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En compétition pour la LGV Londres-Birmingham, la SNCF est plus que jamais "so british"

Olivier Cognasse , ,

Publié le

L’opérateur historique français du ferroviaire s’attaque au marché britannique. Il va répondre à un appel d'offre au sein d’un consortium pour l’exploitation d’une ligne à grande vitesse entre Londres et Birmingham.

En compétition pour la LGV Londres-Birmingham, la SNCF est plus que jamais so british
Une deuxième ligne à grande vitesse va voir le jour au Royaume-Uni après celle qui relie Londres au tunnel sous la Manche
© Siemens

Alors que la SNCF considère bien souvent qu’il n’est plus utile de développer des nouvelles lignes à très grande vitesse (LGV) sur le territoire national, elle a trouvé un autre terrain pour développer son savoir-faire. La preuve ! Elle va répondre à l’appel d’offres pour la franchise "West Coast Partnership" qui concerne l’exploitation de la nouvelle LGV Londres – Birmingham au sein d'un consortium, où il détiendrait 30 % contre 20 % à Virgin et 50 % à Stagecoach. Cette franchise concerne aussi la "West Coast Main Line", une grande ligne classique qui circule jusqu'en Ecosse à Glasgow et Edimbourg. Elle est déjà exploitée par les deux entreprises britanniques et il s’agira de poursuivre l’exploitation à partir de 2019.

"Ce contrat devrait durer au moins une douzaine d’années. Il comprend la préparation de la future ligne à grande vitesse qui sera livrée en 2026 pour les 225 premiers kilomètres et en 2027 pour les 60 kilomètres suivants, puis son exploitation", explique à L'Usine Nouvelle Mathias Emmerich, directeur général délégué pour la performance chez SNCF Mobilités.  

Le résultat de l’appel d’offres attendu pour mi-2018

Actuellement, le consortium est en phase de pré-qualification, comme les autres concurrents, pour recevoir l’autorisation des autorités britanniques de concourir au futur appel d’offres. "La remise des dossiers aura lieu en fin d’année et le résultat devrait être connu mi-2018", précise Mathias Emmerich. Le projet de cette LGV donnera naissance à la deuxième ligne britannique à grande vitesse, après celle qui relie Londres au tunnel sous la Manche. Actuellement, la ligne Londres – Birmingham – Manchester transporte 35 millions de voyageurs pour un chiffre d’affaires supérieur à 1 milliard de livres Sterling. A la SNCF, on estime que la barre des 50 millions de voyageurs sera aisément franchie lorsque Londres et Birmingham seront reliées en 49 minutes, tandis que Manchester ne sera plus qu’à 1h08 de la capitale anglaise, soit la moitié du temps actuel.

L’arrivée de la SNCF dans ce consortium confirme sa présence au Royaume-Uni. Déjà présente avec l’Eurostar, elle est surtout représentée outre-Manche par sa filiale Keolis (train, métro, tram). Alors pourquoi avoir décidé de concourir directement ? "Le besoin est celui d’une expertise en grande vitesse. C’est la SNCF qui l’a et non Keolis, rappelle le directeur général délégué pour la performance chez SNCF Mobilités. Nos deux partenaires ont pensé que le consortium serait plus convaincant avec la SNCF. Et nous sommes très complémentaires. De plus, Keolis, déjà bien implanté, cherche des participations majoritaires. Etre minoritaire n’est pas un problème pour nous."

 

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