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Quotidien des Usines

Elf Atochem pérennise son site de Balan

Publié le

Une nouvelle unité de copolymères pérennise le site de Balan d'Elf Atochem. Le chimiste consolide ainsi sa position de numéro 2 européen dans ce domaine en croissance.

Un complément et une confirmation. Sur son petit site de Balan, au nord de Lyon (330 salariés), édifié au milieu des années 60, Elf Atochem vient de mettre en service sa troisième unité française de copolymères EVA (éthylène-vinyl-acétate). D'une capacité de 35 000 tonnes par an, cette installation est appelée à compléter les actuelles productions de Mont, près de Lacq, dans les Pyrénées-Atlantiques (80 000 tonnes) et de Gonfreville-l'Orcher, en Seine-Maritime (30 000 tonnes). Elf Atochem se place, dans ce domaine, au deuxième rang européen, derrière Exxon Chemical (150 000 tonnes de capacités estimées) et devant Polimeri Europa en Allemagne et Repsol en Espagne. Et au troisième rang mondial derrière Exxon Chemical (environ 200 000 tonnes par an) et Du Pont (160 000 tonnes).

Les EVA sont garantis pour durer trois saisons

Ces EVA, basse et moyenne teneur, sont destinés pour la moitié des tonnages produits à des applications de films alimentaires ou agricoles pour serres. Elf Atochem s'est en particulier spécialisé dans ces films dits de longue résistance qui captent les ultraviolets et, en raison de leurs propriétés thermiques, sont garantis pour durer trois saisons. Les EVA servent également de base pour la production d'adhésifs industriels (20 à 25 % des tonnages vendus) et dans de multiples applications, comme les films de protection de surfaces (pour éviers, baignoires), pour des semelles de chaussures de sport, des roues de poussettes ou des poches pour solutés médicaux. Avec cette nouvelle unité, issue de la reconversion d'une ligne de fabrication de polyéthylène, Elf Atochem pousse les feux pour ne pas se laisser distancer sur un marché de quelque 300 000 tonnes par an en Europe (900 000 tonnes dans le monde). Alors que les débouchés augmentent au rythme de 4 à 5 %, Elf Atochem projette, grâce à cette nouvelle plate-forme, de renforcer ses positions en Italie (dans les films agricoles) et en Allemagne (dans les films industriels). " Pour ce troisième site, explique Arnaud d'Aramon, responsable des polyoléfines au sein d'Elf Atochem, nous avons délibérément choisi de recourir à notre technologie tubulaire à haute pression, éprouvée et adaptée aux exigences de nos grands clients, dont nous sommes souvent les fournisseurs uniques. Même si nos produits seront parfaitement identiques à ceux de Mont et de Gonfreville, certains nous demandent un an d'homologation pour être certains de notre qualité. " Le groupe n'a pas encore arrêté sa stratégie dans les métallocènes, concurrents des copolymères sur certains petits segments du marché, pour lesquels, pour faire jeu égal avec Exxon et Dow, il se prépare à des alliances afin d'acquérir les technologies qui lui manquent. Le chantier, qui a duré quinze mois et n'a nécessité aucun arrêt des autres fabrications du site, a été réalisé sous la direction du centre technique du groupe, installé à Pierre-Bénite, près de Lyon. Exploité par cinquante personnes, le nouvel atelier n'aura pas d'impact direct sur l'emploi, mais évitera, sur ce site ancien et de petite taille, des suppressions de postes.



L'investissement

Montant 90 millions de francs

Site Balan (Ain)

Effectif 330 salariés

PVC (180 000 tonnes de capacité prochainement portées à 300 000 tonnes) et polyéthylène basse densité (120 000 tonnes). Le site est alimenté par le pipeline de polyéthylène qui relie Lavera à Tavaux, dans le Doubs, via Feyzin, près de Lyon.

Elf Atochem

Chiffre d'affaires 53 milliards de francs



Une tête de réseau locale

Centralien, docteur-ingénieur en génie chimique et licencié de sciences économiques, Jean-Claude Michel, 47 ans, considère volontiers que son métier de directeur d'usine est " le plus beau du monde ". Outre la pluralité des domaines où il faut intervenir quotidiennement, il apprécie l'ouverture de plus en plus large de ses responsabilités sur l'extérieur, les collectivités locales, les associations ou l'Education nationale. Il est en poste à Balan depuis six ans, après un parcours de vingt-deux ans dans le groupe, qui l'a conduit de Mont à Marseille-Saint-Menet, puis au siège de Paris-la Défense, où, responsable industriel, il supervisait les sites européens de la direction des polyoléfines et des styréniques. Il est depuis deux ans, et pour un an encore, le président de la Chambre syndicale de la chimie de la région Rhône-Alpes, la plus importante en France, avec ses 130 entreprises ou établissements (25 000 salariés).

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