En 2020, quelles perspectives pour l’industrie française ?

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Publi-rédactionnel 2020. Une nouvelle décennie s’ouvre, pleine d’opportunités et d’innovations. L’industrie française semble progressivement sortir de la crise et envisager un futur plus radieux. Cependant, elle doit continuer à s’en donner les moyens.

En 2020, quelles perspectives pour l’industrie française ?

Aujourd’hui, le sens du mot « Industrie » a changé. Les nouvelles technologies et innovations, dans les domaines de la communication, du management, de l’information transforment le quotidien de celles et ceux qui travaillent sur les sites industriels. La notion d’Industrie du Futur est née, qu’en sera-t-il d’ici 5 ans ?

 

La situation s’améliore en France

La France est rarement vue comme un pays industriel attractif. Elle n’est certes pas aussi industrielle que ses voisins. Cependant, l’industrie étendue (qui regroupe l’industrie manufacturière, les services industriels et le secteur de l’énergie) représente tout de même 25 % de la valeur ajoutée de notre pays, soit 512 milliards d’euros. (1) Cette industrie étendue est donc le garant de notre compétitivité et nous devons en prendre le plus grand soin.

Loin de l’image vieillissante qui lui est associée, l’industrie française n’a jamais été aussi moderne. Depuis 2012, l’âge moyen du parc machine s’est rajeuni, passant à 17 ans. Il devient ainsi comparable à celui de l’Allemagne, qui a augmenté sa production en faisant le choix d’installer de nouveaux équipements tout en conservant les anciens. Peut-être ne devrions-nous pas attendre d’avoir complètement amorti une machine avant de la remplacer, mais au contraire, faire coexister les deux générations.

Notons également que, depuis plusieurs années, le nombre d’ouvertures d’usines est supérieur à celui des fermetures (+120 contre – 100). Ce phénomène s’accompagne d’ailleurs d’une consolidation des acteurs ayant résisté à la décroissance. L’industrie française compte 2,8 millions de salariés et s’est remise à recruter. Des données qui sont importantes à rappeler et qui sont encourageantes.

 

L’importance de l’automatisation pour moderniser davantage l’outil industriel

Un des fondements de la réussite passe par l’investissement et l’automatisation. En particulier à l’aube de cette période où le numérique et les robots convergeront. Si la France veut assurément rattraper son retard et se faire une place en pole position des pays, elle doit continuer à investir. Par rapport à ses voisins européens, hors secteur automobile, l’Hexagone investit 3 à 4 fois moins dans les équipements industriels. Le taux de croissance annuel de la robotisation plafonne d’ailleurs à 3,4 % en France contre 6,7 % en Espagne. Les gains en productivité convertis (c’est-à-dire, la baisse du volume d’heures travaillées tout en conservant une productivité similaire), ne sont que de 7,9K euros/ETP en France, contre 36,1 en Allemagne.

 

Des nouvelles démarches pour la reconquête industrielle

Pour mieux reconstruire l’industrie française, un plan annoncé par le président de la République, en avril 2019, rentre en compte : le Pacte productif. Il a en effet pour objectif d’améliorer la compétitivité de l’industrie, tout en voulant participer au plein emploi et en créer de nouveaux.

Parmi les options possibles : le Suramortissement accéléré à la modernisation de l’outil industriel (SAMOI). Il aidera les entreprises souhaitant réaliser un investissement dans les solutions de l’Industrie du Futur en France ou dans la transition énergétique de leurs activités. De cette façon, ce dispositif respecte les critères du Pacte Productif en adoptant une politique écologique et en créant une valeur en accord avec les ambitions de la nouvelle industrie française. Représentant 3 à 4 milliards d’euros par an (30 % de l’investissement Industrie du Futur), il pourrait amortir 200 % de l’investissement en 5 ans.

 

Quelles propositions pour l'avenir ?

En France, la notion d’usine connectée et l’adoption du digital sont encore trop inégalement déployées, avec seulement 14 % des entreprises interrogées (2), ayant adopté une solution digitale « Industrie du Futur ». En outre, 81 % des entreprises ne connaissent ou n’utilisent pas d’AGV ou d’AMR (3), signe d’une méconnaissance de l’usine digitale ou connectée. Or, ces nouvelles technologies permettent aux entreprises, y compris à celles qui fabriquent une grande variété de produits à faible volume, de produire mieux et de renforcer leurs compétitivités.

 

La robotique collaborative, une clé pour la modernité ?

