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L'Usine Maroc

"En 2015 au Maroc, un marché du ciment au mieux égal à celui de 2014", selon le patron de Ciments du Maroc

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Entretien Alors que l'assemblée générale de Ciments du Maroc doit se tenir le 13 avril, son directeur général Mario Bracci détaille pour L'Usine Nouvelle les résultats de l'entreprise. Filiale marocaine d'Italcimenti, mais cotée en bourse à Casablanca, l'industriel opère sur un marché plutôt déprimé qui doit être marqué cette année par la fusion attendue de Lafarge Maroc et Holcim Maroc.

En 2015 au Maroc, un marché du ciment au mieux égal à celui de 2014, selon le patron de Ciments du Maroc
Mario Bracci, DG de Ciment du Maroc
© italcimenti

Ciments du Maroc, ou Cimar, est un des principaux acteurs du marché marocain du ciment à côté notamment des groupes Lafarge et Holcim qui doivent se rapprocher au Maroc dans le cadre de leur fusion mondiale.

un projet très innovant de parc thermo-solaire

Restants confortables avec plus de 23% de marge nette, les résultats de CIments du Maroc ont néanmoins marqué le pas en 2014 sur un marché en repli. En dépit de ce recul, le groupe vient d'investir dans un centre de broyage à Jorf Lasfar. Il s'est également distingué en consacrant près d'Agadir 3 millions d'euros pour un projet très innovant de parc thermo-solaire sur technologie suisse à coussin d'air et structure en béton. Une première mondiale qui doit être opérationnelle avant l'automne.

L'Usine Nouvelle a demandé à son directeur général Mario Bracci de faire le point sur l'activité et les perspectives du groupe détenu majoritairement par Italcimenti mais coté à la bourse de Casablanca. Et qui porte par ailleurs, Suez Cement, la filiale égytienne du groupe italien.

 

L'Usine Nouvelle : comment s’est déroulée l’année 2014 pour Ciments du Maroc au niveau financier ? Et en quoi le groupe est impacté par le recul de la consommation en 2014 ?

Mario Bracci : Pour la troisième année consécutive, le marché marocain du ciment a connu globalement une baisse, à savoir 5,4% en 2014. Ainsi, Ciments du Maroc a pu réaliser un chiffre d’affaires de 3,439 milliards de dirhams (1 000 dirhams = 92 euros, NDR), en ligne avec la baisse du marché [voir éléments chiffrés ci-dessous NDR].

L’impact de ce recul sur les activités de Ciments du Maroc a induit un retrait des résultats que l’amélioration de l’efficacité industrielle, en particulier l’utilisation accrue de combustibles de substitution a permis de compenser en partie. La bonne tenue du résultat financier a  assuré le maintien du niveau de résultat net et un retrait contenu de la capacité d’autofinancement à seulement -5,2% par rapport à l’année précédente.

Quels sont les objectifs 2015 pour Ciments du Maroc en termes de chiffre d’affaires et d’investissements ?

Notre objectif pour 2015 est de maintenir notre chiffre d’affaires malgré des prévisions de marché au mieux stables par rapport à 2014, compte tenu de l’essoufflement du secteur du BTP et particulièrement des logements sociaux. Je m'attends en 2015 à un marché du ciment au mieux égal à celui de 2014.

En termes d’investissement, concernant notre groupe, je vous rappelle que l’année 2014 a vu se concrétiser le nouveau centre de broyage de Jorf Lasfar pour un investissement de 170 millions de dirhams ainsi que le projet thermo-solaire à Aït Baha, en partenariat avec Airlight Energy et Italgen Maroc Ener pour 30 millions de dirhams.

Quant à l'année, 2015, elle sera marquée au plan international par le lancement de projets en Afrique à travers une unité de broyage en Guinée-Conakry. Au Maroc, un centre de broyage au nord du pays ([région de Tanger NDR] nous permettra de développer notre couverture géographique. Nous poursuivrons également au sein de nos usines nos efforts en matière d’utilisation accrue de combustibles de substitution et ce, afin d’atteindre nos objectifs en termes d’efficacité industrielle.

Enfin, je citerais la mise en œuvre d’une nouvelle politique commerciale, via le déploiement de terminaux commerciaux sous la marque "i.nova".

L'an dernier, Ciments du Maroc a absorbé sa filiale béton. Pourquoi ?

La fusion par absorption de Bétomar par Ciments du Maroc opérée en juin 2014 a permis de réaliser une importante optimisation des ressources et la mise en œuvre de synergies administratives, financières et commerciales (ciment, béton et granulats)

Qu’en est-il de votre participation financière dans Suez Cement en Egypte ?

En 2014, Suez Group of Companies, malgré des difficultés dues au manque de carburant et d’énergie dans le pays, a enregistré une augmentation de ses résultats opérationnels. Pour  2015, les perspectives économiques positives en Egypte et la mise en œuvre future de plusieurs grands projets nationaux conduiront à un essor de la demande interne de ciment.

Grâce aux initiatives d’efficience énergétique en cours et l’utilisation de nouveaux combustibles de substitution afin de soutenir la capacité de production des cimenteries, les résultats sont prévus à la hausse.     

Au Maroc, la fusion des filiales de Lafarge et Holcim va créer un acteur largement dominant en parts de marché et va probablement avoir des conséquences avec un repositionnement des différents acteurs.

Enfin, quelle stratégie compte adopter Ciments du Maroc devant la fusion annoncée entre Lafarge et Holcim ? Cette concentration bouleverse-t-elle le marché ?

Au Maroc, la fusion des filiales de Lafarge et Holcim va créer un acteur largement dominant en parts de marché et va probablement avoir des conséquences avec un repositionnement des différents acteurs.

Avec 55% de parts de marché, ce nouvel opérateur aura une position dominante. Ainsi, notre objectif demeure la défense de nos parts de marché régionales et nationales.

Propos recueillis par Nasser Djama

Ciments du Maroc exploite trois usines à Aït Baha, Safi et Marrakech. Il possède aussi deux centres de broyage à Jorf Lasfar et Laâyoune. Le deuxième cimentier du Maroc comprend aussi quatre carrières de granulats et 24 centrales à béton réparties autour des principales villes du pays. Il emploie près de 950 salariés.

 

 

 

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