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Elon Musk pourrait s'attirer les foudres du gendarme boursier américain à cause de ses tweets

Simon Chodorge , , , ,

Publié le

Elon Musk a-t-il manipulé les marchés boursiers ? C'est ce que devra déterminer la SEC, le gendarme boursier américain, qui a ouvert une enquête à la suite des tweets postés par le PDG de Tesla le 7 août. Dans ces messages, le milliardaire annonçait un possible retrait de Tesla de la Bourse en précisant des informations boursières sensibles.

Elon Musk pourrait s'attirer les foudres du gendarme boursier américain à cause de ses tweets
Elon Musk a-t-il manipulé les marchés boursiers ? C'est ce que devra déterminer le SEC, le gendarme boursier américain.
© Dan Taylor / Heisenberg Media - www.heisenbergmedia.com

Elon Musk est-il allé trop vite en besogne ? Le 7 août, le PDG de Tesla a provoqué un séisme à Wall Street en annonçant sur Twitter le possible retrait de la Bourse de son entreprise. La nouvelle suscite de nombreuses interrogations : avant tout sur la stratégie du milliardaire mais aussi sur la façon très inhabituelle de communiquer des informations boursières sensibles. En agissant de la sorte, Elon Musk viole peut-être les règles de la Securities and Exchange Commission (SEC), le gendarme boursier des États-Unis.

Les tweets d’Elon Musk posent plusieurs problèmes d’un point de vue juridique. Malgré des déclarations au conditionnel et expéditives, le fondateur de Tesla a été très précis : il envisagerait de sortir l’entreprise de la Bourse avec un prix de 420 dollars par action, soit 20% de plus que le cours du titre à la clôture du lundi 6 août. Par ailleurs, le financement d’une telle opération serait assuré, a indiqué Elon Musk. Conséquence directe de ces annonces : le cours de Tesla a fortement augmenté.

Si l’une de ces informations s'avérerait fausse, Elon Musk pourrait être taxé de manipulation de marché ou de fraude, en ayant menti pour faire progresser le cours de l’action Tesla. Ces violations sont encadrées par la règle 10b-5 du Securities Exchange Act de 1934. Une autre règle, la 14e-8, interdit aux entreprises cotées d’annoncer des opérations d’achat ou de vente de titres sans suite ou sans moyens de les finaliser.

Une enquête ouverte par la SEC

La précision du PDG pourrait lui coûter cher. Si le prix de 420 dollars par action n’est pas vérifié par la suite, il risque des poursuites, quand bien même il s’agirait de 410 dollars par action. Par ailleurs, si le financement de l’opération était encore en pourparlers lors des tweets envoyés, ils pourraient être vus comme des déclarations trompeuses.

Le 8 août, le Wall Street Journal a révélé que la SEC avait effectivement ouvert une enquête sur l’affaire. Le gendarme boursier cherchera à déterminer la véracité des tweets d’Elon Musk. Il tentera aussi de déterminer s’il avait des bases factuelles pour effectuer ces annonces.

Pour les détracteurs d’Elon Musk, il ne faut trop vite se réjouir de cette bourde en apparence. Derrières leurs allures de paroles en l’air, les déclarations du PDG cachent un projet réfléchi. Plusieurs administrateurs de l’entreprise ont en effet révélé que le sujet avait été discuté entre Elon Musk et le conseil d’administration de Tesla. Le PDG a peut-être donc rédigé ses tweets en ayant l’assurance de ce qu’il avançait.

Un ex-salarié de Tesla travaillerait avec le SEC

Les déboires entre Elon Musk et la SEC ne s’arrêtent pas là. Vous vous souvenez peut-être de l’ex-salarié renvoyé de Tesla. Qualifié de saboteur par Elon Musk, Martin Tripp revendique quant à lui le statut de lanceur d’alerte et accuse le PDG d’avoir menti aux investisseurs sur le rythme de production de la Model 3. Le 25 juillet, l’avocat de Martin Tripp a assuré que son client travaillait avec la SEC.

Le litige opposant Tesla à Martin Tripp n’étant pas réglé, il faut rester prudent sur la solidité des accusations de l’ex-salarié. Une chose est sûre, les tweets d’Elon Musk vont donner du grain à moudre au contrôleur des marchés financiers.

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