une révocation de la part du conseil d’administration. Malgré ce changement de gouvernance, l’affaire Carlos Ghosn est loin d’être terminée. Au Japon, le dirigeant est toujours soupçonné de malversations financières et d’abus de confiance. En France, les salariés de Renault s’interrogent sur d’éventuels faits similaires.

L'hypothèse du tandem Senard-Bolloré confirmée par le gouvernement

Actualisation du 24 janvier, 9h25 : L'information avait fuité dans la presse. Le gouvernement a aussi confirmé la "candidature" de Senard et Bolloré pour assurer en tandem la direction du groupe Renault.

"Il y a un duo qui sera présenté ce matin au conseil d'administration, Jean-Dominique Senard et M. Bolloré, avec le souhait d'avoir au fond une direction générale très exécutive, très opérationnelle", a déclaré le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux sur Radio Classique.

Nissan prévoit une AG en avril pour entériner la révocation de Carlos Ghosn

Actualisation du 24 janvier, 9h40 : Nissan a annoncé le 24 janvier la tenue d’une assemblée générale extraordinaire pour entériner la révocation de Carlos Ghosn et de son bras-droit Greg Kelly. L’AG devrait se tenir mi-avril 2019. Carlos Ghosn avait déjà été révoqué de ses fonctions de président de Nissan en novembre 2018 mais il était encore administrateur du groupe. Seule une assemblée générale permettrait de le démettre de cette fonction. Un nouveau administrateur sera choisi par Renault à cette occasion. En décembre 2018, Nissan avait refusé la tenue d’une telle AG comme le demandait Renault, ce dernier souhaitant peser dans le choix du remplaçant de Carlos Ghosn.

Senard et Bolloré officiellement nommés par le conseil d'administration

Actualisation du 24 janvier, 13h40 : Il n'y aura pas de coup de théâtre. Le conseil d'administration de Renault a officiellement nommé Jean-Dominique Senard président du groupe Renault tandis que Thierry Bolloré est confirmé au poste de directeur général, comme cela était attendu.

Jean-Dominique Senard aura également "la pleine responsabilité du pilotage de l’Alliance [Renault-Nissan", écrit le groupe dans un communiqué. "Il proposera au conseil d’administration tout nouvel accord d’Alliance qui lui semblerait utile à l’avenir de Renault."

"Le nouveau président du conseil d’administration de Renault devra évaluer et, si nécessaire, faire évoluer la gouvernance de Renault afin notamment d’assurer la transition vers la nouvelle structure", ajoute Renault.

Bruno le Maire a salué la nouvelle sur Twitter.

Cumul de postes jusqu'en mai 2019 pour Jean-Dominique Senard

Actualisation du 24 janvier, 14h25 : Selon un communiqué de Michelin, le mandat de Jean-Dominique Senard court “à compter du 24 janvier”. En parallèle, il continuera d’assurer la présidence de l’équipementier automobile jusqu’à la fin de son mandat, en mai 2019.

"La transition à la tête du groupe Michelin, annoncée dès février 2018, est engagée depuis mai 2018. À seulement quelques semaines du passage de relais, Florent Menegaux, gérant et futur président, a d’ores et déjà progressivement pris une part de plus en plus importante dans le pilotage du Groupe, en parfaite coordination avec Jean-Dominique Senard", justifie Michelin.

Des procédures particulières seront mises en place “en termes de rigueur et d’éthique”, précise l’entreprise. Jean-Dominique Senard verra également sa rémunération chez Michelin diminuer pendant la période de transition.

Nissan réagit positivement

Actualisation du 24 janvier, 14h35 : Nissan a aussitôt réagi au changement de gouvernance. “Au cours des 20 dernières années, chaque entreprise a respecté l’identité et l’autonomie de l’autre et en combinant nos forces nous avons créé des synergies et atteint une croissance fructueuse. Ces activités mutuellement avantageuses ne changeront d’aucune façon ; en réalité, nous croyons qu’elles doivent accélérer”, a commenté le PDG de Nissan Hiroto Saikawa.

À l'issue d'une conférence de presse, le PDG a apporté une précision sur l'évolution de la gouvernance chez Nissan : le nouveau président du groupe ne sera pas nommé à l'occasion de l'AG extraordinaire prévue pour mi-avril. Il sera désigné vraisemblablement plus tard, lorsque le constructeur aura reçu les conclusions du comité chargé d'examiner et d'améliorer la gouvernance de l'entreprise japonaise. La gouvernance de Nissan a en effet fait l'objet de critiques pour son rôle dans l'affaire Carlos Ghosn.

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