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L'Usine de l'Energie

Émancipé du pétrole, le gaz confiant dans son avenir

Aurélie Barbaux , , ,

Publié le

Malgré un marché complexe, les participants au Congrès du gaz, qui se tient les 19 et 20 septembre à Paris, devraient avoir le sourire. Le gaz commence à s’imposer comme un allié de la transition énergétique.

Émancipé du pétrole, le gaz confiant dans son avenir

La croissance s’annonce chaotique. Le scénario de la demande gazière en France à l’horizon 2030, établi conjointement - et pour la première fois - par les membres de l’Agence française du gaz fin 2016, est optimiste. Si la demande du résidentiel devrait baisser de 1,1% par an, celle du tertiaire de 0,7% et celle du secteur industriel de 0,15% par an jusqu’en 2030, la demande des centrales électriques et de cogénération devrait tirer le marché. Sans parler de la mobilité terrestre, avec l’adaptation progressive du gaz naturel véhicule (GNV) et le boom annoncé du gaz naturel liquide (GNL) pour le transport routier et depuis peu maritime et fluvial. "Il se passe là des choses formidables. Il y a deux ans cela n’existait pas", remarque Jérôme Ferrier président de l’association française du gaz.

Au niveau mondial, dans son rapport 2017, l’Agence d’information américaine sur l’énergie (EIA) prévoit une croissance de 1,4% par an de la consommation de gaz jusqu’en 2040, devançant le charbon et surtout le pétrole. Un signe que le gaz est enfin reconnu comme un allié, et non plus un ennemi, de la transition énergétique ? Jérôme Ferrier n’ira pas jusque-là. Pour autant, à la veille de l’ouverture du congrès du Gaz, qui se tient les 19 et 20 septembre à Paris, il affiche sa conviction.

Changement d'état d'esprit en 2016

"Jusqu’en 2015, le gaz était le grand oublié de la transition énergétique. On était traité comme les autres énergies fossiles, donc assez mal. Même à la COP21, on n’a pas été entendu. Mais en 2016, on a assisté à un changement d’état d’esprit partout sur la planète vis-à-vis du gaz. En Chine, aux Etats-Unis avec les gaz de schiste et en France où le gaz est enfin dissocié du pétrole", explique Jérôme Ferrier.  Au G20 en 2016 à Hangzhou (Chine), les pays participants auraient même inscrit dans leur communication commune : "Nous pays du G20 coopérons avec l’industrie gazière la moins émettrice des énergies fossiles", relate le président de l’AGF.

Mais cette reconnaissance du gaz comme vecteur possible de la transition énergétique n’est pas le seul sujet de satisfaction de la filière. En effet, sur les 10 propositions que la filière avaient formulé aux candidats à la présidence de la République, "quatre ont été reprises dans le plan climat", se félicite Jérôme Ferrier. Alors pas question de mettre sous le tapis les sujets qui fâchent, comme les émissions de méthane par l’industrie (10 % à  20%) et l’agriculture, la nouvelle réglementation sur le stockage du gaz ou les problèmes de financement des installations de méthanisation… Mais à priori, pas de quoi gâcher la fête. 

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