ELECTRONIQUEELTEK TRIE LES PUCES FRANÇAISESEn s'implantant en France, le britannique Eltek propose de sous-traiter le test des puces hyperfréquences afin d'en garantir la qualité selon le type d'application.

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ELTEK TRIE LES PUCES FRANÇAISES

En s'implantant en France, le britannique Eltek propose de sous-traiter le test des puces hyperfréquences afin d'en garantir la qualité selon le type d'application.



Tous les composants électroniques issus d'un même processus ne naissent pas égaux. Le groupe britannique Eltek s'est justement fait une spécialité de trier le bon grain de l'ivraie pour les fabricants de semi-conducteurs. Il vient de s'implanter en France, à côté de Bordeaux, dans des locaux que vient de quitter IBM, en créant sa filiale Eltek Technologie Semiconducteurs. Domaine de prédilection: les hyperfréquences. Ce problème de dispersion des performances des différentes puces d'un même wafer est bien connu des fabricants de semi-conducteurs. Mais, dans la plupart des cas, ils se contentent d'offrir un niveau de qualité standard. Charge à l'intégrateur de faire le tri. La raison est simple: les procédures de test sont longues et s'intègrent difficilement dans un processus continu de fabrication. Les constructeurs préfèrent simplement s'assurer que le circuit fonctionne, sans plus de détails. Mais, selon que l'on travaille dans le militaire, l'automobile ou les télécommunications, les besoins en performances diffèrent. Eltek Technologie Semiconducteurs propose justement de s'intéresser aux applications finales et de fournir des puces "garanties bonnes" ("known good dies"), triées et testées à partir des plaquettes des fabricants de semi-conducteurs. Dans la panoplie de services offerts, la société va jusqu'à l'encapsulation des puces ou leur mise en rubans pour les machines automatiques de report. Quant au choix des puces hyperfréquences, il est facile à justifier: plus les circuits sont complexes, plus les écarts de performances entre puces se creusent. C'est en particulier le cas en hyperfréquences. L'utilisation, dans ce cas, de l'arséniure de gallium (AsGa), bien moins démocratisé que le silicium, ne fait qu'ajouter au problème

Les télécommunications dopent le marché

Avec 23%, la France est le premier consommateur européen de composants hyperfréquences, devant le Royaume-Uni (20%). Ce sont les télécommunications qui dopent un marché jusque-là largement orienté vers les applications militaires. "Nous comptons réaliser un chiffre d'affaires de 4millions de francs sur l'exercice fiscal 1996-1997, qui comptera dix-huit mois, prévoit Gérard Perrier, P-DG d'Eltek Technologie Semiconducteurs. Notre but est de doubler ce chiffre l'année suivante." Les effectifs suivront la même voie, avec quatre personnes prévues en fin de cette année et neuf deux ans plus tard. Jean-Pierre VERNAY





USINE NOUVELLE N°2548

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