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L'Usine de l'Energie

En Allemagne, le charbon est roi

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En Allemagne, le charbon est roi © luftbild-blossey

Les énergies renouvelables, subventionnées à hauteur de 23,5 milliards d’euros, ont assuré l’an passé 23,4% de la production d’électricité en Allemagne, estimée à 629 milliards de KWh. Bien qu’en légère hausse, cette électricité verte reste inférieure à la production des centrales alimentées au… lignite. Avec 162 milliards de KWh (+ 6,5% sur un an), ces centrales polluantes enregistrent le niveau le plus élevé depuis 1990, année de l’absorption de la RDA par la RFA. La part du charbon dans la génération d’électricité a même grimpé à 45,5% – contre 44% en 2012 – si l’on inclut la production des centrales utilisant de l’anthracite (124 milliards de KWh, + 7%). Dans le même temps, les centrales à gaz ne produisaient que 66 milliards de KWh, 10 milliards de moins qu’en 2012.

Prix bas

Les énergéticiens allemands ont compensé l’arrêt programmé de leurs centrales nucléaires en 2022, en profitant des bas prix du charbon thermique, au détriment du gaz naturel, en moyenne trois fois moins polluant. L’effondrement des prix des permis d’émissions de CO2 a favorisé l’utilisation du charbon, explique Jochen Diekmann, un dirigeant de l’institut DIW. Ce que confirme Debriv, le lobby allemand du lignite. Les prix des permis d’émissions de CO2 devraient être multipliés par dix pour modifier sensiblement le mix d’approvisionnement des centrales thermiques. En 2013, 2 743 MW de nouvelles capacités utilisant du lignite ont été installées, alors que 1 321 MW étaient fermées. Ces centrales concurrencent directement les centrales au gaz.

"La situation est schizophrénique avec la renaissance des centrales au lignite, alors que les centrales thermiques plus efficientes n’ont aucune chance d’entrer dans le marché", dénonçait l’an passé Stefan Wenzel, le ministre Vert de l’Environnement de Basse-Saxe. Les émissions de dioxyde de carbone, qui ont grimpé de 917 millions de tonnes (Mt) en 2011 à 931 Mt en 2012, devraient s’être encore appréciées de 20 Mt en 2013. Soucieux de ne pas pénaliser l’industrie allemande, le gouvernent d’Angel Merkel devrait s’opposer à la hausse importante des prix des permis d’émissions de CO2.

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