En 2017, les augmentations de salaire à un niveau historiquement bas

Astrid Gouzik

Publié le

Sur le terrain des augmentations salariales, les entreprises seront particulièrement prudentes cette année. Avec un taux de 2,3% pour les augmentations globales, la France fait, une nouvelle fois, figure de mauvaise élève en Europe.

En 2017, les augmentations de salaire à un niveau historiquement bas © Flickr - Ken Teegardin - c.c.

Il y a une bonne et une mauvaise nouvelle, dans l'étude sur les révisions salariales publiée par le cabinet de conseil AON-Hewitt ce mardi 6 septembre. Tout d'abord, en 2016, les augmentations de salaires ont été supérieures aux prévisions. Selon les données publiées par AON, les salaires ont augmenté de 2,7% alors que la prévision était de 2,4%.

La mauvaise nouvelle concerne les prévisions pour l'année à venir. Son enquête, menée du 6 juin au 22 juillet 2016 auprès de plus de 300 entreprises françaises de tous secteurs et de toutes tailles, révèle que le taux des augmentations globales serait de 2,3%. En 29 ans d’étude menée par Aon Hewitt, ce taux apparaît comme historiquement bas.

Si la tendance est à la baisse chez nos voisins européens, la France fait toujours figure de mauvaise élève.  Moins stable que l’an dernier, le Royaume-Uni subit une baisse de 0,1 point, avec un taux d’augmentation de 2,9% prévu pour 2017. La France se rapproche du modèle allemand qui recule également de 0,1 point pour un taux d’augmentation de 2,8%.

Les augmentations individuelles ont toujours la cote

En France, les augmentations individuelles ont toujours la faveur des entreprises interrogées. En 2016, le taux d'augmentation individuelle, défini en fonction de l'appréciation de la performance d'un salarié, est de 2,5% quand le taux des augmentations générales plafonne à 1%. Et presque une entreprise sur deux n'a procédé qu'à des augmentations individuelles.

AON a également questionné les entreprises concernant leurs priorités en termes de ressources humaines pour l'année à venir. Pour 23% des entreprises la priorité est la gestion des talents et des compétences : le recrutement, la fidélisation des talents, la mobilité. Ensuite arrivent ex-aequo la baisse des coûts, le bien-être des salariés et le management de la performance. Le bien-être au travail fait son apparition cette année dans le top des priorités chassant l’engagement des salariés du podium.

L'impact de la loi Travail

Enfin, AON a tenté d'évaluer l'impact de la loi travail sur les négociations salariales. Expliquerait-elle la frilosité des employeurs ? Non répondent 48% des sondés, la loi n'aura pas d'impact sur les négociations à venir. 46% estiment qu'elle aura un impact sur les négociations hors salariales. Et seulement 6% jugent que la loi El Khomri aura des conséquences sur les négociations salariales.
 

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