ELECTROTECHNIQUEPoma-Otis s'impose dans les aéroportsL'entreprise créée par le constructeur grenoblois de remontées mécaniques et le numéro 1 mondial des ascenseurs prend un bon départ dans les transports urbains.

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Poma-Otis s'impose dans les aéroports

L'entreprise créée par le constructeur grenoblois de remontées mécaniques et le numéro 1 mondial des ascenseurs prend un bon départ dans les transports urbains.



Avec trois importants contrats signés pour des systèmes de transport dans les aéroports de Zurich, de Detroit et de Minneapolis, représentant un total de 330 millions de francs, Poma-Otis concrétise ses ambitions dans le transport urbain. Il s'y affirme même comme le leader mondial du transport par câble. Si ses premiers grands succès interviennent dans le domaine aéroportuaire, c'est parce que ce secteur investit à nouveau de manière substantielle pour faire face à l'accroissement du trafic. Les compagnies aériennes mettent en place des " hubs ", plates-formes assurant le maximum de correspondances dans un minimum de temps, ce qui implique le déplacement d'un grand nombre de passagers dans des délais très courts. A Zurich, Poma-Otis a traité avec l'Aéroport (qui louera les installations à Swissair). Mais, à Minneapolis et à Detroit, il a signé directement avec Northwest Airlines.

Limiter le nombre des sources d'approvisionnemment

Face aux spécialistes du métro automatique que sont Adtranz, Mitsubishi, Siemens et Bombardier, l'américain Otis, numéro 1 mondial des ascenseurs, et le constructeur grenoblois de remontées mécaniques Pomagalski se sont associés en 1996 (à 60-40). Et ils ont marié leurs technologies. Pour Zurich, Otis fournit celle du coussin d'air, et Pomagalski celle de la " pince découplable ", qui permet au système de fonctionner en carrousel. Pour des raisons de proximité, Pomagalski gérera le contrat eu-ropéen et Otis les contrats américains, d'un montant total légèrement supérieur au premier. Mais, pour des raisons de coût, les deux partenaires envisagent de limiter le nombre des sources d'approvisionnement. Or les PMI françaises spécialisées dans la construction de ce type de véhicules paraissent, a priori, bien placées en termes de compétitivité. D'une manière générale, Poma-Otis poursuit ses efforts sur l'ensemble des transports urbains à câbles utilisant des véhicules fixes ou débrayables, et pouvant accueillir jusqu'à 300 personnes et se déplaçant sur rails, sur pneus ou sur coussin d'air. L'entreprise a enregistré deux succès en Italie, à Milan et à Monza. A terme, elle fonde des espoirs sur l'" ascenseur incliné ", susceptible de constituer une solution de remplacement ou un complément aux escalators. Elle travaille avec la RATP à la mise au point d'un système qui devrait faciliter l'accès de la station Charles-de-Gaulle - Etoile aux personnes âgées et aux handicapés. Pour faire face à son développement, Poma-Otis, actuellement à Annecy, va s'installer au début de 1999 à Technolac, près d'Aix-les-Bains. Avec une trentaine de salariés (et autant aux Etats-Unis), elle conçoit les systèmes et sous-traite leur fabrication. Le montage est effectué par des sociétés spécialisées (sous la direction de Poma-Otis), et la maintenance est assurée notamment par des techniciens d'Otis et de Pomagalski. Poma-Otis a, pour le monde, un carnet de commandes de 500 millions de francs et compte réaliser un chiffre d'affaires annuel de 300 millions de francs dans trois ou cinq ans. En France, l'entreprise envisage de renforcer ses moyens en matière grise, soit par recrutement, soit par recours à des prestataires extérieurs.



Pomagalski s'aventure hors des pistes

Pour Pomagalski, une diversification dans le transport urbain est d'autant plus intéressante que son activité principale, les remontées mécaniques, connaît des jours moins fastes que par le passé. Réalisant 913 millions de francs de chiffre d'affaires avec 600 personnes, l'entreprise grenobloise met l'accent sur l'étranger, et plus particulièrement les Etats-Unis, la rénovation et le service. Son P-DG est Jean-Pierre Cathiard, qui contrôle la grande majorité du capital de l'entreprise fondée en 1936 par Jean Pomagalski. Il appartient à une famille d'entrepreneurs dauphinois dont une branche s'est illustrée dans la distribution, mais qui a vendu cette activité pour investir dans le vignoble bordelais.

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