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Quotidien des Usines

En difficulté, le fabricant lézignanais de gants de travail Espuna travaille sur un plan de continuation

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Placé en redressement judiciaire fin juillet 2016, Espuna, producteur de gants de travail et de protection à Lézignan-Corbières (Aude), paye les frais de marges rétrécies par la crise des matières premières. Un nouveau manager travaille sur un plan de continuation de l’entreprise, dont le chiffre d’affaires a gagné 18 % au premier semestre 2016.

En difficulté, le fabricant lézignanais de gants de travail Espuna travaille sur un plan de continuation
Gants de protection.
© Espuna

Fabricant de gants de protection pour le BTP, l’industrie, l’énergie, la sécurité..., l’industriel de Lézignan-Corbières Espuna fait face depuis le 26 juillet 2016 à un redressement judiciaire (cessation des paiements le 18 juillet) qui l’a placé sous observation pour six mois.

Cette entreprise quinquagénaire a été reprise en 2010 par Alain Vogel-Singer (cet expert-comptable est aussi maire de la ville de Pézenas dans l’Hérault). "Deux ans plus tard, nous subissions déjà la hausse des matières premières", explique-t-il le 23 août à L’Usine Nouvelle. En 2015, l’entreprise (labellisée Entreprise du patrimoine vivant) a réalisé un chiffre d’affaires de près de 9,7 millions d’euros (un tiers à l’export), un chiffre stable mais associé à une perte nette de plus de 470 000 euros. "Les marges se sont dégradées depuis 2012 et nous dépendions de deux grands clients qui apportaient deux tiers du chiffre d’affaires, confie Alain Vogel Singer. Pour avoir un socle plus solide, je souhaitais trouver des partenaires mais les discussions entamées n’ont pas abouti."

Une force de vente "régénérée" et de nouveaux produits ont toutefois permis à Espuna de diversifier et d’élargir son portefeuille clients. "Les quatre clients majeurs ne représentent plus que 40 % du chiffre d’affaires et nous travaillons avec l’automobile, l’agroalimentaire", assure Alain Vogel Singer. Sur le premier semestre 2016, le chiffre d’affaires a même augmenté de 18 %. Le carnet de commandes, qui a doublé, atteint à ce jour 3 millions d’euros. Cependant, les hausses conjuguées du besoin en fonds de roulement et du crédit documentaire ont plombé la trésorerie et ont conduit l’entreprise à se placer sous la protection du tribunal de commerce.

Appelé en renfort fin juillet 2016, le manager de crise Patrice Dupont travaille sur l’élaboration d’un plan de continuation qui devrait être présenté au tribunal de commerce de Narbonne "d’ici à la fin de l’année, indique Patrice Dupont. Sur le plan commercial, la réorganisation a eu lieu et les perspectives sont très bonnes avec de nouveaux clients grands comptes. Cette belle petite société doit s’en sortir". L’effectif d’une cinquantaine de personnes, dont une moitié à l’atelier de Lézignan-Corbières (20% de la production, le reste est fabriqué à l’étranger), devrait rester similaire. Le prochain rendez-vous d’Espuna avec le tribunal de commerce est fixé au 27 septembre 2016.

Sylvie Brouillet

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