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L'Usine de l'Energie

Elengy veut faire de Montoir un hub du gaz liquéfié russe

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Elengy, filiale du groupe Engie, entérine un investissement de 65 millions d’euros durant les deux prochaines années pour permettre aux méthaniers brise-glace sibériens de transborder au plus vite leur cargaison.


©Engie-Yann Werdefroy - Terminal méthanier de Montoir-de-Bretagne.

Le terminal méthanier d’Elengy à Montoir-de-Bretagne (Loire-Atlantique) entend jouer à fond sa carte dans le transbordement de gaz naturel liquéfié (GNL) entre deux navires : pour lui en donner les moyens, Engie, sa maison-mère, vient d’autoriser un important programme d’investissements. Le groupe consacrera en 2016 et 2017une enveloppe de 65 millions d’euros portant sur deux chantiers : la refonte de l’appontement amont et le renforcement du circuit de déchargement. L’objectif est de ramener à 24 heures, soit un temps d’escale habituel, la durée des opérations de transbordement entre deux méthaniers sans passer par les cuves de stockage à terre.

Présentée comme "une première mondiale" en août 2013, cette prestation nécessite aujourd’hui d’immobiliser les bâtiments durant deux jours. Trop long pour un site qui veut se transformer en un hub de niveau international. Le gain de compétitivité implique des installations, agréées par l’administration, capables de tripler quasiment le débit des pompes et des équipements techniques associés (compresseur, etc).

Des mastodontes transportant 260 000 mètres cubes

Le contrat signé récemment avec Novatek illustre les enjeux. L’accord porte sur un million de tonnes par an à partir de 2018, pendant 23 ans, soit 14 cargaisons annuelles. Pas négligeable pour un terminal qui finira l’année en dessous de la barre du million de tonne d’autant que le service génère de très confortables marges. Mais les méthaniers brise-glace russes qui viendront accoster seront des mastodontes, transportant 260 000 mètres cubes au lieu des 150 000 mètres cubes accueillis en temps normal. Et ils auront pour impératif de repartir le plus vite possible vers l’usine de liquéfaction de Yamal (Sibérie).

Or la concurrence est déjà en ordre de marche. Le port belge de Zeebrugge a remporté au printemps dernier un contrat similaire mais pour un maximum de 8 millions de tonnes de GNL par an. Un marché que lorgnait également le tout nouveau terminal EDF à Dunkerque (Nord).

Jacques Le Brigand

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