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Emmanuel Macron s'excuse après avoir qualifié les salariées des abattoirs Gad d'illettrées

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Publié le , mis à jour le 18/09/2014 À 08H59

Vidéo [ACTUALISE] Le jeune ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, a annoncé dans une interview, accordée le 17 septembre à Europe 1, qu'il présenterait d'ici fin 2014 un projet de loi sur la croissance, pour essayer de guérir une France "malade, [atteinte d'] une fièvre, qui s'appelle le chômage de masse." Il a qualifié pendant l'entretien les salariées des abattoirs Gad "d'illettrées". Un faux pas pour lequel il s'est excusé devant l'Assemblée nationale.

Emmanuel Macron s'excuse après avoir qualifié les salariées des abattoirs Gad d'illettrées © AFP

Dans sa première interview, accordée le 17 septembre au matin à Europe 1, le nouveau ministre de l'Economie Emmanuel Macron a tenté maladroitement de défendre les salariés des abattoirs Gad. Il voudrait que le permis de conduire coûte moins cher. Cela permettrait aux personnes travaillant dans cette entreprise, "en majorité des femmes, […] pour beaucoup illettrées", de retrouver plus facilement un emploi dans une usine située à 50 ou 60 kilomètres de leur domicile.

Si dans un article daté du 5 décembre 2013, le site d'Europe 1 soulignait déjà que 20% des employés de Gad étaient illettrés, cette petite phrase défraye la chronique. D'autant que comme le souligne Annick le Guével, déléguée syndicale CFDT de Gad Josselin, "il n'y a pas une majorité de femmes dans l'entreprise, nous ne sommes que 40 %." Le ministre a exprimé dans l'après-midi du 17 ses regrets devant l'Assemblée nationale pour "les propos [...] tenus ce matin, si j'ai blessé et parce que j'ai blessé des salariées. C'est inacceptable et ce n'est pas ce que j'ai voulu faire."

On paye cash une décénie perdue

Au micro de Jean-Pierre Elkabbach, il a également cinglé l'immobilisme hexagonal qui a, selon lui, plombé l'économie du pays et l'a plongé dans la crise politique.                   

L'ancien banquier d'affaires affirme : "la France est malade, elle n'est pas bien. [Elle est atteinte d'] une fièvre, qui s'appelle le chômage de masse. On s'y attèle. […] Il n'y a pas d'autres choix qu'avancer, agir pour réformer l'économie et aller plus loin."

Une loi sur la croissance

Pour remettre l'Hexagone sur pied, Emmanuel Macron va présenter d'ici à fin 2014 une loi sur la croissance. Elle devrait être "débattue au Parlement au début de l'année prochaine". L'objectif numéro un du texte ? Créer de l'activité.

Ce projet de loi devrait comporter toute une série de mesures : "il n'y a pas UNE grande réforme à faire mais une série de petites réformes à accomplir", pour que les patrons de PME, les artisans se sentent bien. Il s'attaquera à la révision controversée du statut des professions règlementées, mais pas seulement : "Ce ne sera qu'une petite partie de la réforme", souligne le ministre dans la vidéo ci-dessous.


 

Cette loi ne sera pas un médicament miracle, insiste l'énarque : "on ne va pas résoudre les problèmes des Français en sacrifiant les notaires et les pharmaciens." Et de poursuivre : "dire que cela rendra 6 milliards d'euros de pouvoir d'achat aux Français, c'est une illusion." Il tranche avec l'optimisme de son prédécesseur Arnaud Montebourg.

Le Medef doit prendre ses responsabilités

Comme l'a fait avant lui le Premier ministre Manuel Valls, pendant son discours de politique générale à l'Assemblée nationale, l'ancien salarié de Rothschild tacle le Medef. L'organisation patronale a proposé le 14 septembre, dans Les Echos, de supprimer des jours fériés et de créer un salaire transitoire inférieur au Smic pour créer un million d'emplois.

Pour Emmanuel Macron, le patron des patrons "Pierre Gattaz doit prendre sa part de responsabilité, pas faire des commentaires dans la presse." Le ministre fait confiance aux partenaires sociaux pour négocier sur les seuils sociaux. Il n'interviendra que si les discussions se soldent par un échec.

Lélia de Matharel

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