Emabio lève le voile sur son emballage actif

Quatre ans après son lancement, le projet Emabio du pôle de compétitivité Plastipolis livre ses conclusions. Elles promettent aux plasturgistes la possibilité de produire des emballages biosourcés et actifs.

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Emabio lève le voile sur son emballage actif

C’est un pas de plus dans le développement des plastiques biosourcés. Conduit depuis 2007 par le pôle de compétitivité Plastipolis, et porté par l’entreprise Plastique RG, le projet Emabio a su concrétiser plusieurs années de recherches. Les scientifiques qui ont planché dessus ont restitué leurs travaux vendredi 29 juin au cours d’un colloque organisé au Technopole Alimentec de Bourg-en-Bresse (Ain).

L’objectif était double pour cette journée. D’abord démontrer la faisabilité technique de leur produit : un matériau d’emballage produit à base de farine de maïs et doté de propriétés actives pour la conservation des aliments. Et surtout présenter aux industriels de l’emballage, de la plasturgie et de l’agroalimentaire le panel d’applications potentielles de ce plastique.

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Sur le papier, le plastique mis au point par les équipes d’Emabio a de quoi séduire. Il résulte de la mise en œuvre de l’amidon issu de la farine de maïs broyé, utilisé directement comme polymère de structure. Le matériau obtenu est biodégradable, ce qui n’est pas toujours le cas des plastiques biosourcés. Il est perméable à l’eau et sa densité lui permet de faire barrière à l’oxygène. Une caractéristique importante pour les applications dans l’agroalimentaire. Sa composition est également adaptée à l’introduction de substances naturelles actives conférant des propriétés antimicrobiennes.

Les industriels seront-ils au rendez-vous ? Pour les convaincre, les équipes d’Emabio font valoir le faible coût de leur produit : inférieur à un euro le kilo, il serait moins élevé que celui des bioplastiques courants, mais également que celui des plastiques d’origine fossile. Autre atout qui pourrait séduire les plasturgistes : l’étape de compoundage (mélange par fusion de granulés de plastique et d’additifs) n’est pas nécessaire. De quoi réduire encore les coûts de production. Les prochains mois diront si le projet Emabio trouvera bien une voie industrielle.plastur

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