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L'Usine Aéro

En Aquitaine, Dassault soigne ses sous-traitants

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Enquête Les usines locales préparent la fabrication du Falcon nouvelle génération et espèrent augmenter la cadence grâce au Rafale.

En Aquitaine, Dassault soigne ses sous-traitants
À Mérignac, la chaîne des Rafale tourne à un avion par mois. L’avionneur souhaite accélérer la cadence.

Les négociations entre Dassault et l’Inde, mais aussi le Canada et la Malaisie sont suivies de près en Aquitaine. Car c’est ici, dans l’usine de Mérignac, près de Bordeaux (Gironde), qui emploie 1 300 salariés, que le Rafale est assemblé. Actuellement, avec les commandes de l’armée française, seul un avion par mois sort des ateliers. L’Inde, qui souhaite construire à domicile ses avions de chasse, devrait tout de même apporter 18 contrats à la région. Ce sont tous les sous-traitants qui vont profiter de cette manne.

L’usine de Mérignac, qui réalise aussi l’aménagement intérieur personnalisé pour les avions d’affaires Falcon 7X, « fait travailler une cinquantaine d’entreprises régionales », indique son directeur, Jean-Marie Pontois. Ce qui représente 25 millions d’euros de chiffre d’affaires pour de la tuyauterie, de la tôlerie, de l’aménagement intérieur. Des PME qui ont grandi avec Dassault, à l’image des établissements Catherineau à Saint-Médard-en Jalles (90 salariés, 9 millions d’euros de chiffre d’affaires), devenus le leader français dans l’aménagement d’avions VIP.

Chez Dassault, on soigne les sous-traitants. « En les aidant à se diversifier, nous essayons de faire en sorte qu’ils ne dépendent pas de nous à plus de 30% ou d’un programme en particulier », souligne Patrick Corbeau, le responsable du service sous-traitance à Mérignac, qui emploie 25 personnes. Exceptionnellement, des formations normalement réservées au personnel leur sont même ouvertes. En outre, sur certains procédés complexes, ils sont certifiés par Dassault. Un « plan de progrès » annuel permet d’évaluer et d’améliorer les relations.

Forte proximité des fournisseurs

« Nous sommes de plus en plus partenaires », précise Jean-Marie Pontois. Les sous-traitants achètent directement la matière première au prix Dassault par le biais d’une centrale créée pour eux. À Biarritz (Pyrénées-Atlantiques), l’usine du groupe (980 salariés), spécialisée dans la production d’éléments composites et d’assemblage de fuselage, est désormais en pleine effervescence. Le lancement de la fabrication du tout nouveau Falcon Super Mid-Size (SMS) va augmenter la charge pour les 68 fournisseurs, qui bénéficient déjà de 26,5 millions d’euros de contrat global annuel.

En outre, la relation de proximité est forte : 42 sous-traitants sont localisés dans les Pyrénées-Atlantiques. Même philosophie à l’usine girondine de Dassault à Martignas-sur-Jalle (480 salariés), qui fabrique les voilures d’avions. Elle apporte 15 millions d’euros de chiffre d’affaires chaque année à 25 sous-traitants. Des sous-traitants qui se réjouissent de voir s’éloigner la crise dans l’aviation d’affaires. « En termes d’activité, nous sommes revenus au niveau de 2006 mais pas encore de 2008 », assure, optimiste, Jean-Marie Pontois.

Les principaux investissements en cours

  • Thales va investir 200 millions d’euros dans un campus industriel à Mérignac (Gironde). Il y regroupera ses usines du Haillan (Thales Avionics) et de Pessac (Thales Systèmes Aéroportés). Le site devrait être opérationnel en 2016.
  • Le constructeur automobile Ford compte débourser 125 millions d’euros sur cinq ans pour réindustrialiser son usine de Blanquefort (Gironde) et maintenir 1 000 emplois durant cette période. L’État et les collectivités locales apporteront 12,5 millions d’euros d’aides.
  • Le groupe chocolatier suisse Lindt & Sprüngli va injecter 70 millions d’euros, en deux ans, sur son site d’Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques). Objectif : augmenter la production de 25% et créer une cinquantaine d’emplois.
  • Safran investit 35 millions d’euros dans son usine Messier-Bugatti-Dowty à Bidos (Pyrénées-Atlantiques), où un bâtiment est en construction. Y seront fabriquées les tiges en titane pour les trains d’atterrissage des gros-porteurs, tels que l’Airbus A 350 et le Boeing 787 Dreamliner.

 

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