L'Usine Aéro

En 2018, livraisons et commandes en baisse pour ATR

Olivier James , , ,

Publié le

L’année 2018 est marquée par des livraisons et des commandes en baisse pour ATR. Le nouveau patron du groupe, arrivé en septembre 2018, est confronté à un marché difficile.

En 2018, livraisons et commandes en baisse pour ATR © ATR

Pour la présentation de ses premiers résultats en tant que patron d’ATR, Stefano Bortoli – nommé à la tête du groupe en septembre 2018 – aura été contraint jeudi 31 janvier de faire état d’une situation commerciale mitigée. En 2018, le spécialiste des avions régionaux turbopropulseurs, coentreprise entre Airbus et Leornardo-Finmeccanica, a livré 76 appareils, contre 78 en 2017. C’est 12 appareils de moins que lors du pic historique de livraisons intervenu en 2015 pour l’avionneur. ATR rate de peu son objectif de livrer 80 appareils. Le groupe est tout de même parvenu à maintenir stable son chiffre d’affaires à 1,8 milliard de dollars, comme en 2017.

Du côté des ventes également, l’année 2018 marque un affaissement significatif des commandes. ATR a engrangé 52 commandes fermes en 2018, dont 20 pour l’ATR 42-600, c’est plus de deux fois moins qu’en 2017, année où le groupe avait cumulé 113 commandes. Un niveau qui réduit de facto le carnet de commandes, même si sur les deux dernières années le ratio commandes-livraisons – le book to bill dans le jargon aéronautique – demeure légèrement positif avec au total 165 commandes et 154 livraisons. Un fléchissement qui n’inquiète pas outre mesure le dirigeant, mettant en avant les trois années de production que représente encore le carnet de commandes.

Les services montent en puissance

Une situation contrastée qui s’explique notamment par la résistance de deux marchés considérés comme majeurs pour le groupe : l’Iran et la Chine. Pour le premier, ATR fait les frais de l’embargo décidé unilatéralement des Etats-Unis sur l’Iran, ayant pour conséquence l’impossibilité de livrer l’ensemble des 20 avions de la commande d’Iran Air. En Chine, l’avionneur basé à Toulouse connaît toujours des difficultés à pénétrer un marché qui semble freiner des quatre fers la certification des appareils d’ATR…

Il y a tout de même de quoi se réjouir pour le nouveau patron, remplaçant au pied levé en septembre Christian Scherer revenu chez Airbus pour prendre la place de John Leahy, le directeur commercial. En 2018, malgré l’absence de commandes géantes, ATR est parvenu à séduire trois nouveaux opérateurs : Silver Airways aux Etats-Unis, Ewa Air à Mayotte et HAC au Japon. L’avionneur a également signé ses premiers contrats pour des avions équipés de son système de réalité augmentée en cas de mauvaise visibilité, ClearVision, développé par la société israélienne Elbit. Quant aux services, enjeu clé de l’aéronautique pour les décennies à venir, ATR a ouvert en 2018 à Toulouse un nouveau centre de service client disponible 7j/7 et 24h/24.

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