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En cas de retrait de l'Etat, la famille Peugeot prête à monter au capital de PSA

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Vu sur le web La famille Peugeot se confie dans Les Echos Week-end et évoque notamment sa montée au capital de PSA. 

En cas de retrait de l'Etat, la famille Peugeot prête à monter au capital de PSA © Les Echos Week-end

Le clan Peugeot se prête à un exercice inédit dans Les Echos Week-end avec notamment une belle photo de famille. L'occasion également de se confier sur les orientations stratégiques chez PSA.

Entré au capital du groupe début 2014 en même temps que le chinois DongFeng, l'Etat envisagerait désormais de se retirer avec à la clé une jolie plus-value. La valeur des parts rachetées en 2014 pour 800 millions d'euros est désormais estimée à 1,5 milliard d'euros, des fonds utiles alors que les coûteuses recapitalisations d'Areva et d'EDF sont au programme. Et dans ce scénario, les Peugeot sont prêts à remonter au capital du groupe PSA si l'Etat, mais dans des proportions encore à déterminer.  

Thierry Peugeot plus offensif

"La famille reste ouverte", déclare ainsi Robert Peugeot, président de FFP, l'une des holdings familiales, tout en précisant que "nous n'avons pas des moyens illimités" et qu'il ne faut pas "mettre tous les oeufs dans le même panier". Il défend au passage sa stratégie de diversification des investissements de la famille, sans laquelle "nous n'aurions pas pu réinvestir dans l'automobile".

Son cousin Thierry, ancien président du conseil de surveillance de PSA et le plus attaché au contrôle familial sur le constructeur lors de la crise financière de 2012, est partisan d'une remontée plus nette. "On peut fournir l'effort, il faut y aller franchement. On est très nombreux à être sur la même longueur d'onde", déclare-t-il aux Echos. "Les Peugeot ne sont pas une holding financière. Notre ADN, c'est l'automobile."

Redistribuer à DongFeng et Peugeot ou conserver une structure à trois actionnaires

Depuis la recapitalisation de PSA début 2014, trois actionnaires de référence détiennent chacun 14% environ du capital: les Peugeot, le chinois Dongfeng et l'Etat français. En cas de montée au capital d'un des trois actionnaires, les deux autres doivent donner leur feu vert.

Pour maintenir un équilibre, l'Etat peut céder une participation similaire aux Peugeot et à Dongfeng, afin que tous deux se renforcent à l'identique, ou bien favoriser l'arrivée d'un autre acteur pour conserver la structure à trois qui a accompagné avec succès la stratégie de redressement du président du directoire Carlos Tavares. A suivre...

 

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