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L'Usine de l'Energie

En Asie, Alstom passe le lignite au régime ultra-supercritique 

Manuel Moragues , , , ,

Publié le

Alstom a remporté un contrat pour la construction de la première centrale électrique au lignite d’Asie qui fonctionnera en conditions ultra-supercritiques. De quoi, selon le français, augmenter le rendement de 20% et réduire d’autant les émissions de CO2 par électron produit.

En Asie, Alstom passe le lignite au régime ultra-supercritique © D.R.

Rendre le charbon le plus sale, le plus propre possible. C’est l’enjeu du contrat remporté par Alstom en Thaïlande. Le français a annoncé, ce lundi 9 mars, qu’il avait été retenu par Electricity Generating Authority of Thailand (EGAT) dans le cadre d’un consortium avec Marubeni Corporation pour livrer une centrale électrique clés en main de 600 MW pour 950 millions d’euros. La part d’Alstom s’élèvera à près de 520 millions d’euros selon le communiqué du groupe.

Chaud, très chaud

La centrale de Mae Moh, qui devrait entrer en service en 2018, sera la première centrale au lignite d’Asie à fonctionner dans des conditions ultra-supercritiques, se félicite Alstom. Ultra-supercritique, cela veut essentiellement dire chaud, très chaud : la vapeur qui fait tourner les turbines - et les générateurs d’électricité associés - franchit les 600°C. Et la pression dépasse 250 bars. Des conditions extrêmes qui permettent de pousser le rendement d’une centrale à charbon au-delà de 46%. Soit, pour une même quantité de combustible, plus de kilowattheures et moins d’émissions de CO2.

Technologie en expansion

Le charbon n’est pas près de perdre son statut de première source d’électricité, tout particulièrement en Asie où se concentrent les deux tiers du marché mondial des centrales à charbon. Les technologies permettant de limiter les émissions de ce combustible fossile ultra polluant sont donc cruciales. A l’image de la technologie ultra-supercritique : alors que la première centrale de ce type date d’à peine 2006, ce sont près de la moitié des centrales construites aujourd’hui par Alstom qui utilisent cette technologie.

Désulfuration

Dans le cas de la centrale de Mae Moh, qui utilise le charbon le plus sale, le lignite, Alstom va remplacer deux unités anciennes. Le français prévoit d’installer une chaudière ultra-supercritique intégrant une réduction catalytique sélective des oxydes d’azote (NOx) et des solutions de contrôle de la qualité de l’air. En particulier un système de désulfuration des gaz de combustion par voie humide, "destiné à la réduction des oxydes de soufre de l’ordre de 98 %", et des "dépoussiéreurs électriques conçus pour capturer les émissions de particules et de poussières à un niveau de près de 99,9 %." Selon le français, le rendement de conversion du charbon en électricité sera accru de 20% et les émissions de CO2 par kWh produit réduites de 20%. Reste qu’avec toujours plus d’électricité produite avec le charbon, les émissions augmenteront tout de même.

Manuel Moragues

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