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L'Usine de l'Energie

Et Emmanuel Macron transforma la PPE (et la SNBC) en une stratégie française énergie climat

Aurélie Barbaux , , ,

Publié le , mis à jour le 29/11/2018 À 10H17

Le Président de la République ne s'est pas contenter de dévoiler la feuille de route énergétique pour les dix ans à venir (PPE). L'exécutif l'a mixé avec la stratégie nationale bas carbone (SNBC) pour présenter une stratégie énergie climat misant sur la biomasse, mais aussi sur la réduction des consommations, des puits de carbone et la chaleur renouvelable.

Et Emmanuel Macron transforma la PPE (et la SNBC) en une stratégie française énergie climat
Dans la stratégie énergie climat de la France, la biomasse devient une ressource précieuse à utiliser au mieux pour la chaleur et les biocarburants.

Oubliez la PPE ! C’est une stratégie énergie climat a dévoilé Emmanuel Macron le 27 novembre. Olivier David, chef du service climat et efficacité énergétique de la Direction générale énergie climat (DGEC), nous en avait déjà dévoilé les grandes lignes à l’occasion de la présentation par le pétrolier Shell de son scénario Sky, qui doit permettre au monde d’atteindre la neutralité carbone en 2070. 

La France ira plus vite grâce à cette nouvelle stratégie énergie climat, feuille de route du plan climat de 2017, qui permettra d'atteindre la neutralité carbone dès 2050. Elle s'appuie sur les deux outils créés par la Loi de transition énergétique pour la croissance verte votée en 2015 : la programmation pluriannuelle de l’énergie ou PPE, attendue depuis quatre mois pour fixer la feuille de route énergétique de la France pour les périodes 2019-2023 et 2024-2028 d’une part, et la stratégie nationale bas carbone ou SNBC d’autre part.

Réduire par huit nos émissions

“La France finalise sa stratégie énergie climat qui sera présentée par le Président de la République. Elle est globale et porte à la fois sur le climat et l’évolution de notre mix énergétique", a expliqué Oliver David. Elle s’inscrit dans le cadre de l’accord de Paris de 2015 et ses objectifs de limitation du réchauffement climatique à 2°C et si possible à 1,5°C, d’équilibre mondial entre les émissions de gaz à effets de serre, leur l’absorption anthropique dans la deuxième moitié du XXIe siècle et une justice climatique.  

La stratégie de la France vise à "mettre en œuvre la neutralité carbone à l’horizon 2050 avec à cette date un équilibre entre émissions de gaz à effet de serre sur le territoire et les puits de carbone dans la forêts et des sols pour avoir des émissions nettes nulles. Cela implique une division par huit des émissions de gaz à effet de serre en France d’ici à 2050", précise le représentant de la DGEC. Pour y parvenir, "la France dispose déjà d’une stratégie nationale bas carbone qui couvre l’industrie, les bâtiments, le transport et l’agriculture pour tracer le chemin", rappelle-t-il.

Diviser par 2 la consommation d’énergie

Le chemin consiste à “diviser par deux nos consommation d‘énergie d’ici à 2050", avec “des plans d’actions dans tous les secteurs, comme le plan de rénovation de 50 000 bâtiments par an" ou "la future réglementation environnementale pour le neuf qui sera publiée mi 2019 et applicable en 2020", ajoute Olivier David. Pour le transport, la France préfère le niveau européen pour réduire de 40% les émissions des véhicules thermiques. La loi mobilité, elle, ne sera pas dévoilée à la fin de novembre comme prévu, mais "prochainement" pour un vote en 2019.

La stratégie vise aussi une décarbonation complète de l’énergie consommée en France en 2050. C’est à dire "ne plus consommer ni pétrole ni gaz naturel", selon Olivier David. La consommation sera alors basée uniquement sur la biomasse, la chaleur renouvelable et l’électricité bas carbone, nucléaire et renouvelable. "La biomasse devient une ressource précieuse, il faut l’utiliser au mieux, notamment dans les transports en camion et dans l’aviation, pour produire des biocarburants."

L'’électricité comme “vecteur complémentaire"

Pour construire ce nouveau mix énergétique, le gouvernement table sur "une stabilité de la consommation électrique d’ici à 2030 et une légère augmentation entre 2030 et 2050" car "l’électricité qui sera le vecteur électrique complémentaire de la biomasse et de la chaleur renouvelable". Pour l’électricité, le gouvernement décale de dix ans l’équilibre prévu dans la loi de transition énergétique de 2015, c’est à dire 50% de nucléaire et 50% de renouvelables en 2035, ce qui nécessite le développement du photovoltaïque et de l’éolien, en mer notamment.

"La programmation pluriannuelle de l’énergie annoncera d’autres appels d’offres sur éolien en mer, posé et flottant", prévient le représentant de la DGEC, qui a la charge de la rédaction de cette feuille de route énergétique. La France veut aussi développer les puits de carbone dans la forêt et les sols.

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2 commentaires

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05/12/2018 - 09h53 -

Erreur dans l'article, l'objectif de rénovation thermique était de 500 000 logements par an, et non 50 000. Et il a été porté à 700 000. Sans toujours savoir comment atteindre cet objectif sans réels moyens ni outil d'envergure national. L'article est macronien, c'est à dire creux, il ne sait que synthétiser les éléments de langage sans les interroger. Les discours ne feront pas atteindre la cible de neutralité carbone nationale
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24/11/2018 - 09h58 -

Ah ah ! "La France dispose déjà d'une stratégie "nationale" bas carbone ? ...Qui consiste sans doute à accueillir les productions de tous les pays du monde, qui eux peuvent polluer sans crainte dans la mesure ou ils le font loin de chez nous ? Voilà une stratégie qu'elle est belle ! Aurait pu dire Coluche ! Développer les renouvelables alors qu'on ne fabrique ni les panneaux photovoltaïques, ni les éoliennes et qu'il faut investir des milliards dans l'atome, ne va sans doute pas arranger notre balance commerciale, ni inverser le réchauffement climatique ! En sortant le pain de la bouche des gilets jaunes, Macron et ses sbires pourront toujours se vanter de leurs avoir mis du pain sur la planche !
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