Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Elle investit et joue collectif

Publié le

Enquête Marie Ekeland, associé chez Elaia, est la coprésidente de l’association France Digitale qui réunit start-up et investisseurs du numérique. Elle prône un capital-risque expert et à visage humain.

Elle investit et joue collectif © Pascal Guittet

Pour Marie Ekeland, le soutien aux start-up françaises du numérique est plus qu’une aventure professionnelle. C’est une aventure humaine. Elle bouillait depuis longtemps de faire la promotion de ce secteur qu’elle connaît bien. Depuis juin, c’est chose faite avec l’association France Digitale, dont elle est la coprésidente. Le principe ? Jouer collectif. Le moyen ? Regrouper jeunes pousses et investisseurs – une première ! – pour démontrer le poids du numérique dans l’économie française et se faire lobbyiste du secteur.

Marie Ekeland est un investisseur du numérique qui sait de quoi elle parle. Elle affiche sur son CV autant de compé- tences en informatique, qu’en finance et en économie des entreprises. Depuis 2005, elle est l’une des associées de la société de capital-risque Elaia Partners. À 37 ans, elle a déjà débusqué des pépites comme le très prospère spécialiste du placement de publicité en ligne Criteo ou le site de veille collaborative Scoop.it. Et il suffit de la rencontrer pour mesurer combien son métier d’investisseur est aussi une passion.

C’est pourtant un hasard qui propulse Marie Ekeland dans ce monde du financement de start-up. Alors qu’elle cherche sa voie professionnelle en 2000, elle rencontre Xavier Lazarus, le responsable du capital-risque chez CPR (devenu Crédit agricole private equity). Elle cherche une jeune entreprise prometteuse dans laquelle travailler. Il lui propose une nouvelle aventure: la création d’Elaia Partners.

Fille d’Ivar Ekeland, un mathématicien de renommée mondiale, Marie a d’abord suivi des études en mathématiques et en informatique. Elle les termine en 1997 et trouve un poste d’informaticienne chez JP Morgan. Elle passe un an au cœur du réacteur, à New York, durant les années d’or de la banque d’affaires, puis rentre à Paris en 1998 pour diriger une petite équipe support. Elle a 23 ans. "J’étais la plus jeune, se souvient-elle. Il y avait beaucoup d’hommes, pour la plupart issus de grandes écoles, et nos utilisateurs, les traders, étaient très difficiles à gérer." Elle veut donner un sens à sa vie professionnelle et prend une année sabbatique pour passer un DEA d’économie. "Au sein de l’économie, l’entreprise m’a toujours intéressée, en particulier dans ses aspects humains." Son mémoire de fin d’études portera sur la sélection de l’élite dirigeante. La jeune femme ne retournera jamais chez JP Morgan. Elle a trouvé sa voie en finançant des start-up. "Je trouve beau de voir ces entreprises évoluer au fil de l’eau," avoue-t-elle.

Accepter de rater des opportunités

Forte de son expérience, elle conseille d’exercer ce métier dans de petites équipes. "Il faut être très attentif aux aspects humains derrière les décisions prises, qui sont très difficiles", insiste-t-elle. Elle estime essentiel d’aligner les intérêts deséquipes de l’investisseur et ceux du client. Et elle rappelle un principe de base: "Pas de recette miracle ! La découverte de start-up n’est pas une science exacte et il faut accepter de rater certaines opportunités." Et de citer en exemple les Américains de Bessemer Venture Partners, qui affichent sans complexe sur leur site leur "antiportefeuille" ! Les opportunités d’investissement ratées sur lesquelles ils ont sans doute beaucoup pleuré comme… Google ou Apple !

Réagir à cet article

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle