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Elle veut rajeunir le CnamUniversitaire passée par l'industrie, la nouvelle administratrice générale de l'établissement bicentenaire a pour ambition de renforcer le partenariat avec les entreprises.

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Elle veut rajeunir le Cnam

Universitaire passée par l'industrie, la nouvelle administratrice générale de l'établissement bicentenaire a pour ambition de renforcer le partenariat avec les entreprises.



La maison a 204 ans. Et c'est la première fois qu'elle accueille " une " administratrice générale. Non sans émoi ! Laurence Paye-Jeanneney, 55 ans, nommée en avril dernier à la tête du Conservatoire national des arts et Métiers (Cnam), vient pourtant de gagner sa première bataille. Le 17 décembre, le conseil d'administration a adopté à l'unanimité son projet d'établissement, avant la négociation du prochain contrat quadriennal avec l'Edu-cation nationale. Il ne lui aura donc pas fallu très longtemps pour s'imposer dans un milieu plus habitué aux révolutions de couloir qu'aux véritables chocs culturels. Car c'est bien un bouleversement, qu'elle prépare : l'arrêt de la dérive élitiste et parisianiste, l'élaboration de formations courtes et professionnalisées de haute volée, un partenariat renforcé avec les entreprises sur la formation continue et la recherche technologique, etc. Il est vrai que la nouvelle patronne du Cnam, spécialiste des langues orientales, férue d'histoire slave et femme de diplomate a déjà eu, malgré sa silhouette menue, quelques occasions de se forger un tempérament bien trempé. Affable et chaleureuse toujours, elle est ausssi très directe et déterminée. Au sein du CNRS, par exemple, qu'elle intègre en 1975, devenue chef de cabinet, elle a fortement résisté aux réformes de statuts incessantes impulsées à chaque changement de direction. Elle en a vécu quatre... " A ce rythme-là, on s'épuise vite en problèmes juridiques. J'ai même réussi à convaincre l'un de mes nouveaux patrons de refuser la valse des directeurs scientifiques pour simple raison politique ", se remémore-t-elle. Donnant toute la priorité aux compétences, elle n'avait pas hésité à mettre son départ dans la balance. Autre situation. Après son passage un peu inattendu dans l'entreprise, en 1990, alors qu'elle s'installait comme secrétaire générale de la recherche chez Renault, pour étoffer les relations avec l'Université, elle a dû affonter l'hostilité de ses collaborateurs, tous masculins. " Quand je suis arrivée, ils m'ont d'emblée demandé à être affectés ailleurs. Je les ai invités à m'accorder trois mois ! " Trois mois mis à profit pour découvrir le monde des ingénieurs et rétablir la confiance. De l'industrie de l'automobile, quittée à regret, elle a retenu beaucoup. " Je ne sais plus travailler qu'en équipe ! ", affirme-t-elle. Une méthode, inspirée du management par projets et de la qualité totale, et qu'elle diffuse aujourd'hui auprès des divers instituts, centres associés, chaires ou départements du Conser-vatoire. Autres idées qui lui sont chères : la déconcentration et la concertation. " On me trouve parfois un peu autoritaire ", re-connaît-elle. Mais aussi " soucieuse de transparence ", avouent des enseignants. En tous les cas, bien ou mal perçue, Laurence Paye-Jeanneney ne compte ni son temps ni son énergie, qu'elle a immense. La preuve ? Elle est également conseiller municipal du bourg de Rioz près de Besançon. Presque une détente !

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