Emmanuel Macron met le TGV du futur sur les rails à Belfort

Manuel Moragues , , , ,

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En visite chez Alstom et General Electric à Belfort,le ministre de l'Economie Emmanuel Macron a annoncé le lancement par la SNCF d'un appel d'offres pour le TGV du futur avant fin juin. Il a plus largement insisté sur le rôle de l'Etat envers Alstom et la filière ferroviaire.

Emmanuel Macron met le TGV du futur sur les rails à Belfort

Le TGV du futur renaît de ses cendres. Et le futur Alstom trouve un supporter enthousiaste. Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron a annoncé ce jeudi 28 mai que la SNCF lancera avant fin juin un appel d'offres pour un partenariat de co-développement du TGV du futur. "Le TGV est essentiel au ferroviaire français. C'est un moteur d'excellence qui tire toute la filière", a-t-il déclaré aux salariés d'Alstom Transport de Belfort.

Après un coup d'oeil à Arabelle, la turbine à vapeur d'Alstom dédiée au nucléaire, et un petit tour devant la nouvelle turbine à gaz de General Electric, à quelques pas de là, Emmanuel Macron a martelé son soutien à l'activité du site qui fabrique les motrices de TGV et des locomotives. Dans une usine menacée d'un plan social, il a revendiqué avec force l'intervention de l'Etat.

"J'aurai la plus grande exigence vis-à-vis de la SNCF"

"Vous êtes le cœur de l'industrie ferroviaire française. Je suis venu vous dire combien cette activité est importante, stratégique, et sera défendue", leur a lancé le ministre, avant de souligner le rôle de l'Etat : "Nous avons une responsabilité car vous dépendez des commandes publiques."

Belfort fait face à trois années difficiles faute de commandes. "Tous devront faire un effort et en premier lieu l'Etat et les entreprises publiques (...) En tant qu'actionnaire de la SNCF, l'Etat a le droit de promouvoir un constructeur. J'ai fait passer les messages. J'aurais la plus grande exigence vis-à-vis de la SNCF", a insisté le ministre. Bruxelles appréciera.

D'ores-et-déjà, la SNCF mettra 50 millions d'euros dans le développement du TGV du futur. Le gouvernement y ajoutera 100 millions via les investissements d'avenir. Alstom, lauréat plus que probable, se lancera via une co-entreprise avec l'Ademe. Une formule qui permet de "partager les risques mais aussi de fédérer tous les acteurs de la filière", confiera peu après Henri Poupart-Lafarge, le président d'Alstom Transport. Le ministre s'est aussi engagé à accompagner et soutenir Alstom à l'export, notamment sur le projet de ligne à grande vitesse Washington-Boston sur lequel il s'est montré très impliqué. Poursuivant sur sa lancée, Emmanuel Macron a conclu son discours par un vibrant : "Vous pouvez compter sur moi !"

Prise de participation de l’Etat dans Alstom

L'impressionnant engagement affiché par Emmanuel se traduira-t-il par une prise de participation de l'Etat dans le futur Alstom ? C'est ce que prévoyait l'accord passé entre son prédécesseur, Arnaud Montebourg, et Bouygues dans le cadre du rachat par General Electric du pôle énergie d'Alstom. "Nous avons une option pour acheter des actions. Nous analyserons en temps voulu les besoins d'Alstom", a répondu le ministre après son discours. Avant d'ajouter : "Si l'Etat s'est réservé cette possibilité, c'est pour l'utiliser."

Manuel Moragues

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