Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Quotidien des Usines

Emmanuel Macron va créer une cellule de crise pour GM&S Industry

, , ,

Publié le

Lors de son entrevue avec une délégation de salariés de GM&S Industry, le 9 juin à Bellac (Haute-Vienne), Emmanuel Macron s'est engagé à créer une cellule de crise afin de favoriser la reprise de l'équipementier automobile creusois.

Emmanuel Macron va créer une cellule de crise pour GM&S Industry © Photo Pascal Guittet

Accueilli sous les sifflets par quelques 200 salariés de GM&S Industry devant la sous-préfecture de Bellac, le Chef de l'Etat s'est entretenu durant une heure vingt avec les représentants des salariés, leur annonçant la création d'une cellule de crise pour trouver un repreneur. Le 8 juin, date butoir pour déposer des offres de reprise au tribunal de commerce de Poitiers (Vienne), aucun repreneur ne s'est manifesté.

La première réunion de la cellule de crise devrait avoir lieu le 16 juin, pilotée par Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, et réunir les constructeurs PSA et Renault ainsi que des représentants du personnel. D'ici là, Emmanuel Macron leur a assuré qu'il allait contacter les constructeurs, et d'autres industriels du secteur automobile, afin qu'ils revoient à la hausse leur charge de travail. Pour l'heure, PSA s'est engagé à hauteur de 12 millions d'euros pour 2018 et Renault pour 10 millions, des chiffres d'affaires jugés très insuffisants par les salariés pour sauver les 277 emplois du site.

Vers une cellule de reclassement

Avec Alain Rousset, Président de la région Nouvelle-Aquitaine, a abordé la question de la diversification et du maintien de services tels que le bureau d'études et le contrôle qualité afin de conserver l'autonomie du site de La Souterraine. Le Chef de l'Etat devrait également intervenir auprès d'Altia, les anciens dirigeants du site propriétaires de la SCI, afin de diminuer le montant du loyer. Les représentants des salariés ont demandé à Emmanuel Macron l'occupation gratuite des locaux souhaitant même que l'entreprise en devienne propriétaire.

Enfin, le Président de la République a assuré qu'une cellule de reclassement serait créée. "Il s’est engagé à ce que soit mis sur pied une cellule de crise et à contacter les constructeurs pour faire bouger le chiffre d’affaires à la hausse déclarait Vincent Labrousse, délégué du personnel, à l'issue de cet entretien. En tant que président, il doit avoir plus de poids que Bruno Le Maire. Et il s'est engagé à faire pression sur les constructeurs afin que soient versées des indemnités de départ supra-légales aux salariés licenciés".  

La prochaine audience du tribunal de commerce est prévue le 23 juin, les repreneurs ont jusqu'au 20 juin pour déposer leurs offres. Les représentants des salariés ont demandé à l'administrateur judiciaire que la date soit repoussée au 30 juin. Seul le groupe stéphanois GMD a manifesté son intérêt pour le site avec la reprise de 110 salariés en adressant un mail à l'administrateur judiciaire.

Corinne Mérigaud

 

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle