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L'Usine Maroc

En 2013, les comptes extérieurs du Maroc ont été (un petit peu) moins dans le rouge

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Même en léger repli, le déficit commercial du Maroc reste extrêmement élevé. Il est compensé dans les comptes extérieurs du pays par un bond de 24% des investissements directs étrangers (IDE).

En 2013, les comptes extérieurs du Maroc ont été (un petit peu) moins dans le rouge
Usine Aircelle à Casablanca : l'aéronautique progresse fort à l'export au Maroc

Pour l’économie du Maroc, l’année 2013 s'est soldée par un déficit commercial de 196 milliards de dirhams (17 milliard d’euros) en légère amélioration.

C’est ce qui ressort du document provisoire établi par l’Office des changes (voir ci-dessous). Ce bilan montre un recul, à la fois, des exportations (-1,1%) à 182 milliards de dirhams (16 milliards d'euros) et des importations (-2%) à 379 milliards de dirhams (33 milliards d'euros).

Le déficit du commerce extérieur, problème récurrent de l’économie marocaine reste néanmoins presque aussi haut que l’Atlas : il représente plus de 23% du PIB à 17 milliards d'euros!

Le taux de couverture des échanges s’améliore néanmoins légèrement à 48,2% en 2013 contre 47,8% en 2012.

Comme à l’accoutumée pour le Maroc, plusieurs  postes viennent contrebalancer ce déséquilibre commercial béant, signe net d'un manque de compétivité de l'économie marocain et alléger la balance des transactions courantes du pays.

C’est d’abord le cas des investissements directs étrangers : ceux-ci atteignent un niveau brut record de 40,1 milliards de dirhams en 2013, soit un flux net de 28,9 milliards de dirhams en hausse de 23,1%.

De fait, le royaume a gardé la cote en 2013 auprès des investisseurs comme l’a montré les rachat totaux ou partiels l’an dernier de Maroc Telecom par Etisalat, Centrale laitière par Danone ou encore de Cosumar par le singapourien Wilmar.

A cela se sont bien sûr ajoutés des projets greenfield comme la poursuite du projet Renault près de Tanger, les premières concrétisations de l’investissement de Bombardier à Casablanca ou encore des projets dans l’automobile (Yazaki, Leoni…)

Autre apport financer non négligeable : les recettes nettes du tourisme, 46,5 milliards de dirhams en 2013 (-0,7%), et les transferts des MRE (Marocains résidents à l’étranger)  à 58,4 milliards de dirhams en très léger repli en 2013.

Pour revenir dans le détail aux échanges commerciaux, le recul des exportations l'an dernier tient pour l’essentiel aux recul marqué des ventes extérieures de phosphate. C’est la principale ressource minérale du pays qui en est le deuxième producteur mondial. Ces ventes ont chuté de 23,3% à 37,1 milliards de dirhams (3,3 milliards d'euros), à la fois sous l’effet d’un facteur prix négatif et d’une demande moins forte.

D’autres secteurs d'exportations se sont distinguent au contraire par leur dynamisme. C’est le cas de l’automobile (y compris les pièces détachées) dont les ventes bondissent de 23,3% à 31,02 milliards de dirhams  (2,8 milliards d'euros) ce qui s’explique surtout par la montée en puissance de l’usine Renault de Tanger.

Mais cette progression a pour corollaire une explosion, à +83,5%, des importations de pièces détachées automobiles à 4,09 milliard de dirhams

Dans l’aéronautique, un des autres secteurs prioritaires pour les autorités du pays (dit les "métiers mondiaux du Maroc"), les ventes progressent de 14,7% pour atteindre 7,7 milliards de dirhams (685 millions d'euros).

Les exportations de produits agricoles agrumes, tomates et autres spécialités du royaume restent, elles, bien orientées (33,7 milliards soit +3,4%%). Quant au secteur du textile et cuir, il continue de s’effriter (-3,1%) tout en restant à un niveau élevé à 31,9 milliards de dirhams (2,8 milliards d'euros), en dépit de la concurrence asiatique il pèse encore 17% des exportations marocaines.

En matière d’importations on relèvera enfin un allègement de la facture alimentaire et celle des carburants.

En tout état de cause, avec la reprise progressive de l'économie européenne, le gouvernement dans ses prévisions de croissance plutôt optimistes, table cette année sur une forte reprise de la demande adressée au Maroc.

Pierre-Olivier Rouaud

Indicateurs Preliminaires Des Echanges Exterieurs 2013 (Source : Office des changes)

 

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