Economie

Emmanuel Macron dénonce l'attitude "hostile" de Ford sur Blanquefort

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Publié le , mis à jour le 17/12/2018 À 07H45

Le 14 décembre, le président français a lui aussi fait part de sa déception devant le rejet de Ford d'une proposition de reprise de l'usine de Blanquefort (Gironde). Emmanuel Macron a ajouté qu'une discussion allait être engagée entre le ministre de l'Économie et le groupe automobile américain.

Emmanuel Macron dénonce l'attitude hostile de Ford sur Blanquefort
Le président français a lui aussi fait part de sa déception devant le rejet de Ford d'une proposition de reprise de l'usine de Blanquefort (Gironde)
© Nations Unies

Le refus de Ford d'accepter une proposition de reprise de l'usine de Blanquefort (Gironde) est "hostile et inacceptable", a dit le vendredi 14 décembre Emmanuel Macron, sans écarter la possibilité qu'il soit demandé au constructeur de rembourser des aides publiques. Un jour plus tôt, le ministre de l'Économie et des Finances, Bruno Le Maire, dénonçait quant à lui une "trahison".

Une discussion va s'engager entre Bruno Le Maire et le groupe "qui j'espère permettront d'aboutir à des résultats", a déclaré le président français à l'issue du Conseil européen, à Bruxelles (Belgique).

"Un geste hostile et inacceptable"

"Le geste fait hier par l'entreprise Ford est un geste hostile et inacceptable", a dit le président. "Vous m'avez entendu défendre la flexibilité nécessaire pour les entreprises lorsqu'elle est légitime" mais "je ne crois pas au cynisme".

"Un repreneur sérieux a été identifié, il y a eu un très gros travail avec l’ensemble des élus locaux [...], il y a eu un grand sens des responsabilités des partenaires sociaux, on ne peut pas répondre à ce travail par un refus de considérer la proposition qui est faite", a-t-il ajouté.

La proposition de reprise de Punch Powerglide rejetée

Ford a annoncé le jeudi 13 décembre au comité d'entreprise de l'usine de Blanquefort (Gironde) refuser la proposition du groupe belge Punch Powerglide pour la reprise du site.

Le gouvernement s'était fortement impliqué dans ce dossier et avait invité le constructeur américain à accepter l'offre de Punch, qui prévoyait le maintien de quelque 400 des 850 emplois du site de fabrication de boîtes de vitesse.

Ford Motor Company précise dans un communiqué prévoir un arrêt de la production fin août 2019.

Avec Reuters (Jean-Baptiste Vey, édité par Sophie Louet)

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