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En 2040, la mobilité sera intelligente, collaborative et intégrée

Olivier Cognasse

Publié le

L’enquête du cabinet Oliver Wyman se projette dans la mobilité des prochaines décennies avec les futures révolutions qui vont toucher le transport de voyageurs.

En 2040, la mobilité sera intelligente, collaborative et intégrée
Gare de Strasbourg (photo d'illustration)
© Pascal Guittet - L'Usine Nouvelle

Le secteur des transports terrestres de voyageurs connait des transformations majeures avec les nouvelles technologies (numérique, véhicules autonomes,…)  qui va demander aux acteurs traditionnels de s’adapter rapidement. Le cabinet Olivier Wyman a présenté ce vendredi 31 mars sa nouvelle étude sur le transport intitulée "Mobilité 2040 : devancer les perturbations". Pourquoi 2040 ? C’est le contexte des investissements qui sont réalisés pour plusieurs décennies. "Quand vous achetez un train pour 30 ou 40 ans. Et pendant ce temps-là, vous avez des acteurs du digital qui ont des cycles très courts", explique Jean-Pierre Cresci, associé au sein du cabinet Olivier Wyman et spécialiste des transports.

Aujourd’hui, la grande problématique, c’est la forte augmentation du nombre de gens qui voyagent et qui entraîne des investissements massifs sur les routes et dans le ferroviaire. Or "les capacités installées ne sont utilisées qu’à 30%. Dans ces conditions, le système ne peut pas être à l’équilibre structurellement, analyse Jean-Pierre Cresci. Les acteurs historiques ont beaucoup de capacités, mais leur modèle économique n’est pas pérenne sauf à être subventionné et … les clients ne sont jamais satisfaits."  

L’exemple de Londres cité dans l’étude montre que les trains de banlieue sont utilisés à 115% en heures de pointe et à seulement 30% le reste du temps. Les investissements en infrastructures, matériel roulant et technologie sont calculés sur un trafic qui s’étale sur 6 heures par jour. En moyenne, la rentabilité des exploitants de voies ferrées est inférieure à leur coût du capital inique l’étude.

"Les opérateurs sous-estiment les mutations en cours"

Et d’avancer pour le futur la combinaison du ferroviaire avec le covoiturage et le véhicule autonome. Le digital doit également permettre de résoudre certains problèmes en donnant davantage d’informations à l’usager et une meilleure gestion des capacités. La SNCF a déjà engagé différentes actions sur ce sujet. Mais Jean-Pierre Cresci regrette que "les opérateurs historiques sous-estiment les mutations en cours et notamment la mobilité intelligente. La SNCF et sa filiale Keolis ont pris le sujet du digital en main, mais quelles vont être les implications sur l’utilisation des capacités ?", s’interroge le consultant.

Dans les prochaines décennies, la mobilité sera intelligente et collaborative, avec une meilleure utilisation des moyens de transport. Elle intégrera de multiples modes de transport, une gestion intelligente du trafic, ont répondu les 200 dirigeants européens et nord-américains interrogés pour cette étude. La décroissance du modèle de la voiture personnelle va se poursuivre au profit du covoiturage avec le véhicule autonome et du nombre d’acteurs et … des transports publics.

 

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