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Emmanuel Macron promet "un plan massif d'investissement" dans les hôpitaux français après la crise

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Publié le , mis à jour le 26/03/2020 À 07H15

Le président français a annoncé le 25 mars un "plan massif d'investissement" dans les hôpitaux lorsque la crise sanitaire du Covid-19 sera passée. En pleine pandémie de coronavirus, les voix se sont élevées dans les établissements de santé pour dénoncer des manques de moyens.

Emmanuel Macron promet un plan massif d'investissement dans les hôpitaux
Emmanuel Macron a visité le 25 mars l'hôpital militaire de campagne mis en place en urgence pour soigner des patients dans le Haut-Rhin. /Photo prise le 25 mars 2020/REUTERS/Mathieu Cugnot
© POOL

Emmanuel Macron a annoncé mercredi 25 mars une prime exceptionnelle pour les personnels soignants et tous les fonctionnaires mobilisés face à la pandémie de coronavirus Covid-19. Le président de la République a aussi promis qu'un plan massif d'investissement pour l'hôpital français serait mis en place à l'issue de la crise sanitaire, alors que plusieurs syndicats de soignants ont dénoncé un manque de moyens pour dépister et soigner les personnes contaminées.

Lancement de l'opération "Résilience"

S'exprimant de Mulhouse (Haut-Rhin), l'une des régions les plus touchées par le virus dans l'Hexagone, Emmanuel Macron a également annoncé le lancement par l'armée d'une opération "Résilience". Celle-ci sera consacrée à l'aide et au soutien des populations ainsi qu'à l'appui des services publics en particulier dans les domaines sanitaire, logistique et de protection.

Dans le cadre de cette opération, le président de la République a annoncé le déploiement immédiat du porte-hélicoptères amphibie Mistral dans le sud de l'océan Indien et le déploiement à partir de début avril du porte-hélicoptères Dixmude dans la zone Antilles-Guyane en soutien aux territoires d'outre-mer, eux aussi touchés par l'épidémie.

"Un plan massif d'investissement et de revalorisation"

Emmanuel Macron a rendu un hommage appuyé à ces soignants "en première ligne" dans la guerre contre un "ennemi invisible", à l'issue d'une visite de l'hôpital militaire de campagne mis en place en urgence pour soigner des patients. Le chef d'État a assuré que la nation serait "au rendez-vous de ce que nous devons, au-delà de cette reconnaissance et du respect".

"J'ai demandé au gouvernement d'apporter une réponse claire, forte et de court terme pour l'ensemble des personnels soignants comme pour l'ensemble des fonctionnaires mobilisés afin de majorer les heures supplémentaires effectuées et sous forme d'une prime exceptionnelle pour pouvoir accompagner financièrement cette reconnaissance", a-t-il dit.

"Plus largement, [...] l'engagement que je prends ce soir pour eux et la nation tout entière, c'est qu'à l'issue de cette crise, un plan massif d'investissement et de revalorisation de l'ensemble des carrières sera construit pour notre hôpital. C'est ce que nous leur devons, c'est que nous devons à la nation. Cette réponse sera profonde et dans la durée", a promis le président français. Emmanuel Macron n'a pas précise le montant de cette prime exceptionnelle ou de ce plan d'investissement.

Pas d'annonce concernant le confinement

Le président n'a pas fait mention d'une prolongation du confinement, mis en place le 17 mars pour quinze jours. Le conseil scientifique français a recommandé de prolonger de quatre semaines au moins cette mesure jusqu'à la fin avril.

"Je reviendrai dans quelques jours faire un point complet de la situation, vous dire les décisions prises pour les semaines à venir et les décisions plus profondes que j'entends prendre pour la nation, a déclaré Emmanuel Macron. Mais ce soir je voulais être là au côté de nos soignants, de nos malades pour dire que toute la nation est engagée dans ce combat."

Une réunion avec les partenaires sociaux le 27 mars

Le président de la République a également "salué l'ensemble des femmes et des hommes qui sont en deuxième ligne, qui permettent à nos soignants de soigner et au pays de continuer à vivre", citant "ceux qui transportent, qui hébergent, qui nettoient, qui réparent", les agriculteurs ou encore les employés des commerces de première nécessité.

"C'est tout ce peuple travailleur de France qui se bat, qui est angoissé mais permet au pays de vivre", a relevé Emmanuel Macron. "Vendredi [27 mars], je rassemblerai l'ensemble des partenaires sociaux [...] pour - secteur par secteur - [...] organiser le travail, mieux protéger au travail."

Les hôpitaux français ont enregistré 1 331 décès dus au coronavirus depuis le début de l'épidémie, pour un total de 25 233 cas confirmés, selon le dernier bilan annoncé mercredi 25 mars au soir par le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon.

Avec Reuters (Jean-Stéphane Brosse, édité par Jean-Michel Bélot)

 

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