Les robots collaboratifs (ou cobots) sont une des voies à explorer pour les entreprises industrielles souhaitant moderniser leurs activités et augmenter leur productivité, sans avoir à remplacer l’intégralité de leur parc machines. Ils prennent la forme de bras robotisés de tailles et de poids divers, dont la charge utile varie de 3 à 16 kilos. Là où les robots industriels traditionnels sont spécifiquement conçus pour n’accomplir qu’une seule tâche précise, rapidement et sans supervision humaine, les cobots peuvent, eux, être programmés au gré des besoins d’une entreprise. Vissage, soudage, transfert, packaging, inspection qualité… la quasi-totalité des activités industrielles est à la portée des robots collaboratifs et des opérateurs qui n’ont pas besoin de formations techniques spécifiques pour les programmer. Les robots mobiles autonomes (AMR) sont aussi de plus en plus répandus. Leur capacité à optimiser en toute autonomie le transport de palettes et autres charges lourdes au sein d’un entrepôt est très appréciée.

Moins chers que les robots industriels, les cobots prennent également moins de place, sont plus sûrs, plus simples et plus rapides à installer et ont un ROI inférieur en moyenne à un an. Ils permettent à toutes les entreprises, de tous les secteurs, dont les TPE/PME qui n’avaient souvent jusque-là aucune solution d’automatisation de leurs activités, d’améliorer leur productivité et de rester concurrentielles.

Le but de l’automatisation collaborative n’est pas de remplacer les opérateurs, mais de les replacer au centre de l’outil productif en les délestant des tâches répétitives, pénibles et parfois dangereuses, causes de TMS et autres arrêts maladie. Les robots collaboratifs sont spécialement conçus pour travailler sans risque en milieu ouvert, aux côtés des opérateurs.

 

Formation et solutions de financement : axes réalisables d’amélioration

Dans l’étude « L’industrie du futur, le levier pour relancer l’industrie française », commanditée par Le Symop, l’Alliance Industrie du Futur et le GIMELEC, cinq leviers clés ont été formulés pour aider l'industrie à se redresser, de façon concrète et réalisable, et pour bâtir une industrie forte d'ici 2025, avec pour objectif ambitieux d’atteindre 95 Md€ de VA supplémentaire à cet horizon.

L’un des leviers porte sur la formation. L’industrie recrute, mais fait face à un déficit de compétences qui sont cruciales pour sa modernisation et son passage au 4.0. Développer des plates-formes de formation, intégrer les métiers de l’industrie du futur dans les cursus et sensibiliser le grand public et le milieu scolaire à ces derniers sont une des priorités à viser. Certaines entreprises ont choisi de former leurs salariés en attendant la montée en compétences des jeunes générations. Nous pensons que les fabricants d’équipements ont également un rôle à jouer dans la formation des salariés et des formateurs. Cela peut passer par la mise à disposition de modules de formation gratuits et par plus de coopérations avec des lycées professionnels, des universités, des centres de recherche et de développement, voire des CFA créés par des groupes industriels.

Les dispositifs fiscaux incitatifs et aides au financement sont aussi un aspect important, surtout pour les PME. À ce titre, l’année dernière, le gouvernement avait relancé le dispositif de suramortissement, qui offre aux PME une déduction de 40 % de la valeur d'origine des équipements robotiques (et de nombreux autres) achetés avant la fin 2020. Ce genre d’initiative est à maintenir et même à développer à une échelle plus large. Il faut soutenir toute entreprise qui souhaite réaliser un investissement dans les solutions d’Industrie du Futur en France, afin de développer la production locale. De notre côté, nous avons pris parti avec notre partenaire DLL de proposer aux entreprises de toutes tailles des solutions de financement limitant l’investissement en capital.

Elles ont maintenant le choix entre plusieurs solutions allant de la location de cobots au crédit-bail, leur permettant de se lancer dans des projets d’automatisation, tout en préservant leur trésorerie et sans avoir à se soucier des fluctuations saisonnières de leurs activités.

À la question : l’industrie française est-elle dans l’impasse ? La réponse est non.

Comme nous l’avons souligné, la croissance reprend. Il faut capitaliser sur cet élan en appuyant les efforts sur les questions fondamentales comme l’investissement dans les nouvelles technologies, la formation des nouvelles générations aux postes existants et futurs, l’attrait des salariés pour l’industrie…

Ce n’est qu’en modernisant l’industrie française qu’elle pourra rester concurrentielle. La robotique collaborative propose des solutions rentables, faciles d’accès, flexibles et adaptées à toutes les entreprises, peu importe leurs tailles et leurs domaines d’activité (agroalimentaire, automobile, métal, plastique…).

J’encourage les industriels à prendre conscience de l’opportunité qui s’offre à eux et à sauter le pas de l’automatisation pour faire pleinement partie de cette industrie de demain : connectée, optimisée, créative et collaborative. Une industrie à la hauteur de la France.

 
(1) Étude « L’industrie du futur, le levier pour relancer l’industrie française », Accenture Strategy.
(2) Étude « L’industrie du futur, le levier pour relancer l’industrie française », Accenture Strategy.
(3) Automatic Guided Vehicule, Autonomous Mobile Robot.
 

Contenu proposé par Universal Robots

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