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L'Usine Auto

Elon Musk, le roi du cash qui attire les capitaux

Manuel Moragues , , , ,

Publié le

Comparé à Henry Ford ou Iron Man, Elon Musk est une légende vivante. Automobile, énergie, high-tech, rien ne lui échappe. Les investisseurs en ont fait leur champion et l’inondent de capitaux.

Elon Musk, le roi du cash qui attire les capitaux © Le 30 mars, Elon Musk a entraîné la valorisation de Tesla de près de 1 milliard de dollars à l’aide d’un simple tweet.

Un visionnaire ! L’Amérique achète ses projets les plus fous. Immigré devenu milliardaire, Elon Musk veut coloniser Mars. Non content de réinventer la voiture, il promet l’autonomie énergétique grâce au couple solaire – stockage. À lui seul, il incarne le rêve américain revisité à la sauce écolo mâtinée de high-tech. Il est déjà décrit comme la synthèse d’Henry Ford et Steve Jobs, de John D. Rockefeller et Howard Hughes. Ses amis d’Hollywood, Jon Favreau et Robert Downey Jr., l’ont pris pour modèle quand ils ont tourné "Iron Man". Il en a le don de l’ingénierie comme le sens du business et l’arrogance qui va avec. On peut aussi lui reconnaître le courage de Captain America et la détermination de Batman, et il semble partager la mission de Superman : sauver l’humanité. Agaçant ? Un peu. D’autant que l’homme derrière le super-héros a sa part d’ombre.

Une course effrénée aux volumes

Le super-pouvoir de Musk : attirer irrésistiblement les capitaux. Ce sont les 28 milliards de dollars de capitalisation boursière de Tesla pour près de 80 000 voitures vendues et une consommation de cash ahurissante. Les 6 milliards de SolarCity face à un bilan comptable aussi effrayant que ses pertes… Musk peut aujourd’hui lever autant d’argent qu’il le souhaite. Google et le fonds Fidelity ont injecté 1 milliard dans SpaceX, Crédit suisse 1 milliard dans les projets de SolarCity. Tesla a levé 2 milliards en obligations convertibles il y a moins d’un an et pourrait recommencer avant la fin de l’année. Même les fonds gouvernementaux inondent Musk de dollars. Cinq États se sont battus à coup de subventions pour attirer la Gigafactory Tesla. Le Nevada l’a emporté en posant 1,4 milliard de dollars sur la table. New York investit 750 millions pour construire une usine géante de panneaux solaires que SolarCity louera 1 dollar par an. Tous veulent leur part du gâteau Musk.

Le gâteau reste pourtant virtuel. Certes, Elon Musk souffle un vent neuf sur l’industrie. Il a remporté de beaux succès. Mais il est loin d’avoir gagné ses paris. Prenons Tesla : en quelques années, le constructeur doit sortir une voiture trois fois moins chère que sa Model S. Il doit décupler sa production et ses ventes sur un marché de l’électrique toujours à venir. Il doit industrialiser à une échelle jamais tentée la fabrication complexe des batteries au lithium-ion. Trois challenges à relever en parfaite synchronisation… avant que la concurrence ne le rattrape. Qu’importe ! Le PDG de Tesla assume : "Nous allons dépenser des sommes astronomiques", a-t-il prévenu en début d’année. La profitabilité "2020" ! Mais il promet "quelques millions de voitures" d’ici à 2025.

Le retour sur investissement ne fait aucun doute

Parier sur une croissance exponentielle. C’est ce que fait Musk et avec lui tous ceux qu’il entraîne dans son sillage. C’est le modèle capitalistique du numérique. Appliqué à l’industrie. La galaxie Musk repose sur une expansion effrénée, une course folle aux volumes. Même les subventions accordées à ses entreprises sont gagées sur leur croissance via les milliards d’investissements et les milliers d’emplois qui l’accompagnent. Le rythme endiablé sur lequel Tesla, SolarCity et SpaceX enchaînent produits et services, fonctionnalités et offres de financement n’a qu’un objectif : le client. Qu’il faut conquérir et garder précieusement. Comme pour Amazon et Uber, les pertes financières sont acceptées. Elles correspondent à la conquête de marchés. La rentabilité vient après. Elle sera à la hauteur, escomptent les investisseurs. Si le capital se concentre massivement sur un champion, c’est pour lui donner les moyens de capter un marché juteux.

L’économie des applications avait déjà révélé les gains faramineux associés à cette logique d’investissement et aux quasi-monopoles qu’elle génère. Reste à trouver un champion. Celui qui saura démontrer qu’il est le meilleur et partager sa vision. Quoi de mieux qu’un super-héros !

Manuel Moragues

 

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