L'Usine Aéro

Elisabeth Borne n'envisage pas la privatisation d'ADP avant 2022

, , , ,

Publié le , mis à jour le 22/06/2020 À 10H51

La privatisation d'ADP (ex-Aéroports de Paris), un projet reporté mais pas abandonné. Sur BFMTV et RMC lundi 22 juin, la ministre de la Transition écologique et solidaire a estimé que les conditions actuelles n'étaient pas favorables au lancement du projet et a suggéré un report au-delà de 2022.

Elisabeth Borne n'envisage pas la privatisation d'ADP avant 2022
Les conditions actuelles de marché ne sont pas favorables au lancement de la privatisation programmée d'ADP, selon Elisabeth Borne.
© POOL New

Les conditions actuelles de marché ne sont pas favorables au lancement de la privatisation programmée d'ADP (ex-Aéroports de Paris), a déclaré lundi 22 juin la ministre de la Transition écologique et solidaire, Elisabeth Borne, en suggérant un report au-delà de 2022.

"Les circonstances ne se prêtent pas vraiment" à une telle opération, a dit Elisabeth Borne sur BFMTV et RMC, alors que les marchés financiers ont subi le contrecoup de la crise sanitaire internationale liée au nouveau coronavirus.

"Au-dela de 2022 on verra"

"Ce n'est pas le sujet des mois qui viennent", a-t-elle ajouté en précisant "au-delà de 2022 on verra".

L'Etat français détient actuellement 50,6% d'ADP. Le projet de privatisation, qui doit prendre la forme d'une concession limitée à 70 ans, figure au rang des cessions d'actifs publics prévues dans la loi Pacte (Plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises) adoptée au printemps 2019.

Le référendum contre le projet n'a pas réuni suffisamment de signatures

Ce projet avait été suspendu le temps de la collecte des signatures pour la pétition lancée par les détracteurs de ce projet, visant à convoquer un référendum d'initiative populaire (RIP), qui s'est terminé fin mars sans que le nombre de signatures nécessaires à son organisation ne soit atteint.

A la Bourse de Paris, l'action ADP recule lundi dans les premiers échanges de 0,75% à 99,05 euros quand le SBF 120 perd au même moment 1,15%.

Avec Reuters (Myriam Rivet, édité par Blandine Hénault)

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Nous suivre

 
 

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte