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En cédant son activité polyamides à BASF, Solvay transfère les derniers vestiges de l'âge d'or de Rhône-Poulenc

Aurélie M'Bida , , , ,

Publié le

Analyse Solvay vend à BASF ses activités dans les polyamides et achève ainsi un "cycle d'une quarantaine d'opérations". Il signe également le transfert définitif du dernier symbole de ce qui faisait Rhône-Poulenc, avant que le groupe ne soit démantelé.

En cédant son activité polyamides à BASF, Solvay transfère les derniers vestiges de l'âge d'or de Rhône-Poulenc
Jean-Pierre Clamadieu, Solvay
© Luc Perenom

Le belge Solvay vient de boucler une solide opération, à 1,6 milliard d'euros. Une transaction qui n'est pas une surprise pour le groupe familial. En cédant à l'allemand BASF les clés de son activité polyamides, il achève son recentrage du secteur de la chimie de base fortement concurrentiel (et moins rentable) vers la chimie de spécialité "à haute valeur ajoutée". Solvay permet également à son rival de conforter son leadership dans le Nylon, nom commercial du polyamide 6.6. Dans la droite lignée des concentrations en marche dans la chimie ces deux dernières années.

Basé à Bruxelles mais historiquement enraciné en France depuis le rachat de Rhodia, ancienne division du géant chimique et pharmaceutique démantelé, Rhône-Poulenc, le groupe Solvay se concentre depuis sur des applications spécifiques dans l'industrie aérospatiale, l'automobile et l'industrie du pétrole et du gaz, où elle peut atteindre des marges plus élevées. Ainsi par exemple du rachat en 2015 de l'américain Cytec qui avait propulsé le groupe de chimie au deuxième rang mondial des producteurs de matériaux composites dédiés à l'aéronautique, derrière l'américain Hexcel. A l'inverse, le groupe dirigé par Jean-Pierre Clamadieu, se désengage en décembre 2016 d'Acetow, sa filiale spécialisée dans les composants des filtres de cigarettes au fonds d'investissement américain Blackstone. Deux ans auparavant, c'était la sortie de la filière PVC. En avril 2014, Solvay a en effet annoncé la cession de sa branche "compounds" de PVC, appelée Benvic Europe, au fonds d’investissement américain Open Gate Capital.

Dernière opération depuis la fusion avec Rhodia

Avec la cession rendue publique ce mardi 19 septembre, Solvay confirme qu'il s'agit "probablement la dernière opération de portefeuille importante du cycle actuel de transformation du groupe", selon son directeur général lors d'une conférence de presse.  Et d'ajouter : "on met un point final à un ensemble de projets qui visait à restructurer notre portefeuille d'activités et que nous avons engagé il y a quatre ans après la fusion entre Solvay et Rhodia". Cette dernière transaction, sur un "cycle d'une quarantaine d'opérations" représente, 1,3 milliard d'euros de chiffre d'affaires, douze usines, 2400 personnes dont 1400 personnes en France.

Des "restes" de l'ancêtre Rhône-Poulenc, scindé en deux, il ne reste donc de français que l'activité pharmaceutique portée par Sanofi Aventis. Le cœur de son activité chimie, aujourd'hui fortement concurrencée par le marché asiatique notamment, est totalement repensé par le belge Solvay, qui à l'inverse de Rhodia, prend le virage de la spécialité : matériaux de performance, chimie de formulation, et deux actifs "générateurs de cash" que sont le carbonate de soude et le peroxyde (eau oxygénée), polymères de spécialités et les composites.

S'agissant de la cession à BASF, la conclusion des accords définitifs est attendue dans les prochains mois après consultation des instances sociales des trois sites concernés par l'opération, a indiqué Solvay. Solvay et BASF entendent finaliser la transaction au troisième trimestre 2018 après obtention des autorisations réglementaires habituelles et l’accord formel du partenaire dans une co-entreprise existante (Invista), qui a déjà donné son accord de principe.

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