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ELECTRONIQUESERMA TECHNOLOGIES TROUVE DE NOUVEAUX CLIENTSTrès dépendant d'IBM, Serma Technologies cherche des partenaires qui veuillent externaliser leurs laboratoires électroniques de qualification. Thomson-CSF, à Grenoble, est de ceux-là.

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ELECTRONIQUE

SERMA TECHNOLOGIES TROUVE DE NOUVEAUX CLIENTS

Très dépendant d'IBM, Serma Technologies cherche des partenaires qui veuillent externaliser leurs laboratoires électroniques de qualification. Thomson-CSF, à Grenoble, est de ceux-là.



"Nous sommes un peu la conscience électronique des sociétés ", estime Agnès Paillard, directrice du marketing de Serma Technologies. Un nouveau métier, qui pourrait s'appeler " électro-gérance ", apparaît. Il s'agit de prendre en charge la qualification des composants (analyse de matériaux, analyse technologique, tests électriques), pour le compte de groupes qui, s'ils désirent garder la maîtrise des technologies, ne veulent plus s'encombrer de services internes pour ces travaux. Et maintenant, les entreprises de l'électronique se tournent vers des solutions qui ont fait leurs preuves dans l'informatique. Après l'achat, en mai 1995, des services techniques d'IBM à Bordeaux, Serma Technologies reprend aujourd'hui le Laboratoire d'analyse des technologies de Thomson-CSF à Saint-Egrève, dans la banlieue grenobloise. Créé en 1975, ce laboratoire était destiné à soutenir l'unité de production spécialisée dans les composants destinés aux marchés militaires et aérospatiaux. " Nous avions un problème de taille critique, explique Jean Vaylet, directeur de l'unité silicium de Thomson-CSF Semiconducteurs Spécifiques. Les investissements se faisaient surtout dans l'unité de production et peu dans le laboratoire. " Concours de circonstances, cette reprise du laboratoire de Saint-Egrève intervient au moment où les besoins d'un autre de ses clients, la " start-up " grenobloise Silmag, qui fabrique des têtes de lecture magnétiques pour disques durs, explosent. Serma Technologies a ainsi une double incitation à s'implanter en Isère. La " Silicon Valley " française a d'autres attraits, comme Soitec, qui fabrique des plaquettes pour l'industrie du semi-conducteur et pour laquelle Serma Technologies réalise l'analyse des contaminants, ou encore le Cnet. De quoi faire reculer la part d'IBM, qui représente près de 25 % du chiffre d'affaires de la PME (37 millions de francs en 1995, 40 millions prévus en 1996). D'autant que l'activité auprès des trois autres secteurs qui viennent après l'informatique, avec des parts comprises entre 10 et 15 % du chiffre d'affaires, est en croissance. L'automobile, notamment, électronise de plus en plus ses produits. Les composants et le secteur militaire-spatial sont eux aussi en croissance.

Des projets en Allemagne et en Grande-Bretagne

Serma Technologies réalise la plus grande partie de son chiffre d'affaires en France (56 %). Avec respectivement 17 % et 10 %, la Grande-Bretagne et l'Italie viennent ensuite, essentiellement pour des raisons historiques : IBM fabrique ses PC en Ecosse et les AS/400 dans la Péninsule. La société entend se développer davantage en Europe, en optant pour une politique de niches. " Les expériences réalisées avec IBM et Thomson-CSF permettent à une petite société comme la nôtre de discuter avec de grands groupes européens pour leur externalisation ", explique Claude Cizeau, président du conseil de surveillance. Sur les deux prochaines années, l'implantation britannique devrait être renforcée commercialement, et une antenne technique devrait voir le jour en Allemagne, où Serma réalise un petit 6 % de son chiffre d'affaires. Pour la France, Paris sera sans doute la prochaine étape, et le partenariat avec Thomson-CSF pourrait s'en voir élargi d'autant. Jean-Pierre VERNAY



L'entreprise en chiffres

· Création 1991.

· Capital 10,3 millions de francs, dont le holding SPL (67 %), IBM (25 %), le personnel (6 %) et ICE (2 %).

· Chiffre d'affaires 1995 : 37 millions de francs.

· Effectif 72 salariés.

USINE NOUVELLE N°2568

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